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La voix des poètes

Louis Aragon / Antonin Artaud / Pablo Neruda /


Louis Aragon / Sacre de l'avenir

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Antonin Artaud / Je ne délire pas
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Pablo Neruda / Alturas de Machu Picchu
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Quelques musiques et chansons

Ci-dessous, vous pouvez écouter quelques musiques et chansons. Il en manque beaucoup ! Notamment, celles de certains de mes amis, car je n'ai pas encore les outils nécessaires pour les mettre en ligne.

 

 

à suivre...
25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 14:38

 

Aujourd’hui nous commémorons le 71e anniversaire de la Libération de Paris et le 70e anniversaire de l’effondrement et de la disparition du régime nazi. Plus que jamais en cette année 2015, il est important de rappeler que ces deux évènements historiques doivent être indissolublement liés dans notre mémoire. Car sans l’effondrement de l’Etat Français de Pétain d’abord et celui du régime nazi ensuite, le formidable et généreux programme du Conseil National de la Résistance (CNR) n’aurait pu être mis en place. Rappelons une fois de plus que le programme du CNR permit la création de la Sécurité Sociale et des soins gratuits pour tous, la protection maternelle et infantile, les retraites par répartition, bref, une large protection sociale qui permettait à tous les travailleurs de subvenir à leurs besoins élémentaires. Dans le même temps, ce programme, élaboré avec toutes les forces vives de la Nation, à l’exception du patronat français (la très grande majorité des patrons ayant ouvertement et honteusement collaboré avec les nazis), dans le même temps donc les banques et les ressources naturelles et énergétiques furent nationalisées afin d’éviter que les intérêts particuliers du patronat ne supplantent les intérêts de la Nation.

Car nous devons nous souvenir que ce qui présida à l’élaboration du programme du CNR c’était le principe de la « Vertu Républicaine », telle qu’elle avait été conçue en 1789 et surtout en 1793, à savoir que le Bien public doit toujours l’emporter sur les intérêts particuliers, que l’intérêt de tous doit toujours primer sur les intérêts de chacun.

 

Aujourd’hui, en 2015, force est de constater que tout cela est en train d’être balayé par un patronat impitoyable et revanchard. Les valeurs défendues jadis, en 1944 et en 1945, sont aujourd’hui piétinées par les financiers et le patronat internationaux et par les politiciens qui les représentent. Sous couvert de l’Europe libérale, ils ont mis en place une véritable machine de guerre destinée à broyer les peuples, à écraser les travailleurs afin d’exercer un pouvoir sans partage, une machine mise au service de leurs seuls intérêts particuliers au détriment de l’immense majorité des citoyens.

Aujourd’hui dans l’Europe de l’ultra-libéralisme, la démocratie n’est plus qu’une parodie. En témoigne les récents évènements en Grèce. Malgré l’opposition très majoritaire du peuple grec, les financiers et les patrons ont imposé leurs plans d’austérité, avec la complicité des dirigeants européens, réduisant la grande majorité du peuple grec à la misère. C’est sans aucune vergogne qu’Angela Merkel déclarait même, à propos de lois votées par les élus du Parlement grec, que ces lois ne pouvaient pas être valables puisqu’elle et ses amis ne les avaient pas approuvées ! C’est dire qu’aujourd’hui dans cette Europe-là, les peuples n’ont plus la maîtrise de leur destin et qu’ils sont soumis à une vraie dictature de la part des véritables décideurs, les patrons et les financiers.

 

Sur le plan national, cette perversion de la démocratie, si nécessaire à l’ultra-libéralisme, a été mise en place par les gouvernements qui se sont succédés en France ces dernières décennies. Nous en avons un exemple patent avec le référendum sur le TCE, quand Nicolas Sarkozy a appliqué le TCE malgré l’opposition majoritaire des citoyens français. Nous en avons de nombreux exemples à vrai dire, comme le passage de la Loi Macron grâce au fameux décret 49-3 sous le gouvernement Hollande, une loi qui notamment livre les travailleurs français pieds et poings liés entre les mains des patrons, une loi que n’auraient pas reniée les patrons pétainistes et collaborateurs combattus jadis par les libérateurs de Paris.

 

Pour la CGT Cochin, cette perversion de la démocratie et cette dictature économique qui ne dit pas son nom se retrouvent dans les méthodes employées au jour le jour par les principaux décideurs de nos institutions, fidèles serviteurs de l’ultra-libéralisme et de la régression sociale.

A l’APHP, nous en voyons un exemple actuel avec les pseudos « consultations du personnel » imposées sous couvert précisément de démocratie. Mais que peuvent signifier ces réunions de service, dans lesquelles le personnel est supposé donner son avis, alors que la suppression des RTT a déjà été actée ? En réalité, qu’il s’agisse du personnel de l’APHP ou plus généralement des électeurs en France, on ne les consulte plus que pour la forme, les décisions étant prises sans leur aval.

Pour ce qui nous concerne, participer aux négociations et aux réunions de service au sujet de la suppression des RTT, sous couvert de réorganisation du temps de travail, c’est être assurés d’être perdants.

 

Pour la CGT Cochin, le rétablissement de la démocratie et l’abolition de la dictature économique passent avant tout par la mobilisation des travailleurs sur le terrain. Si nous voulons être fidèles à l’esprit du programme du CNR, si nous voulons rétablir une véritable politique de progrès social, il est nécessaire de mettre hors d’état de nuire tous ceux qui servent les intérêts de quelques-uns en appauvrissant chaque jour un peu plus l’immense majorité de la population. Il est donc nécessaire de changer de système. Face à cette mainmise de l’ultra-libéralisme sur tous les aspects de notre vie (économique, politique, sociale, privée), face aux immenses défis que nous devons relever, face à cette régression qui nous a ramenés à une époque antérieure à la Libération de Paris, la CGT Cochin combattra toujours sur le terrain aux côtés des travailleurs.

 

La commémoration de la Libération de Paris, le recueillement devant les héros qui ont combattu l’horreur et l’infamie pétainiste et nazie, sont aussi l’occasion de nous rappeler que quel que soit le talon de fer qui s’abat sur un peuple, et quelle que soit l’apparente apathie de ce peuple, il vient toujours un jour où le peuple se révolte.

 

Discours de Bernard Giusti

Secrétaire Général Adjoint de la CGT Cochin

 

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