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La voix des poètes

Louis Aragon / Antonin Artaud / Pablo Neruda /


Louis Aragon / Sacre de l'avenir

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Antonin Artaud / Je ne délire pas
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Pablo Neruda / Alturas de Machu Picchu
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Quelques musiques et chansons

Ci-dessous, vous pouvez écouter quelques musiques et chansons. Il en manque beaucoup ! Notamment, celles de certains de mes amis, car je n'ai pas encore les outils nécessaires pour les mettre en ligne.

 

 

à suivre...
13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 20:28

Mon ami Mario de Bartolomeis, qui avait déjà traduit ma nouvelle "Les chiens" (I cani) pour une revue italienne (voir bibliographie), m'accueille désormais sur son site, avec une présentation comportant les commentaires de Christine Kalanquin (membre fondateur de L'Ours Blanc, décédée) et de Christiane Citti (écrivain) :

http://www.emmedibi.it/Bernard-Giusti.htm

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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 21:36

Couv Table JPG réduitA la table des jours

 

recueil de poésies de

 

Marie-Agnès Roch & Bernard Giusti

 

Préface de Jean Maffioletti

 

aux éditions de L’Homme Bleu

 

72 pages, 12 euros 

 

ISBN 978-2-9527978-1-8

 

« ... Les arts poétiques les plus subtils et les mieux rimés ne donnent pas ce genre si particulier de parole. [...] Toutes les thématiques tramant l'univers lyrique [...] sont retraversées avec une ironie provocatrice. [...] Ceci encore : avec une maîtrise parfaite les textes nous font marcher à cloche-pied. [...]Prosodie et métrique sont évoquées, présentes, audibles. Mais rien ne se referme. Toujours quelque chose reste ouvert. [...] Et ça marche. [...] C'est bien la première fois que je lis un recueil où il s'est passé quelque chose entre le début et la fin. Je veux dire quelque chose pour deux plumes, deux esprits et deux vies. Pour deux lieux. Il s'est passé quelque chose… et ce que nous avons sous les yeux est le procès même, à l'état de trace. Une belle et nette trace où les bons chasseurs liront comme dans un livre. ».

Extrait de la préface de Jean Maffioletti

 

Marie-Agnès Roch est née à Montbéliard (Doubs). Poète, elle est aussi médecin généraliste en Auvergne. Membre du Groupement des Écrivains Médecins, Sociétaire de la Société des Poètes Français, Secrétaire Générale de L’Ours Blanc, Directrice de la collection Poésie et membre du comité de lecture de l'Ours Blanc, elle est Présidente de l'Association Le Texte et L'Homme – Éditions l'Homme Bleu. Elle a publié son premier recueil de poésie, Métamorphose, aux Éditions de l'Ours Blanc, et plusieurs textes dans des revues littéraires et des recueils collectifs.

Bernard Giusti poète, écrivain, essayiste, a publié Les Ailes, La Danse des Masques, Approche psychanalytique des OEuvres d'Art, Le Fil d’Ariane, Les Sourds. Nombreux articles (revues, journaux). Etudes en Anthropologie Sociale et Sociologie Comparée (Sorbonne). Membre fondateur de l’association L'Ours Blanc et de l’association Le Texte et L’Homme, fondateur de la revue Chemins de Traverse et de la revue virtuelle Vendémiaire, Sociétaire de la Société des Gens de Lettres de France. Il a récemment publié un recueil de poésie, Comme une corde prête à rompre…..(Éd. de L’Ours Blanc).

Marie-Agnès Roch & Bernard Giusti ont déjà écrit et publié en commun Les Îles de l’oubli, recueil de poésies (éd. Les Dossiers d’Aquitaine), et Zingg, la terre et l’homme, ouvrage d’art et poèmes (Éditions L’Homme Bleu).

 

(Table for two - Ruth Brown)

 


Bon de commande pour  A la table des jours

 

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Code, Ville, pays :

 

Commande :                exemplaires x 12 euros =              euros

 

Chèques à libeller à l’ordre de « Le Texte et L’homme » (vous pouvez aussi joindre vos souscriptions à une commande faite à l’ordre de L’Ours Blanc), et à renvoyer avec votre bon de souscription ou sur papier libre à L’Homme Bleu -  28, rue du Moulin de la Pointe, - 75013 Paris – France

Association et éditions L’Homme Bleu : homme bleu15000@yahoo.fr – http://hommebleu.over-blog.com/

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 13:47

Web-10-09-24-BG-signature.jpg

 

Signature le 24 septembre au foyer poétique du 15e arrandissement, à Paris.

 

Voir article

Photos de la soirée musicale et poétique du 24 septembre


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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 20:08
ou

Religion de l’amour versus amour de la religion

 

Le style vif et impeccable de Claude Chanaud – dont nous avons eu à maintes reprises le plaisir d’apprécier le talent (Fatoumata la Berrichonne, Pas toutes urbaines, Gens de plume et vin chaud à la cannelle…) – se met ici au service d’une noble cause : expurger de toute pudibonderie nauséabonde et de toute morale frelatée l’une des activités les plus sacrées de l’être humain, celle qui consiste à prendre du plaisir à faire l’amour, ou comme le diraient les Brennous patentés, « à prendre son pied ». Peut-il d’ailleurs y avoir un « amour sacré » sans les émois fondateurs de « l’amour charnel » ? C’est une des question à laquelle le ci-devant Claude le Brennou vous donnera une réponse sans détour.

 

Ces quelques textes – chacun constituant une nouvelle à part entière – ordonnés en forme de chronique nous livrent les souvenirs réels ou supposés (mais qui s’en soucie ? D’ailleurs, l’auteur fait un éloge vibrant du mensonge…) d’une enfance et d’une adolescence passée dans la Brenne profonde, baignée d’une part de légendes et de pratiques païennes, et d’autre part de traditions religieuses passéistes. On s’en doute, la confrontation entre un hédonisme savamment entretenu par des générations besogneuses, certes, mais inventives, et des dogmes castrateurs ne tournera pas à l’avantage de ces derniers.

 

Avec sa verve et sa truculence, ses paillardises et ses finesses par en dessous, saint Claude Chanaud remet les pendules à l’heure de la Brenne et de la joie de vivre. Il nous dresse un portrait salvateur que des Villon, des Rabelais ou des Dubout ne renieraient pas, portrait d’une société de la France-d’en-bas-à-qui-on-ne-la-fait-pas, malgré des tentatives politiques et religieuses réitérées.

Aidé par son amour de la langue, Claude Chanaud fait feu de tout bois, y compris et surtout les bois de lit (notamment dans sa savoureuse nouvelle, Les Mordeuses de bois de lit), sans oublier l’usage de contrepèteries gaillardes (par exemple les cousins « avec leurs mines à lapin »).

 

Un grand nettoyage efficace et plein d’humour, un livre sain et plein d’esprit…

 

A lire !

 

Bernard Giusti

 

Claude Chanaud, Chroniques gaillardes de Bourg-en-Brenne, Le bruit des autres, 2009, 144 pages, 15 euros

publié dans le numéro 35 de la revue Chemins de Traverse, décembre 2009

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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 23:47
"Je pense au présent et au monde dans lequel je suis en train de finir mon existence. Ce n'est pas un monde que j'aime."    Claude Lévi-Strauss.

"Claude Lévi-Strauss (1908 - 2009) vient de mourir à cent ans révolus. Cet […] anthropologue français a produit une œuvre qui fait de lui l'un des principaux penseurs de notre époque. Partant de l'étude des sociétés indiennes d'Amazonie et du continent américain, de leurs structures sociales et de leurs mythologies, il a mis en évidence l'extrême efficacité, l'extrême raffinement et en définitive l'extrême humanité de leur mode de pensée. De même, dans des textes peu conformes à l'air du temps, souligne-t-il la vacuité des discours et des illusions - quand ce n'est leur hypocrisie - sur les bienfaits de l'unification et du métissage des cultures du monde."   Jean Maffioletti

Claude Lévi-Strauss laisse en effet derrière lui une œuvre considérable, tant sur le plan de l'anthropologie que plus généralement sur celui de la pensée. On a l'habitude de citer Amadou Hampâté Bâ qui, se référant à la culture orale, déclarait  : "En Afrique, quand un vieillard meurt, c'est une bibliothèque qui brûle." (UNESCO, 1960). On peut dire qu'avec Claude Lévi-Strauss, c'est une grande bibliothèque qui vient de disparaître, en même temps que le regard et l'analyse d'un grand penseur, le dernier intellectuel français a avoir eu une réputation et une influence internationale.

Les "intellectuels" médiatisés actuellement en vogue en France ne combleront certes pas le vide que laisse derrière lui Lévi-Strauss. Ni les BHL (qui a lui aussi une réputation internationale, mais c'est parce qu'il fait rire les intellectuels à l'étranger, qui ont sans doute plus d'humour que les Français...), ni les Finkelkraut (qui lui s'est spécialisé dans des discours péremptoires sur des sujets que de toute évidence il méconnaît...), ni les Onfray (certes plus sympathique que les précédents, mais dont les argumentaires philosophiques laissent à désirer, c'est le moins qu'on puisse dire...), etc., ne sauraient rivaliser avec la rigueur de la pensée de Lévi-Strauss, l'acuité de son intelligence ou l'étendue de sa culture.

Parce qu'il était un grand intellectuel, au sens vrai du terme, Lévi-Strauss était aussi un penseur hors normes, ce que les salons ne lui ont pas pardonné, même si par ailleurs il fut comblé d’honneurs officiels. Et l'on peut dire que toute son œuvre fut, au cours de son développement, constamment contestée par les uns ou les autres, de gauche comme de droite. On se souvient par exemple des attaques dont il fut l'objet de la part de gens se réclamant du marxisme et lui reprochant d'avoir fait, dans son approche structuraliste, abstraction de l'Histoire. Faux procès et critique hors sujet, dont Lévi-Strauss se défendra à plusieurs reprises. Ou bien encore sa prise de position contre le métissage des cultures et la mondialisation, qui conduisent inévitablement à une pensée et une culture uniques, c'est-à-dire à l'assujettissement total de la pensée. Cette fois, ce sont surtout les bobos bon teint qui s'en sont offusqués, ce qui se conçoit de leur part puisqu'ils en sont encore à confondre tolérance et laisser-faire – convaincus qu’ils sont que la tolérance est l’image en miroir de l’intolérance – et qu'ils n'acceptent la diversité culturelle que dans la mesure où ils la dominent... Pour Lévi-Strauss, l'unité de l'Humanité ne se conçoit qu'avec la multiplicité de ses cultures, condition sine qua non pour que toutes les cultures, et donc la pensée, restent vivantes. Et c'est à notre sens la base même d'un véritable humanisme : respecter, garder et sauvegarder la diversité des cultures, sans les araser ni les uniformiser dans un vaste mouvement de mondialisation des sociétés. C'est en tout cas ce que nous défendons à L'Ours Blanc.

Dans Race et Histoire (1952), au sujet de la diversité des cultures, il écrit : "Une première constatation s'impose : la diversité des cultures humaines est, en fait dans le présent, en fait et aussi en droit dans le passé, beaucoup plus grande et plus riche que tout ce que nous sommes destinés à en connaître jamais […] La notion de la diversité des cultures humaines ne doit pas être conçue d'une manière statique." […] "Beaucoup de coutumes sont nées, non de quelque nécessité interne ou accident favorable, mais de la seule volonté de ne pas demeurer en reste par rapport à un groupe voisin qui soumettait à un usage précis un domaine où l'on n'avait pas songé soi-même à édicter des règles." Dans toutes les sociétés, un sujet aura toujours tendance à pencher vers l'ethnocentrisme, c'est-à-dire qu'il tend à considérer sa culture comme la Culture. Cela consiste à "répudier purement et simplement les formes culturelles : morales, religieuses, sociales, esthétiques, qui sont les plus éloignées de celles auxquelles nous nous identifions". Ou encore : "En refusant l'humanité à ceux qui apparaissent comme les plus sauvages ou barbares de ses représentants, on ne fait que leur emprunter une de leurs attitudes typiques."

Si le fameux Tristes tropiques (1955) est sans aucun doute l'ouvrage qui a fait connaître Lévi-Strauss d'un très large public, ce n'est pas cependant un ouvrage majeur au sens proprement anthropologique, bien qu'il mette en avant un autre regard sur les sociétés, une approche différente qui, parce qu'elle sortait des sentiers battus, a enthousiasmé de nombreux intellectuels, de Raymond Aron à Maurice Blanchot, en passant par Georges Bataille et Michel Leiris. Tristes tropiques se situe entre deux ouvrages majeurs du structuralisme, les Structures élémentaires de la parenté (1949) et Anthropologie structurale (1958).

Pour tenter de résumer très succinctement ce qu'est le structuralisme, disons d'abord qu'il repose sur la théorie linguistique telle qu'elle fut initiée et établie par Ferdinand de Saussure, puis étayée et développée par d'autres, dont notamment Roman Jakobson, que Lévi-Strauss fréquentera lorsqu'il se réfugiera au Etats-Unis pour fuir les lois raciales de Vichy.
L'un des concepts clés de la linguistique est celui de la structure de la langue. Cela signifie – toujours de façon très résumée – qu'un élément donné n'a de valeur (de sens) que par rapport à l'ensemble des autres éléments. Un élément isolé ne signifie rien si on ne le rapporte pas à sa classe complémentaire. Pour reprendre l'exemple de Saussure, disons que le mot "arbre" n'a de sens que parce qu'il se rapporte non seulement à l'ensemble des autres arbres, mais aussi à tout ce qui n'est pas "arbre". En soi, que l'on désigne un arbre par "arbre", "baum" ou "tree", ou encore par "table", "chaise" ou "hibou" n'a que peu d'importance au regard de la structure. Ce qui compte, c'est que ce qui désigne l'arbre ne prend son sens que par rapport à la structure où il occupe sa place de signifiant, où il peut renvoyer au(x) signifié(s). C'est ce qu'après Saussure, notamment chez Lacan, on appellera "l'arbitraire du signifiant".

En appliquant cette approche structurale de la linguistique à l'anthropologie, Lévi-Strauss dégage dans les Structures élémentaires de la parenté le concept de structure élémentaire de parenté, en "mathématisant" son modèle théorique avec l'aide du mathématicien André Weil. Il renverse ainsi le point de vue traditionnel de l'anthropologie en mettant prenant en compte les membres secondaires de la famille – en les "valorisant" en quelque sorte, c’est-à-dire en leur attribuant une valeur structurelle – et en centrant son analyse sur les relations entre les unités plutôt que sur les unités elles-mêmes. Il mettra par exemple en évidence que la relation entre un oncle et son neveu (A) est à la relation entre un frère et sa sœur (B) ce que la relation entre un père et son fils (C) est à celle qui relie un mari à sa femme (D) : A est à B ce que C est à D. Partant, si l'on connaît trois des éléments on peut donc en induire le quatrième. Cette approche structurale permettra à Lévi-Strauss puis à d'autres d'extraire des masses de données empiriques des relations générales entre des unités, permettant d'isoler des lois générales à valeur prédictive – ce qui est l'objectif de toute étude à proprement parler anthropologique.

Les applications du structuralisme seront nombreuses, et pas seulement en anthropologie. Lévi-Strauss influencera notamment des chercheurs et des intellectuels comme Althusser, Baudrillard, Bourdieu, Clastres, Deleuze, Derrida, Foucault, Godelier, Lacan, Piaget, Sperber, Terray… etc.
En anthropologie, il mettra en évidence l'universalité de la structure oedipienne, en balayant par exemple les conclusions contraires de Margaret Mead ou Bronislaw Malinowski. Simplement, ces derniers confondaient "les termes et la relation entre les termes".

Un autre versant majeur de Lévi-Strauss est son travail sur les mythes. Il considère avant tout le mythe comme un acte de parole, donc porteur d'un langage. S'appuyant toujours sur la méthode structurale de la linguistique, il va rechercher les unités fondamentales du mythe et, à l'instar des phonèmes en linguistique, va définir les mythèmes. Pour lui, il n'y a pas de "version authentique" d'un mythe, mais toutes les versions sont l'expression d'un même langage, et chaque version traduit la relation entre une fonction et un sujet. Les relations similaires de différentes versions peuvent alors être regroupées en une relation unique, le mythème.

Résumer l'œuvre de Claude Lévi-Strauss en quelques lignes est une gageure quasi impossible. Chacun de ses ouvrages pourrait faire l'objet d'une thèse. Il s'agissait avant tout ici de donner un aperçu de l'apport et de l'influence considérables de ce penseur hors normes dans tous les domaines des sciences humaines. Il disparaît aujourd'hui dans une quasi-indifférence, au regard de son envergure réelle. Mais il est certain qu'il restera dans l'histoire comme l'un des artisans majeurs de la pensée. Nous ne pouvions que lui rendre hommage.

Bernard Giusti

Bibliographie sommaire :
– Gracchus Babeuf et le communisme, maison d'édition du Parti ouvrier belge L'églantine en 1926
– La Vie familiale et sociale des Indiens Nambikwara, Paris, Société des américanistes, 1948
– Les Structures élémentaires de la parenté, PUF, Paris, 1949
– "Introduction à l'œuvre de Marcel Mauss", dans Marcel Mauss, Sociologie et anthropologie, Paris, PUF, 1950
– Race et Histoire, Paris, UNESCO, 1952
– Tristes Tropiques, Plon, Paris, 1955
– Anthropologie structurale, Paris, Plon, 1958
– Le Totémisme aujourd'hui, Paris, PUF, 1962
– La Pensée sauvage, Paris, Plon, 1962
– Mythologiques, t. I : Le Cru et le Cuit, Paris, Plon, 1964
– Mythologiques, t. II : Du miel aux cendres, Paris, Plon, 1967
– Mythologiques, t. III : L'Origine des manières de table, Paris, Plon, 1968
– Mythologiques, t. IV : L'Homme nu, Paris, Plon, 1971
– Anthropologie structurale deux, Paris, Plon, 1973
– La Voie des masques, 2 vol., Genève, Skira, 1975
– Myth and Meaning, Londres, Routledge & Kegan Paul, 1978
– Le Regard éloigné, Paris, Plon, 1983
– Paroles données, Paris, Plon, 1984
– Histoire de Lynx, Paris, Pocket, 1991
– Regarder écouter lire, Paris, Plon, 1993
– Saudades do Brasil, Paris, Plon, 1994
– Le Père Noël supplicié, Pin-Balma, Sables, 1994

[article paru dans
la revue Chemins de Traverse n°35, décembre 2009 - cf http://assocloursblanc.over-blog.com]
Cet article a aussi été publié, dans une version légèrement différente, sur
e-torpedo
-
http://www.lafauteadiderot.net/spip.php?article329 
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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 12:41


Les îles de Lutèce texte de Bernard Giusti
vidéo chant et musique de Pierre Meige
choeurs de Ann Calvert
extrait du livre-CD et DVD de Pierre Meige
L'âme de Paris

Ecoutez et regardez aussi le vidéo-clip Les enfants de Paris

Annonce et contenu sur : http://assocloursblanc.over-blog.com
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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 11:58


"Logoun se réveilla tôt. L’unique et longue pièce rectangulaire était encore plongée dans l’obscurité. La lueur de la lune qui filtrait à chaque extrémité, là où des panneaux de branches entrelacées faisaient office de portes, lui permit de distinguer les formes vagues de sa famille allongées sur des châlits disposés le long des murs de chaque côté de l’allée centrale. Chacun dormait seul, selon la règle. Seules les femmes gardaient auprès d’elles les derniers nés jusqu’à l’âge de deux ans. Mais peu parvenaient à cet âge. [...]"





Le rêve minéral, nouvelle, in revue CCAS-Infos n°300, Paris, avril 2009

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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 11:51



Le livre de chevet / El libro de cabeccera
, poème, in revue annuelle bilingue franco-espagnole Arcoiris n°27, France-Amérique latine, Toulon, décembre 2008


51 auteurs contemporains, francophones, hispanophones, mapudungun, guarani, quechua, aymara.

348 pages, 20 euros

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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 13:58
Mercredi 14 janvier 2009

 

Vous avez été très nombreux à soutenir le Comité de Sauvegarde de Saint-Vincent-de-Paul. Ce Comité est resté inactif pendant une longue période. Pourtant, l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul existe toujours bel et bien.

L’actualité récente a mis de façon malheureuse cet établissement au devant de la scène médiatique. Elle a surtout mis en évidence ce que nous redoutions depuis longtemps, à savoir la mise en danger de la vie des patients par des réformes uniquement motivées par l’appât du gain, des réformes visant à faire de la Santé publique un vaste marché privé, et de la santé en général une marchandise comme une autre. Il est significatif à cet égard que d’ores et déjà on ne parle plus au sein de la Santé de « patients » mais de « clients »… Quoi qu’en dise notre ministre de la Santé, le drame qui a eu lieu à Saint-Vincent-de-paul est bel et bien dû à un manque de personnel devenu chronique, effet direct des réformes mises en place.

L’hôpital Saint-Vincent-de-Paul, vous le savez, établissement non déficitaire et de renommée internationale, a purement et simplement été sacrifié sur l’autel du libéralisme sauvage. A l’heure actuelle, malgré les affirmations de Mme Bachelot et les assurances des dirigeants de l ‘Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, on continue à réduire le personnel et à supprimer la logistique de cet hôpital, en accentuant encore les risques « d’erreurs humaines » (sic) et la mise en danger de la vie des patients. Le personnel en arrive à se demander si les « décideurs » savent qu’il y a encore des patients dans l’hôpital…

Les personnels de la Santé dans son ensemble, celui de l’AP-HP en particulier, et au premier chef le personnel de l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul, ont été profondément affectés par le drame qui a conduit à la mort du petit Ilyes. D’autant plus que ce drame était prévisible et redouté depuis longtemps.

Après les déclarations officielles, l’ignominieuse mise en examen de l’infirmière impliquée, les intentions affichées par les véritables responsables du drame de poursuivre des « lampistes » (tour de passe-passe habituel) afin de se dédouaner eux-mêmes de toute responsabilité, et ne se résolvant pas à la disparition pure et simple d’un établissement dont l’utilité publique n’est plus à démontrer, le personnel de l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul a décidé de se constituer en Comité de Lutte et de reprendre l’offensive.

Au-delà de l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul, il s’agit aussi de défendre l’hôpital public, et tous les services publics actuellement démantelés pour des raisons de profits privés.

 

Le Comité de Lutte de Saint-Vincent-de-Paul fait appel à toutes celles et tous ceux qui restent attachés aux valeurs fondamentales de la République et de l’humanisme, quels que soient leurs positions politiques ou leurs philosophies.

 

Nous vous demandons de nous rejoindre en vous inscrivant à la « Lettre d’information » de notre blog,
http://saintvincentdepaul.over-blog.com, par laquelle nous vous tiendrons informés de nos actions. Cette simple inscription constituera pour nous un précieux soutien, et nous vous en remercions par avance.

 

Pour le Comité de Lutte de l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul

Bernard Giusti

Monique Gauthier-Blanchet
Viviane Bourquardez
Christine Detrez

14-01-2009

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20 décembre 2008 6 20 /12 /décembre /2008 19:59

Du temps que régnait le grand Pan

 

Tiré à 1700 exemplaires en 1958, ce petit ouvrage hors commerce publié par Gallimard nous offre 12 dessins de Pablo Picasso illustrés par des poèmes de Jean Tardieu.

 

Le thème choisi par Picasso est celui de la musique, de la danse et de la flûte, et les dessins trouvent leur équilibre entre le dépouillement et le foisonnement, nous renvoyant en ces temps mythiques de la Grèce ancienne où à certaines époques nous avons cru retrouver une harmonie perdue entre l’Homme policé et la nature sauvage, quand la vie et la mort participaient encore des jeux capricieux de dieux facétieux – “du temps que régnait le grand Pan” chantait Brassens.

Le “souffle de Pan” était le souffle vital qui traversait les êtres et les choses et les unissait dans une vaste harmonie que symbolisaient les sons issus de sa flûte. C’est ce que Picasso recrée à travers ses dessins, l’entrelac des lignes pures réunissant la danseuse, le musicien, le faune ou le taureau, etc., en une seule et même fête dédiée à la vie.

 

Les poèmes de Jean Tardieu, quoique toujours agré-ables à la lecture, restent malgré tout en deçà de la portée des dessins de Picasso, se limitant trop souvent à une description. Description poétique sans doute, mais description... Il est vrai que l’exercice était bien difficile...

 

Quoi qu’il en soit, si vous avez comme moi la chance de dénicher cet ouvrage chez un petit libraire, n’hésitez pas !

 

Bernard Giusti

 

Jean Tardieu, L’espace et la flûte, variations sur douze dessins de Picasso, Gallimard, 1958, hors commerce.

In Chemins de Traverse n°31, revue de L’Ours Blanc et de L’Homme Bleu, décembre 2008

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