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La voix des poètes

Louis Aragon / Antonin Artaud / Pablo Neruda /


Louis Aragon / Sacre de l'avenir

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Antonin Artaud / Je ne délire pas
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Pablo Neruda / Alturas de Machu Picchu
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Quelques musiques et chansons

Ci-dessous, vous pouvez écouter quelques musiques et chansons. Il en manque beaucoup ! Notamment, celles de certains de mes amis, car je n'ai pas encore les outils nécessaires pour les mettre en ligne.

 

 

à suivre...
17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 14:42

 

Chers camarades,

 

Bienvenue à tous pour cette 3e journée consacrée aux Départements d’Outre-Mer. C’est grâce au travail et à l’engagement de nos camarades qui ont participé tout au long de l’année au Collectif DOM de la CGT Cochin que cette journée a pu être réalisée, et il convient de les remercier !

Cette troisième journée a été placée sous les thèmes de la culture et de l’économie dans les DOM. Nous le savons tous, de nombreux artistes et intellectuels ont largement fait honneur à leurs départements d’origine, et ont brillamment enrichi l’ensemble de la culture française. Ces artistes et intellectuels ont su synthétiser de façon magistrale les influences culturelles diverses issues de ce brassage forcé que furent l’esclavage et la colonisation. On pense bien sûr à Aimé Césaire ou Edouard Glissant, et à bien d’autres encore. Mais je saluerai ici particulièrement Franz Fanon dont le combat contribua de façon essentielle à redonner une identité propre aux Domiens, et ce faisant à leur redonner leur fierté.


Sur le plan économique, notre camarade Cyril Lalane vous exposera tout à l’heure la spécificité de l’économie des DOM. Lors d’une récente conversation avec lui, je lui ai dit que nous, les « Métros », nous commencions seulement à découvrir les méfaits de la colonisation, l’Europe libérale traitant aujourd’hui les pays européens, dont la France, comme des colonies : démocratie bafouée, peuple méprisé, choix économiques dictés pour leur seul profit par des décideurs étrangers au pays, richesses pillées… Toutes choses que vous, citoyens des DOM, vous connaissez depuis longtemps…

Car ne nous y trompons pas : s’il y a bel et bien des problèmes spécifiques aux DOM, ceux-ci s’insèrent dans le cadre plus général de l’exploitation capitaliste. Et si en Europe les patrons et les financiers traitent désormais le peuple de la même façon qu’ils ont traité les colonisés, c’est parce que désormais ils se sentent assez forts pour le faire non seulement en Europe, mais sur toute la planète. Le but du capitalisme est toujours le même partout, quelle que soit la couleur de la peau et quelle que soit l’histoire : augmenter les profits sur le dos des travailleurs. L’esclavage n’est pas une « errance de l’histoire », ce n’est pas un fait historique qui ne se reproduira plus : c’est tout simplement l’idéal capitaliste qui vise à exploiter au maximum ceux qui produisent les richesses pour en tirer le maximum de profits.

Domiens ou Métros, le capitalisme emploie tous les moyens pour nous diviser, pour diviser les travailleurs. Mais unis et solidaires, nous pourrons nous débarrasser de ceux qui nous exploitent. Et c’est pourquoi cette journée DOM de la CGT Cochin est aussi et avant tout l’affirmation de notre union et de notre solidarité !

Alors bonne journée à tous, chers camarades, et vive la lutte des classes !

 

Bernard Giusti

Secrétaire Général Adjoint de la CGT Cochin

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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 14:38

 

Aujourd’hui nous commémorons le 71e anniversaire de la Libération de Paris et le 70e anniversaire de l’effondrement et de la disparition du régime nazi. Plus que jamais en cette année 2015, il est important de rappeler que ces deux évènements historiques doivent être indissolublement liés dans notre mémoire. Car sans l’effondrement de l’Etat Français de Pétain d’abord et celui du régime nazi ensuite, le formidable et généreux programme du Conseil National de la Résistance (CNR) n’aurait pu être mis en place. Rappelons une fois de plus que le programme du CNR permit la création de la Sécurité Sociale et des soins gratuits pour tous, la protection maternelle et infantile, les retraites par répartition, bref, une large protection sociale qui permettait à tous les travailleurs de subvenir à leurs besoins élémentaires. Dans le même temps, ce programme, élaboré avec toutes les forces vives de la Nation, à l’exception du patronat français (la très grande majorité des patrons ayant ouvertement et honteusement collaboré avec les nazis), dans le même temps donc les banques et les ressources naturelles et énergétiques furent nationalisées afin d’éviter que les intérêts particuliers du patronat ne supplantent les intérêts de la Nation.

Car nous devons nous souvenir que ce qui présida à l’élaboration du programme du CNR c’était le principe de la « Vertu Républicaine », telle qu’elle avait été conçue en 1789 et surtout en 1793, à savoir que le Bien public doit toujours l’emporter sur les intérêts particuliers, que l’intérêt de tous doit toujours primer sur les intérêts de chacun.

 

Aujourd’hui, en 2015, force est de constater que tout cela est en train d’être balayé par un patronat impitoyable et revanchard. Les valeurs défendues jadis, en 1944 et en 1945, sont aujourd’hui piétinées par les financiers et le patronat internationaux et par les politiciens qui les représentent. Sous couvert de l’Europe libérale, ils ont mis en place une véritable machine de guerre destinée à broyer les peuples, à écraser les travailleurs afin d’exercer un pouvoir sans partage, une machine mise au service de leurs seuls intérêts particuliers au détriment de l’immense majorité des citoyens.

Aujourd’hui dans l’Europe de l’ultra-libéralisme, la démocratie n’est plus qu’une parodie. En témoigne les récents évènements en Grèce. Malgré l’opposition très majoritaire du peuple grec, les financiers et les patrons ont imposé leurs plans d’austérité, avec la complicité des dirigeants européens, réduisant la grande majorité du peuple grec à la misère. C’est sans aucune vergogne qu’Angela Merkel déclarait même, à propos de lois votées par les élus du Parlement grec, que ces lois ne pouvaient pas être valables puisqu’elle et ses amis ne les avaient pas approuvées ! C’est dire qu’aujourd’hui dans cette Europe-là, les peuples n’ont plus la maîtrise de leur destin et qu’ils sont soumis à une vraie dictature de la part des véritables décideurs, les patrons et les financiers.

 

Sur le plan national, cette perversion de la démocratie, si nécessaire à l’ultra-libéralisme, a été mise en place par les gouvernements qui se sont succédés en France ces dernières décennies. Nous en avons un exemple patent avec le référendum sur le TCE, quand Nicolas Sarkozy a appliqué le TCE malgré l’opposition majoritaire des citoyens français. Nous en avons de nombreux exemples à vrai dire, comme le passage de la Loi Macron grâce au fameux décret 49-3 sous le gouvernement Hollande, une loi qui notamment livre les travailleurs français pieds et poings liés entre les mains des patrons, une loi que n’auraient pas reniée les patrons pétainistes et collaborateurs combattus jadis par les libérateurs de Paris.

 

Pour la CGT Cochin, cette perversion de la démocratie et cette dictature économique qui ne dit pas son nom se retrouvent dans les méthodes employées au jour le jour par les principaux décideurs de nos institutions, fidèles serviteurs de l’ultra-libéralisme et de la régression sociale.

A l’APHP, nous en voyons un exemple actuel avec les pseudos « consultations du personnel » imposées sous couvert précisément de démocratie. Mais que peuvent signifier ces réunions de service, dans lesquelles le personnel est supposé donner son avis, alors que la suppression des RTT a déjà été actée ? En réalité, qu’il s’agisse du personnel de l’APHP ou plus généralement des électeurs en France, on ne les consulte plus que pour la forme, les décisions étant prises sans leur aval.

Pour ce qui nous concerne, participer aux négociations et aux réunions de service au sujet de la suppression des RTT, sous couvert de réorganisation du temps de travail, c’est être assurés d’être perdants.

 

Pour la CGT Cochin, le rétablissement de la démocratie et l’abolition de la dictature économique passent avant tout par la mobilisation des travailleurs sur le terrain. Si nous voulons être fidèles à l’esprit du programme du CNR, si nous voulons rétablir une véritable politique de progrès social, il est nécessaire de mettre hors d’état de nuire tous ceux qui servent les intérêts de quelques-uns en appauvrissant chaque jour un peu plus l’immense majorité de la population. Il est donc nécessaire de changer de système. Face à cette mainmise de l’ultra-libéralisme sur tous les aspects de notre vie (économique, politique, sociale, privée), face aux immenses défis que nous devons relever, face à cette régression qui nous a ramenés à une époque antérieure à la Libération de Paris, la CGT Cochin combattra toujours sur le terrain aux côtés des travailleurs.

 

La commémoration de la Libération de Paris, le recueillement devant les héros qui ont combattu l’horreur et l’infamie pétainiste et nazie, sont aussi l’occasion de nous rappeler que quel que soit le talon de fer qui s’abat sur un peuple, et quelle que soit l’apparente apathie de ce peuple, il vient toujours un jour où le peuple se révolte.

 

Discours de Bernard Giusti

Secrétaire Général Adjoint de la CGT Cochin

 

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 13:37

lundi 27 avril 2015 par Bernard Giusti Secrétaire Général Adjoint, Marise Dantin Secrétaire Générale

Après avoir pris connaissance de l’organisation de la manifestation du 1er mai 2015, nous ne pouvons valider le fait que ce 1er mai sera sous l’égide de la CES, qui regroupe en son sein des syndicats manifestement engagés dans la collaboration avec le patronat et la finance (CFDT, UNSA...).
Que fait par exemple la CES pour aider la Grèce malgré la volonté très majoritaire des travailleurs de ce pays
?


Nous sommes solidaires de tous les travailleurs, notamment européens, mais ne pouvons nous résoudre à défiler sous la bannière d’une structure qui manifestement convient au patronat...


"La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat".
La lutte des classes est une réalité permanente : à chacun de choisir le côté de la barricade où il veut combattre. On ne peut être des deux côtés de la barricade en même temps
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Marise Dantin & Bernard Giusti
CGT Cochin

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 14:31

 

Chers camarades,

 

Comme vient de vous le rappeler Marise, le contexte politique de nos élections professionnelles est particulièrement tendu. Il est tendu, mais il est clair : nous avons des dirigeants indignes des citoyens de notre pays. Des dirigeants qui appliquent sans vergogne une politique libérale qui appauvrit les plus modestes et enrichit les plus riches. Cela nous le savons tous. Mais ce n’est pas parce que nous avons des pourris au pouvoir qu’il faut y mettre un Hitler ! Ce n’est pas parce que nous avons un Hollande qu’il faut une Le Pen ! Cela, nous le savons aussi ! La seule voie possible n’est pas celle d’un changement de politiciens à la tête du pays, c’est celle d’un changement de régime politique, c’est celle de l’avènement d’un système fondé sur le partage des richesses et la solidarité.

 

Ce changement politique et social, il commence par la lutte sur le terrain, il commence par l’engagement de chacun de nous pour contrer les canailles au pouvoir. Et pour ce qui nous concerne, ce changement commence par la lutte syndicale.

La CGT Cochin est un syndicat fort. Il l’est grâce à vous qui êtes présents en nombre aujourd’hui. Il l’est grâce aux nombreux camarades qui n’ont pu venir, et qui font que nous avons à ce jour battu un record historique du nombre de nos adhérents ! Il l’est aussi grâce aux principes démocratiques et syndicaux qui l’animent, et grâce à un principe intangible, la lutte des classes. C’est grâce à tout cela que nous avons pu instaurer à Cochin un rapport de force favorable aux travailleurs.

 

Ces élections professionnelles se déroulent aussi dans un contexte syndical tendu. Tendu avec les autres organisations syndicales qui n’ont pas compris, ou ne veulent pas comprendre, que la concertation et les ronds-de-jambes ne servent qu’à livrer nos collègues en pâture à la Direction et à l’encadrement.

[ Contexte syndical tendu aussi avec les autres syndicats CGT du Groupe. A ce sujet, je demanderai à Marise de reprendre la parole afin de vous en expliquer les tenants et les aboutissants. ]

Pour ce qui concerne la liste de nos candidats aux élections professionnelles, la CGT Cochin a œuvré pour aller au sein du Groupe dans le sens d’une liste unitaire et solidaire, afin de maintenir et renforcer un rapport de force favorable aux travailleurs.

 

Ces élections sont particulièrement importantes dans le contexte politique et social actuel. Elles détermineront si oui ou non la CGT Cochin pourra continuer à défendre efficacement nos collègues dans les années à venir. Le patronat et la finance, la Direction et l’encadrement, n’arrêteront pas leur offensive contre nous, et nous aurons plus que jamais besoin de ce rapport de force favorable. C’est pourquoi il appartient à chacun d’entre vous qui êtes aujourd’hui présents de convaincre vos collègues, dans vos services, de voter en faveur de nos listes.

Chers camarades, unis et solidaires, nous tiendrons tête à tous les exploiteurs !

Vive la lutte des classes !

 

Bernard Giusti

Secrétaire Général Adjoint CGT Cochin

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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 20:13

Xavier Bertrand, ministre de la Santé de Sarkozy, a récemment donné le coup d’envoi d’une nouvelle offensive contre les statuts de la fonction publique, en s’en prenant aux « emplois à vie » des fonctionnaires. Cette attaque n’est pas anodine mais se situe dans la droite ligne de la politique libérale menée depuis plusieurs décennies,  dont l’objectif est de privatiser tous les services publics. Mais ce qui est visé, au-delà des profits des patrons, ce sont les structures fondamentales de la République issue de la Révolution de 1789.

Les services publics « à la française » font en effet figure d’exception dans « l’Euramérique » chère à Sarkozy. Dans l’optique républicaine, les services publics devaient permettre à tous les citoyens de la Nation de bénéficier de services de même qualité partout sur le territoire de la République. C’est à travers les services publics que l’un des principes de notre devise, l’égalité, peut être assurée. Un citoyen, où qu’il se trouve, doit pouvoir se faire soigner, éduquer ses enfants, voyager, être protégé, dans les mêmes conditions que tous les autres citoyens, et ceci en fonction de ses besoins et non pas de ses moyens.

Tout cela n’est pas du goût de nos libéraux (Hollande), néolibéraux (Sarkozy) ou ultralibéraux (Le Pen), qui voient d’un mauvais œil que les impôts pris aux citoyens puissent financer les services publics. Pour eux, ces derniers sont surtout un domaine dans lequel ils ne peuvent pas faire de profits. Les transformer en un vaste marché répond donc à deux objectifs : ouvrir un espace de profits et contribuer à faire disparaître les institutions et les structures de la République, incompatibles avec la vision anglo-saxonne d’une société libérale[1], ou antinomique avec « l’Etat français » pétainiste[2].

Cette politique capitaliste génère ses effets pervers : inégalité dans les soins, l’éducation, les transports, la protection sociale, la police, etc., tout cela sur un fond d’appauvrissement exponentiel de la population et d’enrichissement indécent du petit nombre des plus riches. Et si la France tend aujourd'hui vers une structure sociale de type tiers-monde, c'est bien par l'écart de plus en plus grand - un gouffre - entre les pauvres et les riches, l'appauvrissement des classes moyennes et la corruption de la "noblesse républicaine"[3].

L’entreprise de démolition des fondements de notre République n’aurait pas été possible sans la totale confiscation du pouvoir par la bourgeoisie. Sa mainmise  n’est certes pas nouvelle et a commencé dès la Révolution. Mais au fil des époques marquées d’avancées et de reculs, elle s’est progressivement renforcée, particulièrement au 20e siècle grâce à l’essor des médias et des communications. Dès lors la bourgeoisie a eu entre les mains une formidable arme de propagande idéologique. L’indépendance de la presse garantie par le CNR n’est plus aujourd’hui qu’un souvenir et la pensée unique domine les ondes, les écrans et les journaux. Simultanément, des verrous institutionnels interdisent désormais toute réelle démocratie, réservant le pouvoir à une caste complice de la finance et du patronat. Le dévoiement des institutions démocratiques est particulièrement évident aujourd’hui[4]. Notre démocratie est bien celle du « cause toujours ».

Face à la machine de guerre mise en place par le patronat et la finance pour asservir les citoyens avec la complicité d’une classe politique corrompue, quelles ripostes peuvent apporter les forces réellement démocratiques à la gauche du PS ? Bien évidemment seule une mobilisation populaire massive pourrait contrer l’offensive libérale. Pour ce faire, les forces de gauche, qu’il s’agisse du PCF ou de la CGT,  mettent en avant une nécessaire « unité ». Le grand mot est lâché ! Or l’unité peut recouvrir bien des réalités. La vision unitaire est un des principes mêmes du communisme, et l’une des bases du syndicalisme. Cependant, soit par souci électoraliste, soit par raisonnement idéologique faussé, certains de nos camarades pensent que c’est en faisant l’unité avec d’autres partis ou syndicats que se renforcera la lutte des classes. Eh bien non, c’est l’inverse : « La lutte des classes est la base de l’unité, son motif le plus puissant. »[5] C’est en affirmant nos positions de lutte des classes que nous pourrons rassembler, étant entendu que l’unité des travailleurs n’a rien à voir avec un ramassis de partis ou syndicats réformistes.

La voie du réformisme et de la collaboration de classes ne peut que renforcer le capitalisme : « Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. »[6] Les dernières décennies l’ont prouvé : chaque fois que la CGT ou que le PCF se sont rapprochés un peu plus des réformistes, les travailleurs en ont payé le prix.

C’est en affirmant nos valeurs sur une ligne de lutte des classes que nous pouvons rassembler la Nation afin de changer ce système corrompu et d’instaurer une nouvelle République basée sur la justice sociale  et le partage équitable des richesses. La nécessaire unité des travailleurs ne doit pas passer par des mésalliances : à ceux qui partagent nos positions de classe de nous rejoindre, nous ne devons pas nous compromettre avec les sbires du capitalisme.

 

 

Bernard Giusti & Marise Dantin

Responsables CGT Cochin

 



[1] Par ex., celle de l’Europe

[2] Que Mme Le Pen aimerait tant rétablir

[3] Cet écart a été encore aggravé par l’invention de « la dette », que l’on peut qualifier d’arnaque du siècle. La dette permet au capitalistes d’augmenter les impôts en diminuant les dépenses publiques (mais alors à quoi servent les impôts ?), d’augmenter la pression sur les salaires (notamment grâce au chômage), etc. Invention géniale pour les capitalistes, la dette a pour nature de ne jamais pouvoir être épurée !

[4] Cf. le référendum sur le TCE ignoré et bafoué par Sarkozy

[5]- 6 Henri Krasucki

 

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 08:23

13-11-21 Article Huma Tete APHP WEB

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 12:23

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Huma Dimanche du 31 octobre au 6 novembre 2013

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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 12:24

Les 25 et 26 octobre 2013, à l'invitation de la CGT de l'hôpital Cochin et avec le soutien du Front Syndical de Classe, des rencontres avec conférences-débats ont été organisées à l'hôpital Cochin. 

Le 25 octobre, notre amie et camarade l'historienne Annie Lacroix-Riz est intervenue sur "La question des salaires en France".

Le 26, notre camarade l'historien Bernard Friot développa sur le thème "La retraite, c'est révolutionnaire".

Deux journées au cours de laquelle des militants venus des quatre coins de la France ont pu se rencontrer et échanger leurs réflexions et leurs expériences.

 

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En haut à gauche, Annie Lacroix-Riz ; en haut au milieu, Annie Lacroix-Riz, Marise Dantin et bernard Giusti ; en haut à droite, Bernard Giusti

 

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Bernard Friot

 

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 12:42

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[Cet article a été publié dans L'Anti-Casse, n°4, sptembre 2013, le journal de la CGT Cochin. Je l'ai volontairement écrit "à la serpe". Notamment, il n'y est pas fait mention de l'Unité Populaire que dirigeait Allende, ni du rôle des autres partis de l'Unité Populaire, dont celui du PC chilien, étant entendu que dans toutes ces alliances entre la gauche et le PS, c'est le réformisme du PS qui a toujours prévalu et mené la danse. L'accent a volontairement été mis sur la position réformiste du PS chilien. C'est que le propos de l'article, qui s'adresse à des collègues et camarades peu férus d'histoire et encore moins de théorie, était avant tout de passer le message suivant : il n'y a rien à attendre de la collaboration de classe, rien à attendre du capitalisme, et donc rien du réformisme.

Nous sommes dans une période historique où le capitalisme est ouvertement "sauvage", ce dernier terme laissant supposer qu'il y a un capitalisme "raisonné". Il est vrai qu'il y a eu, en France par exemple au sortir de la guerre et sous le gaullisme, un capitalisme soucieux a minima du bien public. Mais raisonné ou sauvage, le capitalisme n'a jamais d'autre but que de conserver et accroître les intérêts de la bourgeoisie au détriment des travailleurs.

Dans cette période historique que nous vivons, donc, nous voyons nos dirigeants syndicaux et politiques se rallier aux sirènes de la collaboration de classe. C'est pourquoi il était important de signifier à mes collègues et camarades que la collaboration de classe ne mène qu'à une seule chose : désarmer les travailleurs dans la défense de leurs intérêts et provoquer la division en leur sein (Henri Krazucki).]

 

 

Il y a quarante ans, le coup d’Etat fasciste au Chili : syndicalisme réformiste et syndicalisme révolutionnaire

 

Réformisme politique et économique…

Dans un système capitaliste (1) la recherche de l’accroissement des profits se heurte toujours à l’ordre social. C’est ce qui se passe aujourd’hui dans notre pays (mais aussi en Europe et dans le monde) : le développement capitaliste (2) ne peut plus se faire qu’au détriment des conditions d’existence de la masse de la population. C’est la raison pour laquelle depuis plusieurs décennies les gouvernements libéraux de droite et de gauche s’attaquent résolument à tous nos acquis sociaux.

Il y a 40 ans avait lieu le coup d’Etat militaire au Chili. Un gouvernement socialiste avait été élu, prenant entre autres mesures l’expropriation des grands propriétaires terriens et des nationalisations d’entreprises : c’en était trop pour la bourgeoisie du pays qui fomenta un coup d’Etat sous la houlette du général Pinochet. Pendant des mois la bourgeoisie prépara le terrain aux militaires en déstabilisant le pays (3). Les Etats-Unis, pour défendre les intérêts capitalistes et sous prétexte d’une menace communiste, appuyèrent et financèrent le coup d’Etat. Le régime fasciste de Pinochet (4) s’installa au pouvoir pendant 17 ans, avec son cortège d’innombrables assassinats, viols et tortures, et une régression sociale sans précédent. L’ordre capitaliste avait été rétabli, le peuple muselé, et durant cette période de dictature la bourgeoisie, plus que jamais, « fit des affaires » et s’enrichit tandis que les Chiliens s’appauvrissaient.

Le libéralisme n’a qu’une seule loi : faire des affaires à tout prix pour le seul profit de quelques-uns. Lénine (5) disait que « les faits sont têtus » : pour qui veut les lire, au-delà de la propagande idéologique libérale largement médiatisée, les leçons de l’Histoire sont claires. Comme le rappelle Marise Dantin dans son discours du 25 août dernier, en France le Conseil National de la Résistance (CNR) imposa lui aussi des nationalisations. Il imposa au nom du bien public des mesures sociales et économiques qui allaient contre les intérêts capitalistes privés. Pourtant il n’y eut pas de coup d’Etat. C’est qu’au sortir de la guerre les représentants du capitalisme, les patrons, avaient tant collaboré avec les nazis (6) que, discrédités, ils ne purent s’opposer au CNR et aux grandes avancées sociales (7) voulues par le peuple. Alors pourquoi Allende ne put-il éviter le coup d’Etat ? L’une des raisons est qu’Allende était avant tout un socialiste, c’est-à-dire un réformiste. Fidèle au credo socialiste, Allende voulut respecter jusqu’au bout les règles politiques et institutionnelles mises en place par les pires ennemis du peuple, les patrons (8).

Fidèles à leurs dogmes, les socialistes français continuent, malgré les leçons de l’Histoire, à vouloir croire que l’économie libérale, taillée sur mesure pour les patrons, est une nécessité incontournable. Les socialistes sont des gens qui croient que le capitalisme peut être gentil ! Ils s’imaginent que finalement on peut toujours s’arranger avec lui et parvenir à lui soutirer quelques miettes sociales… Cette position socialiste, c’est une des facettes du réformisme : on ne touche pas au système, on essaie de s’arranger avec lui.

 

… et réformisme syndical

Mais c’est sans compter avec les appétits féroces du patronat, français et international, représenté en France par le MEDEF, qui ne laisse à Hollande et ses amis pratiquement aucune marge de manœuvre et le contraint à de nouvelles régressions sociales (9). Malgré tout, Hollande reste droit dans ses bottes et respecte les « règles » économiques capitalistes, bien plus frileux en cela que ne le fut Allende. C’est pour respecter ces règles que Hollande nous impose une austérité (10) qui ne profite qu’aux seuls patrons. C’est cette politique qui génère l’augmentation intolérable du nombre de citoyens vivant sous le seuil de pauvreté en France (11). Les gouvernements réformistes, libéraux, sont bien les fidèles alliés du patronat.

Dans ce contexte, quel peut être le rôle des syndicats ? A priori, ils ont tous un but commun : défendre les intérêts des travailleurs (12). Mais comme on l’a bien deviné dans ce qui précède, ce n’est pas si simple ! Ce qui définit l’action d’un syndicat, c’est sa position par rapport au système politique et économique. Autrement dit, c’est le type de société qu’il estime le plus à même d’être favorable aux travailleurs. Dès lors les syndicats se divisent en deux grands groupes : les syndicats réformistes et les syndicats révolutionnaires. Les syndicats réformistes acceptent le système capitaliste et pensent qu’on peut s’arranger avec lui. Les syndicats révolutionnaires constatent que le système capitaliste n’a qu’un seul but, exploiter toujours plus les travailleurs, et pensent qu’il faut changer de système.

« Marx disait que l’idéologie dominante d’un ordre social donné est nécessairement celle de la classe dominante, sauf en période de révolution. Le réformisme, qui prétend concilier les intérêts des travailleurs et ceux des capitalistes, est l’expression au sein du mouvement ouvrier de l’idéologie actuellement dominante, et donc capitaliste.» (13) En France, l’un des syndicats réformistes est la CFDT, qui a signé l’ANI (14), qui livre les travailleurs pieds et poings liés au bon vouloir du patronat. Pour la CFDT, « la crise est l’affaire de tous » et il faut aider les patrons ! Bref, quand les patrons disent « on va vous prendre 50% de votre salaire », la CFDT dit « négocions, ne prenez que 25% » !

Pour la CGT Cochin, il n’y a rien à attendre de bon des patrons ou d’un gouvernement libéral, parce qu’il n’y a rien à attendre de bon du système capitaliste. La CGT Cochin se situe parmi les syndicats dits révolutionnaires parce qu’elle milite pour un changement de système (15). Et c’est bien le rôle que la CGT doit jouer : défendre les travailleurs, ce n’est pas seulement les défendre au cas par cas dans les entreprises, c’est aussi défendre leurs intérêts en militant pour l’instauration d’un nouveau système économique et politique, un système dans lequel la production des richesses ne profiterait pas seulement aux patrons et aux spéculateurs mais à l’ensemble de la population.

Depuis 1789, et surtout depuis 1793, la bourgeoisie n’a cessé de combattre l’un des principes de la Révolution française, la « vertu républicaine », qui consiste à toujours choisir le bien de tous contre les intérêts particuliers. Aujourd’hui les intérêts particuliers priment sur l’intérêt général. Les acquis de la Révolution française ont été trahis depuis longtemps par la bourgeoisie triomphante et les patrons peuvent piller le pays impunément, sur le dos des travailleurs bien entendu…

Comme le souligne Marise Dantin (16), pour la CGT Cochin les dirigeants syndicaux ne doivent pas s’asseoir à la table des négociations. On ne négocie pas sur des revendications patronales visant à exploiter toujours plus les travailleurs avec l’appui du gouvernement. Ce n’est pas la solution. Elle est avant tout dans l’instauration d’un rapport de force favorable aux travailleurs, et au-delà dans la mise en place d’un système de répartition égalitaire des richesses. Pour cela, notre rôle est d’amener les travailleurs à prendre conscience de leur force : sans eux, les patrons ne sont rien.

 

Bernard Giusti

Secrétaire Général Adjoint CGT Cochin

 


 

1 Libéral, comme Hollande ou Sarkozy, ou ultra-libéral comme Marine Le Pen…

2 Accroissement des profits au bénéfice de quelques-uns.

3 Notamment par une opposition institutionnelle systématique, ou encore par une campagne médiatique et la grève des camionneurs financées par la CIA.

4 Protégé plus tard par une autre libérale, la baronne Margaret Thatcher, l’un des modèles de Sarkozy…

5 Lénine, Lettre aux camarades, 17 (30) octobre 1917.

6 Durant la période de « l’Etat français » du maréchal Pétain, le Pinochet français.

7 Dont l’Assurance Vieillesse, la retraite, attaquée par Sarkozy puis Hollande.

8 Il alla même jusqu’à remplacer le général Carlos Prats, qui venait en juin de le sauver d’une première tentative de coup d’Etat, par… Pinochet.

9 La réforme des retraites par exemple.

10 Au nom d’une « dette » qui, rappelons-le, est une gigantesque arnaque.

11 Dont 2,7 millions d’enfants. Selon une enquête de l’Insee publiée ce vendredi 13 septembre, 14,3% des Français vivent avec moins de 977 euros par mois, soit le seuil de pauvreté, ce qui n’inclut pas, par exemple, ceux qui vivent avec 1000 euros par mois… La grande majorité des citoyens vivotent avec moins de 1500 euros par mois.

12 Ce qui amène un certain nombre de travailleurs et de syndicalistes à prôner l’alliance entre les syndicats.

13 Greg Oxley, « Réformisme et marxisme », La Riposte

14  Accord National Interprofessionnel.

15 Voir l’article de Marise Dantin et Bernard Giusti sur le communisme.

16 « Nous ne voulons pas de négociations », p.6

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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 20:11

 

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