Overblog Tous les blogs Top blogs Associations & ONG
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
  le blog de Bernard Giusti

Articles littéraires (romans, nouvelles, poésies, essais, sciences humaines) ) politiques et syndicaux

A Cochin, on a pas fini de trimer !

Publié le 11 Novembre 2017 par Bernard Giusti dans Articles politiques et syndicaux

A Cochin, on a pas fini de trimer !

 

 

 

Le rapport annuel 2016 de l’APHP a été publié. Il réserve quelques surprises !

Voyez par vous-mêmes :

 

Hôpitaux universitaires Pitié-Salpétrière – Charles Foix

1.2 M de patients pris en charge

Pour 7879 agents PNM, soit 1.5 patient/agent

 

Hôpitaux universitaires Est Parisien

1.1 M de patients pris en charge

Pour 7336 agents PNM, soit 1.5 patient/agent

 

Hôpitaux universitaires Paris Centre

1.1 M de patients pris en charge

Pour  5628 agents PNM, soit 2 patients/agent

 

On le voit, les agents du GH Cochin ont une charge de travail nettement supérieure par rapport aux deux autres plus importants GH de l’APHP.

Pourtant, cela n’empêche la Direction de réclamer toujours plus de la part des agents.

Cela ne l’empêche pas non plus de déclarer régulièrement en instances que le GH étant en déficit, il faut encore rogner sur le personnel !

Or, en 2016, le GH a réalisé 10% d’activité en plus, malgré des réductions d’effectifs.

 

La CGT Cochin se pose la question : comment va-t-on continuer à augmenter l’activité en réduisant encore plus le nombre d’agents ?

 

Pour la CGT Cochin, l’important n’est pas la logique comptable de l’Administration de l’APHP, mais bien la santé des agents et la sécurité des patients. L’hôpital public n’est pas une entreprise cotée en Bourse, pour l’instant tout au moins…

 

Marise Dantin  & Bernard Giusti

10-01-17

article paru dans l'Anti-Casse n°16, le journal de la CGT Cochin

 

commentaires

Centre Lourd d’Ophtalmologie à Cochin

Publié le 10 Novembre 2017 par Bernard Giusti dans Articles politiques et syndicaux

Centre Lourd d’Ophtalmologie à Cochin

 

 

Depuis l’ouverture du Centre Lourd d’Ophtalmologie, les surcharges de travail sont quotidiennes et le personnel est épuisé. En effet, pour des raisons financières comme il est de coutume à l’APHP, trois services d’Ophtalmologie (Lariboisière, Hôtel-Dieu et Cochin) ont été mutualisés sans que le personnel nécessaire n’ait été affecté pour faire face à la charge réelle de travail. Le regroupement sur le Centre Lourd d’Ophtalmologie a eu pour conséquence d’accueillir  en plus des Urgences Ophtalmo. En outre, les programmes opératoires ne tiennent pas compte du personnel disponible, l’une des raisons étant que chaque « chef » (il y en a donc trois) organise chacun de son côté son propre programme. De plus, les vacations du matin, surchargées, débordent largement de la plage horaire de la matinée, et par conséquent les programmes de l’après-midi commencent et se terminent avec beaucoup de retard. A tel point qu’il n’est pas rare que des interventions prévues soient annulées au dernier moment (au préjudice des patients).

Toutes les unités du Centre Lourd d’Ophtalmologie sont touchées : blocs opératoires, hôpital de jour, accueil, archives… Les heures supplémentaires ne se comptent plus !

Devant cette situation intolérable, le personnel du Centre Lourd d’Ophtalmologie s’est adressé à la CGT Cochin qui a immédiatement demandé, avec l’appui de tout le personnel, une réunion en urgence. Lors de cette réunion avec la CGT Cochin, le personnel a pu, devant la Direction et les Patrons, exprimer ses difficultés, sa souffrance et son épuisement et son mal-être, et ses craintes d’erreurs professionnelles et de maltraitance des patients.

La Direction a immédiatement accordé un soutien en personnel et un réajustement des charges de travail. Elle a également pris l’engagement ferme de payer toutes les heures supplémentaires effectuées.

A ce jour, la situation semble ne pas s’être détériorée encore plus, mais et loin d’être stabilisée.

La CGT Cochin est vigilante et suit de très près l’évolution des conditions de travail du Centre Lourd d’Ophtalmologie.

 

Marise Dantin & Bernard Giusti

10-01-17

10-01-17

article paru dans l'Anti-Casse n°16, le journal de la CGT Cochin

 

commentaires

L’ambulatoire : le cheval de Troie de l’APHP

Publié le 10 Novembre 2017 par Bernard Giusti dans Articles politiques et syndicaux

L’ambulatoire : le cheval de Troie de l’APHP

 

Le développement des activités ambulatoires dans les hôpitaux de l’APHP s’est accru au cours des dernières années, et va être considérablement renforcé dans les mois et les années à venir.

Généralement, ce qui est mis en avant par l’Administration et le corps médical est d’une part que l’ambulatoire serait plus « rentable » et mieux à même de diminuer les déficits hospitaliers, et d’autre part que beaucoup de soins peuvent être désormais réalisés en ambulatoire (notamment grâce aux avancées technologiques des matériels médicaux et des pratiques médicales), avec l’idée que moins le patient reste à l’hôpital mieux il se portera.

Ce qui au passage évacue complètement le rôle social et humain de l’hôpital puisque cela suppose que les patients vivent dans des environnements familiaux et sociaux favorables. Or la population française s’appauvrit d’année en année, du fait de l’économie libérale qui repose sur l’enrichissement des plus riches et l’appauvrissement des plus pauvres. La majorité des patients de l’hôpital public viennent des milieux les moins favorisés, et lorsqu’ils quittent l’hôpital, ils doivent souvent retourner dans des environnements qui n’ont rien de reposant ou de serein. Dès lors on ne voit pas trop comment ce retour après une intervention en ambulatoire, par exemple, favoriserait la guérison du patient…

L’ambulatoire a aussi l’inconvénient d’être mis en place dans des structures hospitalières qui subissent de plein fouet la réduction des effectifs. Si d’un point de vue économique il est plus rentable qu’un lit soit occupé par plusieurs patients au cours de la journée, par contre cela entraîne des surcharges de travail très importantes pour les soignants puisque, par exemple, il faudra nettoyer la chambre plusieurs fois dans la journée afin de la préparer pour le patient suivant. Ceux qui travaillent dans les services verront tout de suite ce que cela représente… D’autant qu’aux soins proprement dits s’ajoutent les formalités d’entrée et de sortie très lourdes et chronophages.

Je pourrais détailler plus avant les conséquences de l’ambulatoire sur les conditions de travail des agents de notre hôpital.

Mais l’enjeu du développement de l’ambulatoire est tout autre. L’ambulatoire s’inscrit en réalité dans un projet plus vaste, celui de la « Loi Bachelot », et plus précisément celui de la mise en place des Territoires de Santé. On le sait, le concept de Territoire de Santé se définit par la mise en réseau de différents établissements et professionnels de santé, c’est-à-dire par un partenariat public-privé systématisé. Au détriment, bien sûr (dans la pure logique libérale) de nos établissements publics.

En effet, en instaurant l’ambulatoire, on crée de fait un véritable parcours de santé : le patient, reçu à l’hôpital public en ambulatoire, verra ensuite ses soins prolongés, par exemple, par une infirmière privée pour les soins de suite, ou par des examens complémentaires dans des laboratoires privés, etc. L’ambulatoire suppose en outre une collaboration accrue entre le médecin traitant (privé) et tous les autres acteurs de santé (publics et privés). Les exemples de la « chaîne de soins » sont multiples, mais ont tous en commun de déposséder l’hôpital public au profit du privé.

En résumé, la mise en place de l’ambulatoire vise deux objectifs principaux qui nous visent directement : diminuer la part de l’hôpital public dans la chaîne de soins (en clair, fermeture d’hôpitaux publics) et diminuer le nombre d’agents dans les hôpitaux (suppressions de postes accrues).

C’est dans le cadre des Territoires de Santé qu’il faut replacer le projet « Oikeiosis »1 récemment concocté par nos directeurs de l’APHP. Les « supra-GH »2 par exemple correspondent aux objectifs de la Loi Bachelot pour ce qui concerne la mise en place des Territoires de Santé. Autre exemple, la mobilité des agents d’un hôpital à l’autre en fonction des besoins, ce qui à long terme permettra aussi le moment venu de déplacer dans la chaîne public-privé des agents de l’APHP dans des établissements privés. Avec le projet Oikeiosis, il s’agit d’une part de faire taire les oppositions au sein de l’APHP et d’autre part de préparer les agents à travailler indifféremment (et en alternance) dans le public ou le privé3.

On le voit, le développement de l’ambulatoire est loin d’être une simple mesure économique anodine. Il s’agit bel et bien d’une mesure poursuivant le démantèlement de l’hôpital public.

 

Bernard Giusti

15-10-17

article paru dans l'Anti-Casse n°16, le journal de la CGT Cochin

 

1) Nom grec que les directeurs de l’APHP ont donné à leur projet. C’est un concept stoïcien selon lequel nous sommes unis dans une même communauté, étant entendu qu’il faut éliminer tous ceux qui s’opposent à cette communautéet n’adhèrent pas au projet : un vrai programme ! On voit ce que cela signifie au sein de l’APHP : il faut se débarrasser des contestataires, ceux qui refusent les sous-effectifs par exemple…

2) Regroupements de plusieurs GH

3) Les ordonnances de Macron vont faciliter cette mobilité imposée aux travailleurs. D’autant que dans ses projets, Macron compte bien s’attaquer aux statuts de la Fonction Publique. L’objectif des libéraux (Macron, patrons, financiers) est ouvertement la disparition des services publics.

commentaires

Il y a cent ans, la Révolution d’Octobre

Publié le 2 Novembre 2017 par Bernard Giusti dans Articles politiques et syndicaux, Histoire

Il y a cent ans, la Révolution d’Octobre

 

«Dix jours qui ébranlèrent le monde»

 

Alors que la guerre de 14-18 fait rage entre la Triple-Entente(1) et les Empires centraux(2), et que des millions d’hommes meurent au combat au nom d’intérêts contradictoires de la bourgeoisie, la révolution russe de 1917 est un séisme politique d’une importance capitale pour le mouvement ouvrier et le communisme révolutionnaire. Dans les dures conditions de la guerre et du désastre économique, le prolétariat russe se soulève et renverse le tsarisme.

Pour les travailleurs du monde entier, soumis à l’exploitation quotidienne des patrons et des financiers, la Révolution d’Octobre suscite un immense espoir : l’un des plus grands pays de la planète est gouverné par des ouvriers, des paysans, des employés ! Pour la première fois dans l’histoire de l’Humanité, le prolétariat est au pouvoir !

 

***********

En février 1917, les grèves et manifestations insurrectionnelles à Petrograd poussent le tsar à abdiquer. Un gouvernement provisoire favorable à la bourgeoisie est alors formé, mené par Kerenski. Mais dans le même temps le soviet(3) de Petrograd est créé, et des soviets d’ouvriers et de soldats se forment rapidement dans les grandes villes puis dans les campagnes. Dans les soviets, les classes populaires se réunissent pour discuter mais aussi pour autogérer toute une partie de la vie locale.

Le gouvernement provisoire bourgeois (favorable à une économie libérale, comme aujourd’hui en France) ne veut prendre aucune mesure trop radicale, pas même la proclamation de la République et il refuse les revendications des soviets (la paix, la terre aux paysans, la journée de 8 heures...). Dès lors l’opposition est entièrement constituée de « socialistes » (même si le premier parti, le parti Socialiste-Révolutionnaire (SR), est davantage une force petite-bourgeoise).

Les dirigeants bolcheviks présents en Russie (Kamenev, Staline, Molotov...) suivent les autres socialistes, considérant que leur ligne de soutien à la révolution bourgeoise passe par le soutien au gouvernement provisoire. Mais de retour d’exil, Lénine s’oppose à cette ligne de collaboration avec les socio-démocrates et fait aussitôt paraître ses Thèses d’avril. Il soutient qu’il faut dénoncer le gouvernement provisoire comme incapable de satisfaire les revendications démocratiques, ouvrières et paysannes, et il revendique « tout le pouvoir aux soviets », pour créer un Etat « du type de la Commune de Paris ». En s’appuyant sur la base ouvrière, il parvient à faire changer l’orientation de son parti.

 

La révolution d’Octobre marque la seconde phase de la Révolution russe de 1917, après la révolution bourgeoise de février. Son point d’orgue est l’insurrection du 24-25 octobre. Appuyé sur les soviets, le parti bolchevik de Lénine réussit à donner une direction politique de classe qui mène en octobre à la première vraie révolution prolétarienne de l’Histoire, laquelle engendrera une vague révolutionnaire en Europe.

 

Dans les villes russes, beaucoup d’ouvriers se mettent en grève, mais les plus avancés considèrent déjà ce mode d’action comme dépassé et se rallient à l’objectif de l’insurrection.  Lénine, avec l’appui de Trotski, parvient le 10 octobre à rallier une majorité à une motion qui met à l’ordre du jour immédiat la préparation de l’insurrection. Le soviet de Petrograd décide la création d’un Comité militaire révolutionnaire (CMR) qui coordonne les soldats fidèles aux soviets. Une section de gardes rouges (ouvriers armés) est également créée.

Le 24 octobre, les défections de troupes continuent parmi celles qui étaient jusque-là contrôlées par le gouvernement bourgeois de Kerenski. Dans la nuit du 24, le CMR fait occuper les centres névralgiques de Petrograd : ponts, gares, banque centrale, centrales postale et téléphonique. Des troupes et des officiers sont arrêtés et désarmés. Parfois, les bolcheviks font preuve d’une trop grande indulgence : sûrs de leur force, ils espèrent le moins de violence possible ; ils auront plus d’une fois à le regretter par la suite, pendant la guerre civile.

Le matin du 25 octobre, le CMR annonce qu’il a pris le pouvoir et que le gouvernement est démis. En fait, celui-ci siège toujours au Palais d’hiver, dont la prise a été retardée. Dans la journée, le siège du gouvernement bourgeois est évacué sans arrestation. La prise de la capitale s’est globalement déroulée dans le calme, causant seulement 5 morts et quelques blessés. Pendant l’insurrection, les tramways continuent à circuler, les théâtres à jouer, les magasins à ouvrir.

La seule tâche qui reste est donc la prise du Palais d’hiver. Le dispositif de défense du Palais d’hiver est en déliquescence, les junkers et les cosaques(4) ne savent pas quelle attitude adopter. Dans la nuit, suite à une canonnade purement démonstrative de l’Aurore(5), le Palais d’hiver tombe sans combat, et le gouvernement est arrêté, à l’exception de Kerenski qui a réussi à s’enfuir vers le front.

 

Le Congrès des soviets se réunit le matin du 25, et Lénine déclare que le pouvoir est désormais aux mains des soviets et qu’il s’agit « d’édifier l’ordre socialiste ». Les premières mesures politiques du nouveau pouvoir sont prises par le Congrès lui-même, dans la nuit du 26 au 27. En 33 heures sont prises des mesures que le gouvernement provisoire bourgeois n’avait pas prises en 8 mois d’existence :

- appel à tous les pays belligérants pour mettre fin à la guerre et discuter d’une paix juste et démocratique

- décret qui affirme que la terre appartient à ceux qui la cultivent

- création du nouveau gouvernement, le « soviet des commissaires du peuple »

De nombreuses autres réformes furent lancées dans les jours ou les mois suivants :

- Décret instaurant le contrôle ouvrier dans les usines, journée de 8 heures et semaine de 48h,

- Annulation de la dette publique russe et nationalisation des banques et des grandes industries.

- Fin de toute discrimination en fonction de la nationalité et droit à l’autodétermination(6)

- Egalité complète des droits pour les femmes, affirmation de l’égalité des salaires et mesures sociales pour transformer la famille. Fin de la discrimination à l’égard des enfants illégitimes. Dépénalisation de l’homosexualité. Légalisation de l’avortement en 1920. 

- Mesures volontaristes pour alphabétiser la population et favoriser l’éducation. Suppression des frais universitaires

 

La prise de Moscou fut plus violente, et dura du 28 octobre au 2 novembre. Les bolcheviks occupent le Kremlin puis la direction locale hésite et signe une trêve avec les autorités socio-démocrates locales avant d’évacuer le bâtiment. Les troupes du gouvernement bourgeois en profitent alors pour abattre à la mitrailleuse 300 gardes rouges désarmés, sous les ordres du maire social-démocrate Roudnev. Les socio-démocrates s’associent à des monarchistes pour mener une sanglante répression contre le peuple. Il faudra une semaine de combats acharnés avant que les bolcheviks, conduits par Boukharine, ne s’emparent finalement de la ville.

 

L’une des premières tâches du gouvernement révolutionnaire sera de mettre fin à la guerre avec l’Allemagne, qui a ruiné le pays et décimé les troupes russes. Le traité de Brest-Litovsk fut signé le 3 mars 1918 entre les gouvernements des Empires centraux, menés par l’Empire allemand et la jeune République russe bolchevique, et mit fin aux combats sur le front de l’Est.

***********

Des étrangers présents en Russie adhèrent activement à la révolution d’Octobre(7). En mars 1919, André Marty et Charles Tillon mènent la mutinerie de la flotte française en mer Noire contre l’intervention contre les bolchéviks. Certains prisonniers de guerre des Empires centraux, convertis au bolchevisme pendant leur captivité en Russie, se sont faits les propagateurs de la révolution à leur retour au pays : le Yougoslave Josip Broz, futur maréchal Tito, n’est que l’exemple le plus célèbre.

 

La révolution d’Octobre n’est d’abord perçue que comme une péripétie politique après bien d’autres. La bourgeoisie est rassurée, Kerenski est l’un des leurs. Ensuite, ni l’Entente (Français et Anglais) ni les Empires centraux ne croient au début à la durée du nouveau pouvoir bolchevik. Après le draconien traité de Brest-Litovsk, l’Entente intervient sur le territoire russe contre les bolcheviks pour empêcher la disparition du front oriental, le reproche principal fait aux bolcheviks étant leur « trahison » de l’alliance. Après l’armistice de Rethondes en 1918, c’est la révolution en tant que telle qui est combattue par les bourgeoisies occidentales.

 

Aux États-Unis, la red scare ou peur des « Rouges » marque les années d’immédiat après-guerre et contribue aux réactions autoritaires, puritaines et xénophobes (les migrants sont perçus comme des porteurs potentiels du « virus » bolchevique) qui marquent les années 1920. En Allemagne, en Hongrie, en Italie, les forces conservatrices, nationalistes ou fascistes, parfois alliées pour un temps à des sociaux-démocrates, se battent pour réprimer par la violence le « bolchevisme » (un mot d’ailleurs élastique, sous lequel ils finissent par regrouper abusivement tout partisan d’un changement social, voire n’importe quel adversaire). En 1919, la peur et la haine du bolchevisme et de la révolution d’Octobre, de ses avatars et de son extension possible jouent un rôle non négligeable dans la formation des idéologies et des mouvements de Benito Mussolini en Italie et d’Adolf Hitler en Allemagne.

Dans les pays colonisés, la révolution d’Octobre suscita aussi des espoirs importants parmi les travailleurs colonisés.

 

De nos jours, la bourgeoisie (de l’extrême droite aux socialistes) a toujours aussi peur du «bolchévisme » (communisme). 

En témoigne la propagande qui sévit à travers les nombreux documentaires ou articles destinés à dénaturer ou falsifier les faits historiques afin de mieux déconsidérer tous les régimes favorables aux travailleurs et aux plus pauvres (l’URSS bien sûr, mais aussi Cuba ou le Venezuela par exemple). Bref, tous les régimes qui remettent en cause le droit de la bourgeoisie de pouvoir exploiter les travailleurs sans aucune retenue. Mais ils ont toujours des Macron, des Merkel  ou des Trump dans leur manche pour sauvegarder leurs intérêts contre les aspirations populaires....

 

 

Bernard Giusti

15-10-17

article paru dans l'Anti-Casse n°16, le journal de la CGT Cochin

 

1 - Alliance de la France, du Royaume-Uni et de la Russie impériale

2 - Allemagne, Autriche-Hongrie, Empire ottoman et Bulgarie

3 - « conseil », en russe

4 - Troupes pro-tsaristes

5 - Canonnière qui s’est ralliée au peuple

6 - Au cours des années suivantes 5 états indépendants furent créés, et au sein de la fédération russe 17 républiques autonomes et régions furent établies.

7 - Ainsi son futur historien, le journaliste américain John Reed, qui publia le livre «Dix jours qui ébranlèrent le monde»

commentaires

Tests auditifs : La CGT Cochin a gagné !

Publié le 2 Novembre 2017 par Bernard Giusti dans Articles politiques et syndicaux

Tests auditifs : La CGT Cochin a gagné !

 

 

   En mai 2016, la Direction de Cochin avait diffusé une note imposant aux Auxiliaires de Puéricultures (AP) et aux Aides-Soignantes (AS) de réaliser les tests auditifs sur les nouveau-nés (tests normalement réalisés par les sages-femmes ou les orthophonistes) avec obligation d’en porter les résultats sur le carnet de santé et d’en informer les parents.

Nos collègues AP et AS en avaient immédiatement informé la CGT Cochin, car cela générait pour elles une surcharge de travail importante. La CGT Cochin avait en outre mis en avant que la retranscription sur le carnet de santé et l’information aux parents engageaient la responsabilité légale des AP et des AS, ce qui était inadmissible, d’autant que les tests auditifs peuvent produire des « faux positifs ».

   Autrement dit, l’administration demandait aux AP et aux AS de prendre la responsabilité de signer et d’annoncer des résultats potentiellement faux, quitte à être poursuivies en justice !

   La CGT Cochin, notamment lors de CHSCT, signifia à la direction de Cochin, à l’époque Mme Breton, son opposition totale à cette note de service, arguant que :

- les tests auditifs ne faisaient pas partie des missions des AP et des AS ;

- que l’inscription sur le carnet de santé et l’information aux parents relevaient d’un acte médical et pouvait entraîner des poursuites légales en cas d’erreur ;

- que le cahier des charges de l’établissement ne prévoyait pas ce genre de glissement de tâches ;

- que de toute façon cela entraînait une surcharge de travail importante pour les AP et les AS qui, comme tout le personnel de soins dans l’hôpital, étaient déjà surchargées.

   La Directrice choisit, avec l’appui de l’encadrement, de mépriser ouvertement la CGT Cochin, allant jusqu’à déclarer que même si nous allions devant le Tribunal Administratif (TA) elle s’en fichait… La Direction avait donc maintenu cette note de service et s’était engagée dans un bras-de-fer avec la CGT Cochin.

   La CGT Cochin, pour défendre les agents, n’a pas hésité à poursuivre la Direction devant le TA.

   Dans un premier temps, le TA a décidé que ces tests auditifs pouvaient être réalisés par des AP et des AS, mais uniquement au volontariat et à la stricte condition qu’elles bénéficient d’une formation adéquate. Ce qui n’a pas empêché la Direction de faire pression sur les agents (ce qui évitait d’embaucher un orthophoniste…).

   Nous avons eu connaissance vendredi 27 octobre du jugement définitif du TA : La note de service est annulée et l’APHP est condamnée à verser 1500 euros à la CGT Cochin !

 

Article 1er : La note du 13 mai 2016 du directeur des soins et des activités paramédicales des hôpitaux universitaires de Paris Centre relative aux conditions dans lesquelles le dépistage de la surdité du nouveau-né sera pratiqué dans les services de suites de couches des établissements hospitaliers est annulée.

Article 2 : L’Assistance publique-Hôpitaux de Paris versera au syndicat CGT de l’hôpital Cochin une somme de 1 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

 

La CGT Cochin n’est pas procédurière, mais lorsqu’il s’agit de défendre les agents elle est prête, et le sera toujours, à utiliser tous les moyens dont elle dispose !

 

Marise Dantin  & Bernard Giusti

article paru dans l'Anti-Casse n°16, le journal de la CGT Cochin

commentaires