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La voix des poètes

Louis Aragon / Antonin Artaud / Pablo Neruda /


Louis Aragon / Sacre de l'avenir

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Antonin Artaud / Je ne délire pas
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Pablo Neruda / Alturas de Machu Picchu
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Quelques musiques et chansons

Ci-dessous, vous pouvez écouter quelques musiques et chansons. Il en manque beaucoup ! Notamment, celles de certains de mes amis, car je n'ai pas encore les outils nécessaires pour les mettre en ligne.

 

 

à suivre...
26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 08:23

13-11-21 Article Huma Tete APHP WEB

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 12:23

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Huma Dimanche du 31 octobre au 6 novembre 2013

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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 12:24

Les 25 et 26 octobre 2013, à l'invitation de la CGT de l'hôpital Cochin et avec le soutien du Front Syndical de Classe, des rencontres avec conférences-débats ont été organisées à l'hôpital Cochin. 

Le 25 octobre, notre amie et camarade l'historienne Annie Lacroix-Riz est intervenue sur "La question des salaires en France".

Le 26, notre camarade l'historien Bernard Friot développa sur le thème "La retraite, c'est révolutionnaire".

Deux journées au cours de laquelle des militants venus des quatre coins de la France ont pu se rencontrer et échanger leurs réflexions et leurs expériences.

 

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En haut à gauche, Annie Lacroix-Riz ; en haut au milieu, Annie Lacroix-Riz, Marise Dantin et bernard Giusti ; en haut à droite, Bernard Giusti

 

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Bernard Friot

 

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 12:42

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[Cet article a été publié dans L'Anti-Casse, n°4, sptembre 2013, le journal de la CGT Cochin. Je l'ai volontairement écrit "à la serpe". Notamment, il n'y est pas fait mention de l'Unité Populaire que dirigeait Allende, ni du rôle des autres partis de l'Unité Populaire, dont celui du PC chilien, étant entendu que dans toutes ces alliances entre la gauche et le PS, c'est le réformisme du PS qui a toujours prévalu et mené la danse. L'accent a volontairement été mis sur la position réformiste du PS chilien. C'est que le propos de l'article, qui s'adresse à des collègues et camarades peu férus d'histoire et encore moins de théorie, était avant tout de passer le message suivant : il n'y a rien à attendre de la collaboration de classe, rien à attendre du capitalisme, et donc rien du réformisme.

Nous sommes dans une période historique où le capitalisme est ouvertement "sauvage", ce dernier terme laissant supposer qu'il y a un capitalisme "raisonné". Il est vrai qu'il y a eu, en France par exemple au sortir de la guerre et sous le gaullisme, un capitalisme soucieux a minima du bien public. Mais raisonné ou sauvage, le capitalisme n'a jamais d'autre but que de conserver et accroître les intérêts de la bourgeoisie au détriment des travailleurs.

Dans cette période historique que nous vivons, donc, nous voyons nos dirigeants syndicaux et politiques se rallier aux sirènes de la collaboration de classe. C'est pourquoi il était important de signifier à mes collègues et camarades que la collaboration de classe ne mène qu'à une seule chose : désarmer les travailleurs dans la défense de leurs intérêts et provoquer la division en leur sein (Henri Krazucki).]

 

 

Il y a quarante ans, le coup d’Etat fasciste au Chili : syndicalisme réformiste et syndicalisme révolutionnaire

 

Réformisme politique et économique…

Dans un système capitaliste (1) la recherche de l’accroissement des profits se heurte toujours à l’ordre social. C’est ce qui se passe aujourd’hui dans notre pays (mais aussi en Europe et dans le monde) : le développement capitaliste (2) ne peut plus se faire qu’au détriment des conditions d’existence de la masse de la population. C’est la raison pour laquelle depuis plusieurs décennies les gouvernements libéraux de droite et de gauche s’attaquent résolument à tous nos acquis sociaux.

Il y a 40 ans avait lieu le coup d’Etat militaire au Chili. Un gouvernement socialiste avait été élu, prenant entre autres mesures l’expropriation des grands propriétaires terriens et des nationalisations d’entreprises : c’en était trop pour la bourgeoisie du pays qui fomenta un coup d’Etat sous la houlette du général Pinochet. Pendant des mois la bourgeoisie prépara le terrain aux militaires en déstabilisant le pays (3). Les Etats-Unis, pour défendre les intérêts capitalistes et sous prétexte d’une menace communiste, appuyèrent et financèrent le coup d’Etat. Le régime fasciste de Pinochet (4) s’installa au pouvoir pendant 17 ans, avec son cortège d’innombrables assassinats, viols et tortures, et une régression sociale sans précédent. L’ordre capitaliste avait été rétabli, le peuple muselé, et durant cette période de dictature la bourgeoisie, plus que jamais, « fit des affaires » et s’enrichit tandis que les Chiliens s’appauvrissaient.

Le libéralisme n’a qu’une seule loi : faire des affaires à tout prix pour le seul profit de quelques-uns. Lénine (5) disait que « les faits sont têtus » : pour qui veut les lire, au-delà de la propagande idéologique libérale largement médiatisée, les leçons de l’Histoire sont claires. Comme le rappelle Marise Dantin dans son discours du 25 août dernier, en France le Conseil National de la Résistance (CNR) imposa lui aussi des nationalisations. Il imposa au nom du bien public des mesures sociales et économiques qui allaient contre les intérêts capitalistes privés. Pourtant il n’y eut pas de coup d’Etat. C’est qu’au sortir de la guerre les représentants du capitalisme, les patrons, avaient tant collaboré avec les nazis (6) que, discrédités, ils ne purent s’opposer au CNR et aux grandes avancées sociales (7) voulues par le peuple. Alors pourquoi Allende ne put-il éviter le coup d’Etat ? L’une des raisons est qu’Allende était avant tout un socialiste, c’est-à-dire un réformiste. Fidèle au credo socialiste, Allende voulut respecter jusqu’au bout les règles politiques et institutionnelles mises en place par les pires ennemis du peuple, les patrons (8).

Fidèles à leurs dogmes, les socialistes français continuent, malgré les leçons de l’Histoire, à vouloir croire que l’économie libérale, taillée sur mesure pour les patrons, est une nécessité incontournable. Les socialistes sont des gens qui croient que le capitalisme peut être gentil ! Ils s’imaginent que finalement on peut toujours s’arranger avec lui et parvenir à lui soutirer quelques miettes sociales… Cette position socialiste, c’est une des facettes du réformisme : on ne touche pas au système, on essaie de s’arranger avec lui.

 

… et réformisme syndical

Mais c’est sans compter avec les appétits féroces du patronat, français et international, représenté en France par le MEDEF, qui ne laisse à Hollande et ses amis pratiquement aucune marge de manœuvre et le contraint à de nouvelles régressions sociales (9). Malgré tout, Hollande reste droit dans ses bottes et respecte les « règles » économiques capitalistes, bien plus frileux en cela que ne le fut Allende. C’est pour respecter ces règles que Hollande nous impose une austérité (10) qui ne profite qu’aux seuls patrons. C’est cette politique qui génère l’augmentation intolérable du nombre de citoyens vivant sous le seuil de pauvreté en France (11). Les gouvernements réformistes, libéraux, sont bien les fidèles alliés du patronat.

Dans ce contexte, quel peut être le rôle des syndicats ? A priori, ils ont tous un but commun : défendre les intérêts des travailleurs (12). Mais comme on l’a bien deviné dans ce qui précède, ce n’est pas si simple ! Ce qui définit l’action d’un syndicat, c’est sa position par rapport au système politique et économique. Autrement dit, c’est le type de société qu’il estime le plus à même d’être favorable aux travailleurs. Dès lors les syndicats se divisent en deux grands groupes : les syndicats réformistes et les syndicats révolutionnaires. Les syndicats réformistes acceptent le système capitaliste et pensent qu’on peut s’arranger avec lui. Les syndicats révolutionnaires constatent que le système capitaliste n’a qu’un seul but, exploiter toujours plus les travailleurs, et pensent qu’il faut changer de système.

« Marx disait que l’idéologie dominante d’un ordre social donné est nécessairement celle de la classe dominante, sauf en période de révolution. Le réformisme, qui prétend concilier les intérêts des travailleurs et ceux des capitalistes, est l’expression au sein du mouvement ouvrier de l’idéologie actuellement dominante, et donc capitaliste.» (13) En France, l’un des syndicats réformistes est la CFDT, qui a signé l’ANI (14), qui livre les travailleurs pieds et poings liés au bon vouloir du patronat. Pour la CFDT, « la crise est l’affaire de tous » et il faut aider les patrons ! Bref, quand les patrons disent « on va vous prendre 50% de votre salaire », la CFDT dit « négocions, ne prenez que 25% » !

Pour la CGT Cochin, il n’y a rien à attendre de bon des patrons ou d’un gouvernement libéral, parce qu’il n’y a rien à attendre de bon du système capitaliste. La CGT Cochin se situe parmi les syndicats dits révolutionnaires parce qu’elle milite pour un changement de système (15). Et c’est bien le rôle que la CGT doit jouer : défendre les travailleurs, ce n’est pas seulement les défendre au cas par cas dans les entreprises, c’est aussi défendre leurs intérêts en militant pour l’instauration d’un nouveau système économique et politique, un système dans lequel la production des richesses ne profiterait pas seulement aux patrons et aux spéculateurs mais à l’ensemble de la population.

Depuis 1789, et surtout depuis 1793, la bourgeoisie n’a cessé de combattre l’un des principes de la Révolution française, la « vertu républicaine », qui consiste à toujours choisir le bien de tous contre les intérêts particuliers. Aujourd’hui les intérêts particuliers priment sur l’intérêt général. Les acquis de la Révolution française ont été trahis depuis longtemps par la bourgeoisie triomphante et les patrons peuvent piller le pays impunément, sur le dos des travailleurs bien entendu…

Comme le souligne Marise Dantin (16), pour la CGT Cochin les dirigeants syndicaux ne doivent pas s’asseoir à la table des négociations. On ne négocie pas sur des revendications patronales visant à exploiter toujours plus les travailleurs avec l’appui du gouvernement. Ce n’est pas la solution. Elle est avant tout dans l’instauration d’un rapport de force favorable aux travailleurs, et au-delà dans la mise en place d’un système de répartition égalitaire des richesses. Pour cela, notre rôle est d’amener les travailleurs à prendre conscience de leur force : sans eux, les patrons ne sont rien.

 

Bernard Giusti

Secrétaire Général Adjoint CGT Cochin

 


 

1 Libéral, comme Hollande ou Sarkozy, ou ultra-libéral comme Marine Le Pen…

2 Accroissement des profits au bénéfice de quelques-uns.

3 Notamment par une opposition institutionnelle systématique, ou encore par une campagne médiatique et la grève des camionneurs financées par la CIA.

4 Protégé plus tard par une autre libérale, la baronne Margaret Thatcher, l’un des modèles de Sarkozy…

5 Lénine, Lettre aux camarades, 17 (30) octobre 1917.

6 Durant la période de « l’Etat français » du maréchal Pétain, le Pinochet français.

7 Dont l’Assurance Vieillesse, la retraite, attaquée par Sarkozy puis Hollande.

8 Il alla même jusqu’à remplacer le général Carlos Prats, qui venait en juin de le sauver d’une première tentative de coup d’Etat, par… Pinochet.

9 La réforme des retraites par exemple.

10 Au nom d’une « dette » qui, rappelons-le, est une gigantesque arnaque.

11 Dont 2,7 millions d’enfants. Selon une enquête de l’Insee publiée ce vendredi 13 septembre, 14,3% des Français vivent avec moins de 977 euros par mois, soit le seuil de pauvreté, ce qui n’inclut pas, par exemple, ceux qui vivent avec 1000 euros par mois… La grande majorité des citoyens vivotent avec moins de 1500 euros par mois.

12 Ce qui amène un certain nombre de travailleurs et de syndicalistes à prôner l’alliance entre les syndicats.

13 Greg Oxley, « Réformisme et marxisme », La Riposte

14  Accord National Interprofessionnel.

15 Voir l’article de Marise Dantin et Bernard Giusti sur le communisme.

16 « Nous ne voulons pas de négociations », p.6

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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 20:11

 

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7 juillet 2013 7 07 /07 /juillet /2013 18:50

[En décembre 2010, alors que j'étais Secrétaire Général CGT de l'hôpital Saint-Vincent de Paul - aujourd'hui fermé - j'écrivais ce texte, à la suite des grandes manifestations contre la réforme des retraites. Je le publie à nouveau aujourd'hui car, à l'exception de ce que j'ai souligné en bleu, il reste d'actualité. Peut-être même n'aurai-je rien à y changer en septembre...]

 

Affirmons nos valeurs !

par Bernard Giusti

 

Après l’ampleur du mouvement populaire de ces derniers mois, après la mobilisation initiée autour du refus de la réforme des retraites, mobilisation qui s’est rapidement muée en contestation du modèle de société libéral et néo-libéral, c’est-à-dire capitaliste, un certain nombre de nos camarades se prennent à douter et se demandent s’il est encore possible de renverser le cours des choses, s’il est encore possible d’imposer la volonté populaire à une classe dirigeante qui ne répond jamais que par le mépris à la colère qui gronde.

Les doutes et interrogations de ces camarades sont malheureusement légitimes : rarement un pouvoir en place n’a été aussi méprisant face aux aspirations du peuple. Ils sont légitimes aussi parce qu’au fil de la mobilisation l’écart s’est encore creusé entre la base, ceux qui sont sur le terrain et qui triment, et leurs représentants élus. Nombre de nos camarades estiment aujourd’hui que les décisions prises dans les principaux états-majors politiques et syndicaux ont empêché ce vaste mouvement populaire d’aboutir. Et de fait, si la tactique consistant à organiser des grèves et manifestations par intermittence a permis de démontrer la force des organisations syndicales et des partis politiques, cette même tactique poursuivie obstinément à un moment où la mobilisation des citoyens, qui clamaient leur exaspération mais aussi leurs espoirs dans la rue et sur leurs lieux de travail, cette même tactique, parce qu’elle a été poursuivie alors qu’il aurait fallu en changer en décrétant le blocage du pays, s’est révélée contre-productive et a conduit la plupart des militants, et des citoyens en général, au découragement et à l’incertitude.

Certains dirigeants syndicaux ont choisi, ouvertement ou tacitement, la voie de la collaboration avec le capitalisme. Ils nous présentent certaines réformes, dont celle des retraites ou celle de la Santé, comme inéluctables. Il conviendrait donc en quelque sorte de négocier afin d’en limiter les dégâts. Pour notre part, nous nous souvenons de ces paroles d’Henri Krasucki : « Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l’unité, son motif le plus puissant. C’est pour la mener avec succès en rassemblant l’ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n’est pas une invention, c’est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu’elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l’exploitation et à l’écrasement»

Nous ne devons pas baisser les bras, nous ne devons pas nous laisser bercer par les sirènes de la collaboration avec le capitalisme. Oui, la lutte est dure. Elle est aujourd’hui d’autant plus dure qu’après l’imposition des réformes libérales malgré l’opposition massive des citoyens, les tenants du pouvoir et leurs sbires sont plus que jamais agressifs et méprisants - nous le voyons tous les jours en tant que délégués syndicaux. Elle est d’autant plus dure que l’idéologie capitaliste est diffusée à longueur de médias, dont la très grande majorité sont aux ordres. Mais particulièrement en cette période si difficile, nous avons le devoir d’affirmer et de réaffirmer nos idéaux, de défendre et d’imposer nos valeurs, qui reposent sur la justice sociale, le partage et la solidarité, sur l’égalité et la fraternité, et donc sur la liberté.

Alors, camarades : affirmons nos valeurs !

 

Bernard Giusti

Secrétaire Général CGT de l’hôpital Saint-Vincent de Paul

6 décembre 2010

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 08:00

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A lire dans l'Huma Dimanche n°369, 4 au 10 juillet 2013

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 08:06

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L'Anti-Casse n°3, le journal de la CGT Cochin

n°3 juin 2013

Conception, direction et réalisation B. Giusti

Envoi gratuit sur simple demande à cgtcochin@yahoo.fr

(n'oubliez pas d'indiquer vos coordonnées postales)

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 15:09

Congrès 2013 de la CGT Cochin

30 mai 2013

Rapport de politique générale

 

Chers camarades,

 

                La tâche me revient aujourd’hui de situer notre combat syndical dans le cadre de la politique générale. En d’autres termes, la question est de savoir quel sens  nous devons donner à notre combat syndical.  Eh bien la réponse est simple : pour la CGT Cochin, l’axe essentiel de l’action est celui de la lutte des classes.

La lutte des classes, ce n’est pas un simple slogan, c’est une réalité permanente. Cela signifie que, en tant que syndicalistes, nous avons tous les jours à repousser les attaques du patronat, de la finance et de leurs sbires politiques, qui s’en prennent à tous les travailleurs au nom de leurs intérêts égoïstes. Et parce que nous sommes sur une ligne de lutte des classes, nous ne nous contenterons jamais de négocier des « arrangements » avec le capitalisme, comme le font d’autres syndicats. La CGT Cochin n’est pas de ces syndicalistes qui pensent que le libéralisme a gagné et qu’il faut s’en accommoder. Non, le capitalisme est un ennemi mortel de ceux qui produisent les richesses, un ennemi implacable de tous les travailleurs, et notre devoir est de le combattre sur tous les fronts, dans les services et les instances de notre hôpital, sur le plan national ou international.

 

                Un combat, c’est avant tout un rapport de force.

 

                Sur le plan local, Marise et moi nous nous sommes attachés à développer nos forces, et je suis heureux de vous annoncer que nous avons plus que doublé le nombre de nos syndiqués depuis 2010. Aujourd’hui, la CGT Cochin est parmi les plus forts des syndicats de la Santé, et nous sommes à même de défendre au mieux les intérêts des travailleurs.

 

                Sur le plan national, le patronat, sous l’impulsion du MEDEF,  a depuis longtemps pris les rênes du pouvoir et pille le pays avec la complicité des libéraux de droite et de gauche. Hollande suit les traces de Sarkozy, en se donnant l’air de marcher à reculons ! Mais ils ont tous les deux la même politique économique et sociale, celle des profits accrus pour quelques-uns, et donc celle de l’appauvrissement pour tous les autres, ceux qui produisent les richesses. Comme tous les services publics, la Santé et l’Action Sociale subissent un véritable laminage. Je ne ferai pas la liste de tous les méfaits du libéralisme, vous les connaissez tous. Mais cette liste recouvre tous les acquis sociaux mis en place, il y a 70 ans cette année, par le Conseil National de la Résistance. C’est-à-dire que le patronat a mis 70 ans pour nous reprendre la quasi-totalité de ce que nous avions conquis, et cela montre bien que nous, les travailleurs, ne devons jamais baisser la garde ! Rappelons-nous toujours qu’il n’y a que deux côtés à une barricade, et que ceux d’en face ne désarment jamais, n’en déplaise à ceux qui espèrent pouvoir s’entendre avec les directeurs et les patrons, ou avec l’Union Européenne. Cette Europe n’est rien d’autre qu’une machine de guerre mise en place par le capitalisme et dirigée contre les travailleurs, on peut le constater tous les jours.

                Sur le plan international, le capitalisme est partout à l’offensive. Son plan d’action est cohérent et vise à l’asservissement des peuples. Par exemple, la mise en place de l’Europe libérale n’est que l’une des étapes de la fameuse « Euramérique », c’est-à-dire l’instauration dans les pays industrialisés d’un seul système économique et politique au service du patronat et de la finance. Pour asservir les peuples, le meilleur moyen est encore de les appauvrir, et nous en avons les exemples européens : la Grèce bien sûr, mais aussi l’Espagne, le Portugal, l’Italie, et la France avec la complicité active de Hollande, et avec le Front National en embuscade…

Autre exemple de ce plan du capitalisme mondial, le renversement de régimes nationalistes dans le Maghreb et le Machrek sous prétexte de « rétablir la démocratie ». En réalité, on le voit en Irak, en Egypte, en Lybie, en Tunisie et aujourd’hui en Syrie et au Mali, il s’agit de porter au pouvoir des régimes soit inféodés à l’Occident, soit intégristes. Pour ces derniers, le moment venu, l’excuse sera toute trouvée pour intervenir militairement.

 

                Dans tous les cas, nous ne devons jamais oublier une chose : c’est que le but des patrons, des financiers et des banquiers, est toujours le même quelle que soit l’époque et le lieu : engranger un maximum de profits, donc nous faire travailler le plus possible pour les salaires les plus bas possibles. C’était le cas des patrons qui ont jadis collaboré sans état d’âme avec les nazis, c’est le cas aujourd’hui avec ceux qui pillent les nations en s’appuyant sur l’Union Européenne.

 

                La CGT Cochin refuse et refusera toujours de se plier à cette loi du profit maximal. Nous luttons pour établir un système de répartition égalitaire des richesses entre tous, pour la liberté, l’égalité et la fraternité. Nous luttons contre le communautarisme et le corporatisme qui sont les armes du patronat pour diviser les peuples.

                La CGT Cochin défend les droits de tous les travailleurs et s’est fermement engagée dans la voie du changement du système économique, politique et social.

 

Vive la lutte des classes !

 

Bernard Giusti

Secrétaire Général Adjoint de la CGT Cochin

 

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 12:17

 Cette première journée consacrée aux Départements d’Outre-Mer, organisée par les militants de la CGT Cochin, aura permis à tous, qu’ils soient ou non originaires des DOM, de prendre la mesure de l’exploitation spécifique qui touche ces départements. Pour certains, cela leur aura permis d’en prendre tout simplement conscience.

Nous pouvons féliciter les camarades qui ont apporté leur contribution cette journée, et à son organisateur, Christian Marie-Louise. Marise et moi-même nous avons suivi au fil des mois le travail du Collectif DOM de la CGT Cochin, travail qui a abouti au succès de cette première journée. Sans nommer tout le monde, je crois que nous pouvons aussi remercier spécialement Josiane Mathéis ancienne Secrétaire Générale de Trousseau, et  Asdine Aissou, Secrétaire Général de la Pitié-Salpétrière, et à travers ce dernier tous les camarades de la Pitié-Salpétrière qui nous ont apporté leur concours. Cette journée fut véritablement réussie, alors bravo à tous les camarades !

 

L’exploitation capitaliste touche aujourd’hui pratiquement tous les pays de la planète. Pas seulement notre République, et au sein de notre République pas seulement les DOM. On le sait, le libéralisme a peu de choses à voir avec la liberté, il en est même antinomique.  Le libéralisme économique vise au contraire à l’asservissement de tous les peuples au nom de l’accroissement des profits pour le seul bénéfice des patrons et de la finance. En Europe, cet asservissement est de plus en plus évident et apparaît sans fards aux yeux de tous : la Grèce, le Portugal, l’Espagne, l’Italie, et aujourd’hui la France et Chypre en font les frais.

 

Pour les DOM, la spécificité tient d’abord à ce que leur histoire a d’emblée été placée sous le signe de l’exploitation et de l’esclavage. L’esclavage n’est certes pas propre au capitalisme moderne, mais il reste l’étape ultime de l’exploitation capitaliste. A ce sujet, n’oublions pas que de nos jours encore, en Afrique, au Moyen-Orient, en Asie, des êtres humains, hommes, femmes et enfants, continuent à être vendus comme esclaves.

Dans les Dom, après l’abolition de l’esclavage, l’exploitation capitaliste s’est maintenue sous l’une de ses formes les plus archaïques, le colonialisme.

Et c’est bien parce que les Français des DOM ont eu à subir plus que d’autres cette forme archaïque de l’exploitation capitaliste qu’ils ont beaucoup à apprendre aux métropolitains quant aux luttes que nous devons mener. Au sein de notre République, c’est tous ensemble, et seulement tous ensemble, que nous pourrons mettre à bas ce système libéral qui nous oppresse.

 

Je terminerai en paraphrasant Friedrich Engels : la lutte des travailleurs originaires d’Outre-Mer est tout aussi nécessaire aux travailleurs de la Métropole et de tous les autres pays qu’elle l’est pour les originaires d’Outre-Mer eux-mêmes.

Cette première journée consacrée aux DOM a été un succès. Elle sera, nous l’espérons, suivie de bien d’autres qui permettront d’approfondir et de développer le travail commencé aujourd’hui.

 

Merci à toutes et à tous !

 

Bernard Giusti

Secrétaire Général Adjoint CGT Cochin

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