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  le blog de Bernard Giusti

Articles littéraires (romans, nouvelles, poésies, essais, sciences humaines) ) politiques et syndicaux

"Sur les murs" - Bernard Giusti

Publié le 8 Mai 2025 par Bernard Giusti dans bernardgiusti, Poésie, Photos, Peinture et dessins

"Sur les murs" - Bernard Giusti

SUR LES MURS

recueil dédié à ma compagne Pascale Cherrier
 

publié par les Éditions de L'Homme Bleu

entièrement couleur

52 pages, 15 euros (10 euros + FP),

format A4 à l'italienne

couverture de Roxane Maurer

avec en intérieur les œuvres de 15 artistes

"Sur les murs" - Bernard Giusti

ARTICLES :

"D'une justesse absolue" par Valère Staraselski

"Un texte rare et beau" par Francis Vladimir

"Une incandescente beauté" par Danièle Gasiglia-Laster

"Par-delà la souffrance et le silence" par Alain Toulmond

"Douceur, mélancolie et révolte" par Brigitte Guilhot

"Une présence lumineuse" par Marguerite Jargeaix

"Un immense chant d'amour" par Sarah Mostrel

"J'ai lu SUR LES MURS" par Janine Delorme

"Comme on écrit contre les murs" par Michel Diaz

 

COMMENTAIRES :

Un formidable et excellent huis-clos. « Sur le fond : tes poèmes comme d'habitude très beaux... le texte laisse le sentiment de désespoir, de solitude et de révolte... rien ni personne n'y pourra rien... tu préviens au début que c'est écrit dans ce huis-clos de solitude et d'absence... c'est vrai le texte est par-lui même un huis-clos... la lectrice que je suis reste à distance de ce qui s'est passé, elle est derrière la porte, elle peut s'identifier aux soignants ou aux croque-morts, à ceux qui ont poussé la porte mais sont restés malgré tout derrière au dehors... au dehors du huis-clos...  les mots passent entre les barreaux certes mais l'essentiel reste derrière... l'intimité... ce qui explique qu'ils s'envolent avec le vent, effleurent la lectrice au passage, la touchent mais elle n'ose pas les retenir, ils appartiennent au dedans...  elle les laissera s'envoler... c'est donc un formidable et excellent huis-clos. Sur les murs ? ou derrière les murs ... »   Marie-Agnès Roch

« Que ton hommage à ta Pascale est MAGNIFIQUE. Vous vous étiez trouvés c'est beau. »   Sophie Lepetit

"Un grand merci, j'ai bien reçu l’hommage à ta compagne, c'est un superbe travail ! Elle doit être fière !" François Lebert

« Un livre d’artiste pour celle que l’on n’oublie pas. La belle poésie réussit à chanter sous la douleur. Bernard Giusti lutte dans le vide et le silence de son grand amour. » Camille Aubaude

« Un récit très dépouillé et puissant. A partir d’un drame personnel, Bernard Giusti résume le problème universel de la perte d’un être cher. » Jean-Marie Monod

"Tout être aimerait recevoir un message plein d'amour comme celui que tu lui a écrit, merci pour elle, merci pour nous." Catherine Soulas

"Merci encore pour ce beau recueil et les textes qui sont magnifiques. Tes textes sont très émouvants, c'est un bel hommage à Pascale, je comprends aussi que ce n'est pas facile de reprendre une vie sans la personne aimée, il faut du temps et beaucoup de courage. Le texte que tu as écris est un cri d'amour et aussi un appel aux jours nouveau. Comme tu le dis résistons, résistons aux moments les plus durs, résistons  !" Stéphanie Sillard

"Reçu, ce jour, ton très beau et émouvant livre en hommage à ta compagne disparue. Merci de m'avoir demandé d'y participer. " Monique Marta

"Merci Bernard Giusti pour tes mots si beaux (j'ai mis plusieurs jours à lire ton livre tant l'émotion est forte en le lisant). Merci aussi de m'avoir invitée à y faire figurer une de mes broderies." Isabelle Pulby

"Un très beau livre que j'ai lu avec émotion." Piet Lincken

"J’ai lu ce livre avec beaucoup de plaisir et d’émotion. Il est vrai que mon petit tableau a perdu de ses couleurs, mais quelle importance à côté de tes mots sublimes pour Pascale. Je ressens ta tristesse et ton désarroi. Je suis très fière de faire partie de ce recueil. Merci de me l’avoir demandé" Ann Calvert

"J'ai commencé à lire et j'ai pleuré; [...] Quelle belle prose et poésie mêlées [...]"  Sylvie Delabesse

"Sur les murs" - Bernard Giusti
"Sur les murs" - Bernard Giusti

Commandes :

 

Envoyez un chèque à l'association L’Ours Blanc (28 rue du Moulin de la Pointe, 75013 Paris)

 

Chèques libellés à l'ordre de "L'Ours Blanc"

"Sur les murs" - Bernard Giusti
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Bienvenue sur mon blog !

Publié le 5 Février 2023 par Bernard Giusti dans bernardgiusti

 

Bien que ce blog ait été créé il y a déjà plusieurs années, je n'ai jamais eu beaucoup de temps pour le garder à jour.

Je m'y suis attelé, et je l'étoffe petit à petit, à la fois avec des publications anciennes et avec de nouvelles publications dues notamment à des rencontres heureuses au fil des jours.

Le Blog va donc se développer peu à peu.

Merci de votre visite, et surtout, n'hésitez pas : abonnez-vous !

Bernard Giusti

 

Présentation :

http://bernardgiusti.over-blog.com/preview/3fb19c5491417151a2d8b93752d889ea5b226d3f

 

Sur Facebook retrouvez aussi la page "Les vidéos de Bernard Giusti"

https://www.facebook.com/Vid%C3%A9os-de-Bernard-Giusti-118187026724780/?ref=page_internal

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Turquie : Découverte de la plus ancienne épave au monde au large de Kekova

Publié le 15 Octobre 2026 par Bernard Giusti dans sciences humaines

Turquie : Découverte de la plus ancienne épave au monde au large de Kekova

Des archéologues ont mis au jour, au large du sud de la Turquie, une épave de l’âge du bronze ancien, vieille de 4400 à 4700 ans. Sa cargaison, composée de plus de 30 récipients en céramique, pourrait apporter de nouveaux éléments sur les échanges commerciaux en Méditerranée à l’époque des premières grandes civilisations.

Une découverte archéologique majeure a été faite au large de l’île de Kekova, dans la province d’Antalya, en Turquie. Une équipe de chercheurs a révélé l’existence d’une épave considérée comme la plus ancienne connue au monde, avec un âge estimé entre 4400 et 4700 ans, ce qui la rend contemporaine de la construction de la grande pyramide de Gizeh, en Égypte.

Située à environ 30 mètres de profondeur, sur une pente sous-marine proche du littoral, l’épave aurait appartenu à un navire marchand d’une dizaine de mètres de long. Si sa structure en bois n’a pas été conservée, sa cargaison repose encore sur le fond marin. Les archéologues ont notamment identifié trois grandes ancres en pierre et plus de 30 récipients de stockage en céramique, appelés amphores.

L’expédition, dirigée par Hakan Öniz, professeur à l’université Akdeniz et responsable de l’Association d’archéologie méditerranéenne, a estimé l’âge de l’épave grâce à l’analyse de la forme des récipients. En l’absence de bois, une datation au radiocarbone n’était pas possible. Les amphores présentent toutefois des caractéristiques — deux anses, une partie centrale saillante et un fond plat — comparables à celles d’objets d’âge connu retrouvés en Égypte et au Moyen-Orient.

Des résidus encore présents dans les amphores

Autre élément notable : certains récipients ont conservé des traces de leur contenu après des millénaires sous l’eau. Karin Sowada, archéologue à l’université Macquarie, en Australie, a examiné les amphores remontées à la surface et constaté la présence de résidus épais et brillants.

Les chercheurs tentent désormais d’en déterminer la nature. Il pourrait s’agir d’huile d’olive, de vin ou de résines végétales. Une autre hypothèse est que les récipients aient été réutilisés à plusieurs reprises, ce qui compliquerait l’identification de leur contenu initial.

Ces vestiges pourraient contribuer à une meilleure compréhension des marchandises transportées à travers la Méditerranée durant l’âge du bronze ancien, ainsi que des pratiques commerciales de cette période.

Un témoignage sur les échanges en Méditerranée

Selon les archéologues, le navire a probablement entamé son voyage quelque part sur la côte orientale de la Méditerranée. Sa destination était peut-être la région de Troie, dans le nord-ouest de l’actuelle Turquie, ou la Crète, où s’est développée la civilisation minoenne. Ces itinéraires restent des hypothèses.

La zone de Kekova est connue pour ses nombreux naufrages, favorisés par les courants et les vents. Les chercheurs y étudient depuis des années les vestiges de navires ayant sombré au fil des siècles.

L’épave est placée sous la responsabilité du ministère turc de la Culture. Les objets récupérés doivent être présentés au futur musée d’archéologie sous-marine de la Méditerranée, à Antalya, dont l’ouverture est annoncée dans les prochains mois.

Cette épave est antérieure à celle de l’île grecque de Dokos, jusqu’ici tenue pour la plus ancienne connue, datée d’environ 4200 ans. Elle se distingue toutefois des épaves plus récentes dont la structure en bois a été préservée, comme celle découverte en mer Noire au large de la Bulgarie, qui remonte à quelque 2400 ans.

 

RT France

https://reseauinternational.net/turquie-decouverte-de-la-plus-ancienne-epave-au-monde-au-large-de-kekova/

 

 

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"L’Adieu aux Rois" de Valère Staraselski

Publié le 5 Mai 2026 par Bernard Giusti dans Critiques, Ma bibliothèque, Romans et littérature générale, bernardgiusti

"L’Adieu aux Rois" de Valère Staraselski

(vient d'âtre réédité)

 

Publié après Une Histoire Française, l’Adieu aux Rois n’en est pourtant pas, à proprement parler, « la suite » tant les deux romans sont différents, aussi bien dans la construction que dans l’objet. Si bien sûr l’Histoire les relie (Une Histoire Française se termine deux mois avant juillet 1789, l’Adieu aux Rois porte sur 1793 et début 1794), Valère Staraselski ne vise pas le même but.

 

Ainsi dans Une Histoire Française l’auteur dresse-t-il un saisissant portrait, très documenté, de la société de l’Ancien Régime à la veille de la Révolution, un portrait historique, sociologique, philosophique et politique. Les germes de la Révolution sont bien présents et en fermentation, mais le peuple reste dans sa grande majorité attaché à la royauté.

 

Dans l’Adieu aux Rois, la Révolution a eu lieu et elle s’installe avec tous les soubresauts que l’on sait. 1793 sera l’année où la Nation rompt définitivement avec la royauté. Louis XVI a été décapité le 21 janvier 1793, Marie-Antoinette le sera le 16 octobre 1793. La Révolution avait supprimé les représentants de la royauté, il lui restait à opérer la rupture symbolique pour s’en affranchir définitivement.  La décision de détruire les tombeaux royaux et de regrouper les dépouilles des rois dans deux fosses communes sera exécutée en août et en octobre 1793. Des actes qui horrifieront et marqueront les esprits bien-pensants de l’époque, et d’aujourd’hui encore, mais qui furent nécessaires au regard de l’Histoire.

 

 

Tout le roman se déroule à travers les conversations de trois personnages, déjà présents dans Une Histoire Française, avec l’organiste de la basilique de St Denis, qui a assisté aux évènements. Avec son talent habituel, Valère Staraselski met en parallèle les prises de position de Maximilien Robespierre et les profanations de St Denis. Dans cette période tourmentée de la Révolution, Robespierre garde avec courage et lucidité un cap intangible : assurer et enraciner une fois pour toutes la République, laquelle est assiégée par ses ennemis, dont une grande partie de la noblesse réactionnaire qui s’est alliée avec les pays étrangers contre la Nation.

 

 

Certains verront sans doute dans l’Adieu aux Rois une « réhabilitation » de Robespierre, puisqu’il semble que pour un grand nombre de nos contemporains, aveuglés par la propagande de la bourgeoisie, le rôle de Robespierre dans la Révolution se réduit à être l’un des artisans de la Terreur. En réalité, Valère Staraselski a simplement rendu à la politique menée par Robespierre la dimension historique à laquelle elle a droit. En conséquence, le roman apparaît avant tout comme une défense de l’idée républicaine, de la République et de la Nation. Défense dont on a grand besoin à notre époque où la propagande de la bourgeoisie au pouvoir multiplie les assauts contre la Nation, allant jusqu’à des tentatives de réhabilitation de tous les ennemis de la République. Ce fut le cas récemment avec Sarkozy voulant réhabiliter Louis Renault, collaborateur des nazis. C’est le cas avec les films, les articles et les livres qui se multiplient ces derniers temps pour tenter de nous faire accroire que Marie-Antoinette, Louis XVI et toute la clique de l’Ancien Régime étaient après tout de braves gens. En réalité, ils étaient avant tout les représentants et les bénéficiaires d’un système détestable.

 

 

Bernard Giusti

 

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Une histoire française - Valère Staraselski

Publié le 5 Mai 2026 par Bernard Giusti dans Critiques, Romans et littérature générale, Ma bibliothèque, bernardgiusti

Une histoire française  - Valère Staraselski

L'excellent roman historique de Valère Staraselski a été réédité ainsi que sa suite historique "L'adieu aux Rois !

Que les Lumières soient

Janvier 1789 : à la suite d'un accident, un avocat parisien, Marc-Antoine Doudeauville, éprouve le besoin de narrer ses souvenirs. Il fait appel à un jeune homme de lettres, Georges de Coursault, afin de lui dicter ses mémoires.  De cette narration, mais aussi de la relation entre les deux hommes, naîtront une vaste fresque historique, couvrant les années 1766 à 1789, et un roman passionnant.

Valère Staraselski nous brosse le tableau saisissant d'une société en pleine mutation, perdant peu à peu ses valeurs traditionnelles et partant à la dérive. On sera sans doute étonné par " l'étrange modernité " des sentiments qui agitent les personnages et par les similitudes entre cette époque et la nôtre. Mais ces ressemblances ne doivent rien à un artifice d'écrivain, et c'est là toute la force de l'auteur, qui a su éviter les pièges de "l'historiocentrisme" (comme il peut y avoir un ethnocentrisme). Les personnages principaux, tous attachants et émouvants - Doudeauville et Coursault, bien sûr, mais aussi Constance, Julie, Sébastien, Maisonseule… - pensent et raisonnent avec les valeurs et selon les critères de leur époque, mais sans "l'empoussiérage de l'esprit" si courant dans les romans historiques.

Roman historique, certes, et le lecteur se délectera des intrications entre la petite et la grande histoire. Mais roman philosophique, tant la dialectique qui s'instaure entre le lecteur et le texte est permanente. Une dialectique qui n'est pas sans rappeler celle qui peut naître par exemple à la lecture de Zadig ou de Jacques le fataliste. Le style très pur de Valère Staraselski permet la conjonction entre la rigueur de l'historien et celle du philosophe, et le résultat est ce roman que l'on peut lire à la fois comme un roman d'action, comme un roman historique ou comme un roman philosophique.

Au-delà des histoires d'amour qui constituent quelques-uns des fils du récit, Valère Staraselski ne s'est pas contenté de nous raconter une histoire, ni de nous raconter l'Histoire. Il ne s'est pas contenté non plus de nous entraîner dans les enjeux politiques qui sous-tendaient les enjeux philosophiques de cette époque. Non plus que de dénoncer une énième fois les souffrances du peuple de France. Il a su garder de bout en bout la distance nécessaire pour éviter les pièges de la moralisation de l'histoire, si courante et désastreuse à l'heure actuelle, et nous rendre toute la complexité de cette époque charnière dans l'histoire de France.

Si l'auteur s'implique çà et là dans le récit, ce n'est jamais pour nous donner des leçons, de morale ou d'histoire : à chacun de les prendre, s'il le peut ou le désire. Il ne le fait parfois que pour défendre des positions humanistes et générales, à travers Georges de Coursault surtout, par exemple lorsqu'il fait l'apologie du travail personnel et de la discipline qu'il faut s'imposer jour après jour pour se dépasser et s'émanciper tant que faire se peut des idéologies dominantes et de l'asservissement de l'esprit.

Comment ne pas relever la similitude entre cette période et la nôtre : l'affaiblissement du pouvoir central permet la montée en puissance de la bourgeoisie et de l'affairisme conduisant inéluctablement à faire passer les intérêts privés avant l'intérêt public, les luttes des factions non pas pour des projets visant au bien-être de tous mais pour assurer les profits de quelques-uns, et un peuple souffrant de chômage et de misère et ne servant jamais que de marchepied pour l'accession au pouvoir des hommes politiques… ajoutons-y les scandales financiers ou la dépravation morale des classes dirigeantes… ça ne vous rappelle rien ?

Mais il y a une différence de taille avec notre époque : c'était le siècle des Lumières, et ceux qui faisaient référence, non seulement parmi les gens éduqués mais aussi parmi le peuple, s'appelaient Diderot, Voltaire, Rousseau… pour n'en citer que trois parmi les plus célèbres. Aussi nous prenons-nous à regretter que la France actuelle ne compte pas de philosophes ou de personnalités intellectuelles de cette envergure, d'esprits susceptibles d'initier, en même temps qu'un retour aux principes fondamentaux de la République, l'élan nécessaire au triomphe de la raison sur l'obscurantisme qui prévaut à nouveau aujourd'hui. Mais ce ne sont pas les ersatz de philosophes médiatisés que nous connaissons qui sauraient remplir cette fonction…

Avec un incontestable talent, Valère Staraselski nous offre un roman didactique et envoûtant, un éclairage sur le siècle des Lumières en même temps qu'une lumière sur notre époque, époque politiquement, philosophiquement et moralement plongée dans la pénombre. Sans doute tenons-nous là un ouvrage annonciateur du renouveau des Lumières. Aussi, l'irréductible athée que je suis se surprendra-t-il à dire : que les Lumières soient !

Bernard Giusti

 

Valère Staraselski, Une Histoire Française - Paris, janvier 1789, Le cherche midi éditeur, 2006, 395 pages, 19 euros

In Chemins de Traverse n°30, revue de L’Ours Blanc et de L’Homme Bleu, décembre 2006

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Avec Pierre Meige au Liberté

Publié le 4 Mai 2026 par Bernard Giusti dans Sur la route...

Avec Pierre Meige au Liberté
Avec Pierre Meige au Liberté

 

Rencontre avec mon ami Pierre Meige (chanteur, compositeur, interprète, écrivain et poète) au Café Le Liberté le 4 mai 2026

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"Les contes fantastiques de l'oncle Pierre", de Pierre Miege

Publié le 11 Mars 2026 par Bernard Giusti dans Nouvelles, Critiques, Ma bibliothèque

"Les contes fantastiques de l'oncle Pierre", de Pierre Miege

Qu’on ne s’y trompe pas : si ce nouveau recueil de Pierre Meige est bien situé dans le champ littéraire du fantastique, confirmant ainsi l’écrivain comme un des spécialistes du genre, son objet s’inscrit en plein dans notre réalité humaine et sociale.

En effet Pierre Meige traite ici de grands sujets de société et ses nouvelles s’articulent autour d’oppositions qui nous sont très familières : modernité et traditions, normes sociales et déviances, aveuglement religieux et tolérance…

L’imaginaire de l’auteur,  peuplé d’elfes, de vampires, de fantômes, de fées, de zombies et autres démons, est ancré dans les dimensions les plus sombres de notre humanité et ses nouvelles portent sur des sujets tels que la pédophilie, l’injustice, ou encore sur les mécanismes impitoyables qui sans cesse tentent de broyer l’amour entre les êtres. Pierre Meige nous plonge ainsi dans les univers successifs de personnages très différents, souvent victimes, parfois bourreaux.

Si certaines nouvelles ne sont pas à proprement parler fantastiques (« Le diable s’habille en queer » par exemple), toutes néanmoins poursuivent le même but : dénoncer la violence et les cruautés de notre société toujours prompte à briser les rêveurs et les plus faibles.

Dès lors, l’intervention des entités surnaturelles apparait comme l’expression d’une justice immanente destinée à réparer les injustices et à rétablir un équilibre moral, de sorte que souvent fantômes et démons se transforment en justiciers.

Aussi les nouvelles de ce recueil, écrites dans un style alerte et sur fond d’humour décalé, ont-elles un côté jubilatoire :  « S’il fouette mes chats, y’a un fantôme qui viendra le persécuter » écrivait Georges Brassens…

Un recueil fraternel et généreux qui s’adresse directement à notre humanité.

 

Bernard Gusti

 

Les contes fantastiques de l'oncle Pierre, Pierre Meige, éd. Melmac, 2025, 172 pp., 15 euros

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Haïkus en vpyage

Publié le 28 Janvier 2026 par Bernard Giusti dans Poésie, Ma bibliothèque

Haïkus en vpyage

J’avoue que je me tenais assez éloigné des haïkus, découragé par une mode qui a sévi en France : tous les aspirants poètes s’étaient mis à écrire des haïkus, et dans la grande majorité le résultat n’était guère probant, voire souvent navrant…

J’ai découvert dans cet ouvrage les grands maîtres de la poésie classique japonaise, les haïkus étant illustrés par de magnifiques estampes. Une poésie exprimée en quelques mots simples respirant beauté et sérénité.

Ce recueil est centré sur le thème du voyage, et au fil des pages c’est effectivement à un véritable voyage que l’on est convié, un voyage dans le temps, l’évanescence et la beauté fragile des instants.

Il est très difficile de réussir à rendre toute la fugacité d’une expérience individuelle dans cette forme poétique si minimaliste. La simplicité est un art difficile, il y faut de la maîtrise et du talent et de ce point de vue les maîtres japonais y excellent.

 

Bernard Giusti

 

Bashô, Buson, Sujita Hisajo, Chiyo-Ni, Shiki, Hôsai, Ishû, Santôka, Nakamura Kusatao, Tama,  Issa, Uda Kiyoko, Mayusumi Madoka, Kitô, Taigi, Hayashi Shô, Tomiyasu Fûsei, Takako, Sôseki, Misuara Haruo, Niwa Keiko

 

Haïkus – En voyage, collectif, Seuil, 2022, 128 pp, couleur

 

« Ce nouveau volume des "Classiques en images" propose de renouer avec la tradition du poème court japonais à travers une sélection de 60 haïkus exclusivement consacrés au voyage.

Ce recueil célèbre avec justesse et simplicité le voyage comme une traversée, un égarement, un refuge, voire une contemplation, un pèlerinage ou la redécouverte de la nature :

"Le vent me transperce/résigné à y laisser mes os/je pars en voyage"

 

                                                              

Haïkus en vpyage
Haïkus en vpyage
Haïkus en vpyage
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"Haro sur les Jacobins" de Guillaume Roubaud-Quashie et Côme Simien

Publié le 26 Janvier 2026 par Bernard Giusti dans Critiques, Histoire, bernardgiusti, Ma bibliothèque, sciences humaines

"Haro sur les Jacobins" de Guillaume Roubaud-Quashie et Côme Simien

Par Bernard Giusti

Les Jacobins : une référence politique classique, citée comme repoussoir pour les uns, comme exemple d’un engagement révolutionnaire inébranlable pour les autres. Mais qu’en a-t-il été exactement ? Deux historiens universitaires entreprennent de « dépoussiérer » ce « mythe politique français » et se livrent à l’examen méthodique d’une réalité historique souvent méconnue. On va donc suivre pas à pas l’évolution des cercles de discussions d’origine, des salons et sociétés philanthropiques de l’Ancien Régime réservés aux élites (aristocratie et bourgeoisie) jusqu’aux cercles qui vont se multiplier à la fin du 18e siècle, prenant ensuite le nom de clubs qui finiront par s‘ouvrir aux classes populaires. Au fil de cette étude rigoureuse, certains aspects, et non des moindres, de la légende jacobine sont largement démentis par les faits.

A commencer par le fameux centralisme jacobin. Contrairement aux assertions de la réaction bourgeoise ou royaliste, le club n’a jamais été un « centre de commandement parisien » dictant ses ordres dans tout le pays, même au plus fort de son influence en l’An II (1793-1794). En réalité les Jacobins avaient initié un réseau de sociétés patriotiques, un « réseau de sociabilité politique inégalé, jamais vu dans l’histoire. », dans lequel chaque club rattaché aux Jacobins gardait son autonomie de décision et d’action. A cette époque, les anciens sujets devenus des citoyens politiquement conscients se perçoivent comme des acteurs historiques à part entière et les clubs sont les lieux privilégiés d’action, de réflexion et de promotion politiques. Pas de centralisme décisionnel donc, ni de dictature parisienne. Le réseau jacobin est un réseau démocratique où s’expriment et s’opposent différentes tendances (pour peu qu’elles soient favorables à la République) et dans lequel, chose importante, les clubs répartis dans toute la France et même à l’étranger échangent des informations et des idées, relayées par le journal diffusé par les Jacobins.

Au cours de son évolution – du club Breton au club des Jacobins – le club a par ailleurs su s’adapter aux évènements politiques impulsés par la pression populaire et rester au plus près des aspirations du peuple.

Ce que les ennemis des Jacobins ont qualifié de jacobinisme est une pure fiction car il n’y a jamais eu de programme politique établi. Pas de volonté centralisatrice ni de programme précis, mais le club des Jacobins a une formidable « force d’entraînement, une capacité à faire converger les énergies patriotes et à les renforcer » et, on l’a vu, à les organiser en réseau. Les Jacobins sont donc essentiellement une structure coordonnée d’action politique très efficace mise à la disposition des patriotes. C’est leur force et la clef de leur succès.

Mais c’est aussi leur faiblesse car les clubs, bien que réunis autour de la Convention dans la défense de la République « une et indivisible » sont aussi bien sûr les lieux d’affrontements politiques et sont majoritairement aux mains de la bourgeoisie et de la petite bourgeoisie, qui les utilisent ou les créent, souvent dans des buts de promotion politique locale. L’une des raisons de la prédominance bourgeoise dans les clubs est le montant des adhésions qui de fait exclut une grande partie de la population. En 1792, face à la gravité des évènements et aux menaces contre la République, les cotisations sont baissées afin d’élargir le recrutement et permettre que des citoyens plus modestes puissent participer pleinement à la mobilisation politique.

1792, c’est aussi le moment de la rupture entre les Jacobins et les Girondins qui s’effraient de la radicalité des sans-culottes parisiens, alors que les Jacobins, eux, prônent l’alliance avec les sans-culottes pour défendre la République en danger. Il faut combattre les ennemis de l’extérieur et de l’intérieur. On a donc mis en place les Comités de Salut Public.

Cependant, les Jacobins restent fidèles à leurs principes de démocratie, ce qui va permettre à la bourgeoisie, qui voit ses intérêts menacés par l’irruption du prolétariat dans le réseau jacobin, de passer à une offensive qui aboutira à la fermeture du club des Jacobins par la Convention, et bien sûr à l’exécution des grandes figures jacobines. Fondamentalement démocratique, la structure jacobine aura permis aux courants bourgeois de s’en emparer et finalement de la liquider sans pratiquement de résistance de la part des Jacobins.

Par la suite, les Jacobins vont rester dans la mémoire collective, inspirant çà et là des courants révolutionnaires (1848, 1871), et comme une référence de la gauche républicaine brouillée par le mythe et entachée par la propagande réactionnaire.

 

Pour le lecteur que je suis, qui ne saurait résumer ici en quelques lignes toute la richesse des apports historiques de cet ouvrage, une question majeure s’impose : comment une telle structure révolutionnaire, aussi puissante à son apogée, a-t-elle pu se laisser éradiquer aussi facilement ?

La Révolution s’est appuyée sur des principes généraux à vocation universelle issus des Lumières, d’où naîtra la devise de la République, Liberté, Egalité, Fraternité. Cependant, leur application devait se faire dans le contexte d’un Etat républicain à construire et d’une société à reconstruire. Les Jacobins n’ont pas su de fait élaborer un programme politique autour duquel l’action révolutionnaire aurait pu s’organiser et se développer dans la cohérence d’un but à atteindre, et se sont reposés sur une conception qu’on qualifierait aujourd’hui idéaliste de la démocratie. S’ils ont su refuser l’adhésion à certains clubs, ils n’ont pas su faire la distinction entre le principe de démocratie générale et celui de démocratie interne. Or, une structure politique qui applique le principe de « démocratie interne » doit savoir se protéger de de ses adversaires voire de ses ennemis de l’intérieur en les neutralisant. C’est une question de bons sens et de survie. Mais les Jacobins n’étaient pas un parti. Sans un corpus idéologique de classe solide sur lequel s’appuyer, sans programme politique précis, ils n’ont eu aucune chance face à l’offensive menée par la bourgeoisie soucieuse de préserver ses intérêts.

Des « erreurs de jeunesse » que Marx d’abord, puis Lénine, sauront analyser et corriger en leur temps.

 

Bernard Giusti

 

Haro sur les Jacobins, Guillaume Roubaud-Quashie et Côme Simien. PUF. 19 euros

article paru sur :

Liberté Actus

Vendémiaire

 

 

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Ma contribution au Congrès du PCF : Changer l’analyse du conflit ukrainien

Publié le 26 Janvier 2026 par Bernard Giusti dans Articles politiques et syndicaux

Ma contribution au Congrès du PCF : Changer l’analyse du conflit ukrainien

Changer l’analyse du conflit ukrainien

 

Concernant l’Ukraine, le Secteur International du PCF a résolument adopté une position atlantiste en minimisant largement le fait que, bien avant l’invasion russe, ce pays a été le bras armé de l’OTAN, a multiplié les provocations et massacré sa population russophone. Le régime de Kiev est un régime fasciste qui interdit, emprisonne, torture et assassine nos camarades communistes et il doit sans cesse être dénoncé comme tel, et non présenté comme une victime.

A contrario, toujours dans son optique atlantiste,  le Secteur International ignore ou ostracise le Parti Communiste russe (KRPF) qui est pourtant en Russie la principale force d’opposition à Vladimir Poutine.

Le PCF doit clairement cesser de soutenir Kiev car c’est une trahison de nos valeurs communistes et une insulte à tous nos camarades morts en combattant le fascisme.

Il doit soutenir sans réserve nos camarades russes qui s’opposent quotidiennement à Poutine.

Le courant atlantiste doit donc être résolument écarté de la Direction du Secteur International du PCF.

Notre parti ne saurait prétendre œuvrer pour la paix et pour la cause du prolétariat en s’appuyant sur une présentation erronée de la réalité historique calquée sur la propagande de la bourgeoisie occidentale.

 

Bernard Giusti, PCF 77, Section de Meaux

 

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