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  le blog de Bernard Giusti

Articles littéraires (romans, nouvelles, poésies, essais, sciences humaines) ) politiques et syndicaux

Nouvelles en revues, collectifs...

Publié le 1 Janvier 2007 par Bernard Giusti dans Nouvelles

Nouvelles en revues, collectifs...

Bug, nouvelle, in revue Chemins de Traverse n°0, Paris¸ juin 1998

Roue libre, nouvelle, in revue CCAS Infos, Paris¸ nov. 2001

Résistance, nouvelle, in 10 auteurs, 10 mots, Espace Pandora, Lyon, mars 2003

Les chiens, nouvelle, revue Bien-dire, n°31, Ed. Entrefilet, Lyon, nov.-déc. 2003 / Chemins de Traverse n°28, mai 2006

Le tunnel, nouvelle, in supplément journal Lyon Capitale n°467, Lyon, 10 mars 2004

L?Etrangère, nouvelle, revue Harfang, n°25, Angers, novembre 2004

Jour de pluie, nouvelle, revue CCAS-Infos, Paris, mai 2006

I cani, traduction de la nouvelle "Les chiens", in revue Osservatorio Letterario n°51-52, Ferrara, Italie, septembre-octobre 2006

 

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Poèmes en revues, collectifs

Publié le 1 Janvier 2007 par Bernard Giusti dans Poésie

Naguère encore, poème, in revue Chemins de Traverse n°3, Paris¸ mars 1999

 Clartés, poème, in revue Chemins de Traverse n°5, Paris¸ septembre 1999

  Plusieurs poèmes dans la revue Arcoiris, bilingue franco-espagnol, n°22, Toulon, 2002

 Raconte pas ta vie, poème in Actes de naissance, Ed. La Passe du Vent, Lyon, janvier 2003

 Plusieurs poèmes dans la revue Soleils et Cendren°64, Avignon, 2003

 Montfaucon, texte poétique in J'ai embrassé l'aube d'été  - sur les pas d'Arthur Rimbaud, collectif, Ed. La Passe du Vent, Lyon, mai 2004

 Homme Bleu, poème, in CD Le Smoke, Paris¸ décembre 2004

 Quatre poèmes in L'Heure Injuste, anthologie poétique, Ed. La Passe du Vent, février 2005

 Deux poèmes, in A vos plumes les poètes, recueil collectif de poésie, Ed. du Bout de la Rue, mars 2007

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"Les eaux étroites" de Julien Gracq

Publié le 20 Décembre 2006 par Bernard Giusti dans Critiques

Les eaux étroites : le titre que Julien Gracq a donné à ce petit livre n'est évidemment pas sans rappeler celui d'André Gide, La porte étroite. Et ce n'est pas un hasard.

 

"Presque tous les rituels d'initiation, si modeste qu'en soit l'objet, comportent le franchissement d'un couloir obscur […]" : au fil de l'Evre, le récit se partage entre la nostalgie des souvenirs et la navigation initiatique, n'obéissant qu'aux seules lois d'une rêverie qui s'ordonne sur le cours de la rivière. Et si le parcours des eaux prend parfois des chemins sombres et vaguement inquiétants, on comprendra que ce "couloir obscur" dont parle Gracq n'est autre que celui de la mémoire, qui se reconstitue en retrouvant pas à pas cette capacité propre à l'enfance, et nécessaire aux écrivains et aux artistes, la capacité de s'étonner, au sens philosophique du terme, et ce faisant de vivre l'instant comme un perpétuel mystère.

 

Classique, le style de Julien Gracq est impeccable, et ce petit récit séduit non par son originalité, mais par la qualité humaine qui s'en dégage et qui nous rappelle, au besoin, que chaque instant peut être un instant de magie.

 

Bernard Giusti

 

Julien Gracq, Les eaux étroites, José Corti éd., 1976

In Chemins de Traverse n°30, revue de L’Ours Blanc et de L’Homme Bleu, décembre 2006

 

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Domenico Losurdo - Gramsci - Du libéralisme au "communisme critique"

Publié le 17 Octobre 2006 par Bernard Giusti dans Textes divers - manifestes..., Ma bibliothèque, Essais

Domenico Losurdo - Gramsci - Du libéralisme au "communisme critique"
Domenico Losurdo - Gramsci - Du libéralisme au "communisme critique"

Domenico Losurdo - Gramsci - Du libéralisme au "communisme critique", Syllepse, 2006

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Marie-Agnès et Bernard à Aurillac

Publié le 20 Août 2006 par Bernard Giusti dans bernardgiusti

Marie-Agnès & Bernard au Festival International de Théâtre de Rue d'Aurillac

 

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Manifeste actualiste

Publié le 11 Septembre 2005 par Bernard Giusti dans Textes divers - manifestes...

Manifeste actualiste, Sonia Viel, Bernard Giusti, Annie Maurer, Jean-Michel Platier, Thierry Renard, Valère Staraselski, Ed. Bérénice, coll. Alix, septembre 2005

 

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Antoine et Bernard

Publié le 15 Août 2005 par Bernard Giusti dans bernardgiusti

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Aragon, la liaison délibérée, de Valère Staraselski, par Bernard Giusti

Publié le 1 Juin 2005 par Bernard Giusti dans Critiques, Essais, bernardgiusti

Aragon, la liaison délibérée, de Valère Staraselski, par Bernard Giusti
Aragon, la liaison délibérée, de Valère Staraselski, par Bernard Giusti
Aragon, la liaison délibérée, de Valère Staraselski, par Bernard Giusti
Aragon, la liaison délibérée, de Valère Staraselski, par Bernard Giusti
Aragon, la liaison délibérée, de Valère Staraselski, par Bernard Giusti

Aragon : les liaisons dangereuses ?, critique de Aragon, la liaison délibérée, de Valère Staraselski,

Chemins de Traverse n°28, juin 2005 / Vendémiaire n°19, novembre 2005 /

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Toyota, l'usine du désespoir - Kamata Satoshi

Publié le 1 Juin 2005 par Bernard Giusti dans Ma bibliothèque, sciences humaines

Toyota, l'usine du désespoir - Kamata Satoshi

Kamata Satoshi est un journaliste japonais né le 12 juin 1938. Ouvrier dans une imprimerie à l'âge de 18 ans, il est licencié après avoir voulu y créer un syndicat. Il suit alors des cours de littérature japonaise à l'université Waseda. Par la suite, il devient journaliste et écrivain.

 

Publié en France en 1976 par les Editions Ouvrières, ce livre fut une référence pour un grand nombre de militants post-68. A l’époque certains estimaient (surtout dans les milieux maoïstes) que l’expérience de l’usine était nécessaire pour appréhender vraiment la réalité prolétarienne. Discours évidemment de petits-bourgeois. Pour ma part, si j’ai travaillé aux champs, puis en usine (entre autres), ce fut non par engagement prolétarien, mais parce que je n’avais guère le choix.

Ce livre me marqua par sa justesse. Le cadre choisi, l’usine Toyota (alors citée comme usine de pointe par les économistes de l'époque), accentue encore le processus d’asservissement des travailleurs, et met clairement en avant la façon dont le travailleur est broyé dans les processus de production.

 

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De l'occultation de l'histoire au roman historique

Publié le 1 Juin 2005 par Bernard Giusti dans Articles, Articles politiques et syndicaux, Histoire, bernardgiusti

De l'occultation de l'histoire au roman historique

juin 2005

J'ai déjà dénoncé dans de précédents articles une volonté politique visant à occulter l'histoire. Bien que cette volonté émane directement du projet néolibéral, et tende donc à la mondialisation, ce phénomène est très sensible en France, et touche tous les domaines de la culture. En France, les « produits culturels » semblent sortir littéralement du néant tant leurs filiations historiques sont soigneusement passées sous silence. Certes, l'histoire a toujours été affaire d'interprétation, quelles que soient les époques et les pays. Mais dès le début du XIXe siècle, et surtout au XXe siècle, la tendance en la matière était plutôt, quoi qu'on en pense, à l'objectivation.

 

Or, depuis plusieurs décennies on a vu apparaître, essentiellement au départ dans les pays anglo-saxons, des tentatives de réécriture de l'histoire au mépris des faits historiques avérés. Bien sûr, ce type de « réécriture » n'est pas l'apanage des anglo-saxons, puisqu'on le retrouve notamment dans toutes les approches religieuses de l'histoire. Par ailleurs, la frontière entre interprétation et réécriture a toujours été bien mince, et ce dans tous les domaines de la connaissance, puisque après tout la perception du monde est toujours affaire d’interprétation. Mais il y a une grande différence entre interpréter et dire n’importe quoi. Comme l’écrivait Freud, rien ne nous empêche de dire que le centre de la terre est constitué de marmelade, puisque personne n’a les moyens d’aller y voir.

 

Lors des dernières décennies c'est à une systématisation de cette réécriture de l’histoire que l'on a assisté. Aujourd'hui, l'histoire semble se réduire aux célébrations officielles et à l'événementiel. L'histoire analytique, la mise en perspective intégrant toutes les données historiques, économiques et sociales, a généralement, surtout au niveau des médias et des ouvrages de vulgarisation, laissé la place à une histoire événementielle plus propice aux manipulations. Et en fin de compte, nombre d'études historiques ressemblent plutôt à des romans historiques tant les interprétations de l'histoire qui y sont présentées relèvent plus de l'imagination des auteurs que des faits historiques eux-mêmes (1).

 

Bien évidemment, de telles pratiques sont la porte ouverte à toutes les dérives, notamment aux dérives révisionnistes. Rien d'étonnant à cela si l'on considère que ce néolibéralisme que l'on veut nous imposer à l'échelle mondiale n'est somme toute que l'expression économique du fascisme, lequel repose sur des présupposés racistes (ou à tout le moins évolutionnistes). Rien d'étonnant non plus à ce que nous assistions à l'heure actuelle à une offensive généralisée contre toutes les valeurs humanistes. Le révisionnisme gangrène aujourd'hui toutes les sociétés.

 

Après avoir bénéficié du soutien direct ou indirect des médias (radios, télévisions, journaux, éditions...), des « affaires » de plus en plus fréquentes montrent qu'il gagne les institutions. Nous devons combattre cette tentative de révision généralisée de l'histoire qui vise à légitimer un système mondial, économique, politique et social, contraire à la dignité et fossoyeur de toutes les libertés. Négationnisme et révisionnisme sont à la pointe de cette vaste entreprise de tromperie et d'asservissement. Ne nous y trompons pas : vouloir par exemple faire passer l'horreur de la traite des esclaves pour une « banale » tradition historique régionale, c'est vouloir faire de nous tous des esclaves.

 

Bernard Giusti

 

(1) Cette confusion est si prégnante à l’heure actuelle dans nos sociétés que des ouvrages de fiction tel le fameux « Le Code da Vinci » est perçu par nombre de lecteurs comme un réel ouvrage historique…

 

Publié dans Chemins de Traverse n°27, juin 2005 / blog Vendémiaire, juillet 2005

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