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La voix des poètes

Louis Aragon / Antonin Artaud / Pablo Neruda /


Louis Aragon / Sacre de l'avenir

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Antonin Artaud / Je ne délire pas
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Pablo Neruda / Alturas de Machu Picchu
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Quelques musiques et chansons

Ci-dessous, vous pouvez écouter quelques musiques et chansons. Il en manque beaucoup ! Notamment, celles de certains de mes amis, car je n'ai pas encore les outils nécessaires pour les mettre en ligne.

 

 

à suivre...
15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 09:43

Les conditions de travail se sont grandement détériorées ces dernières années à l’hôpital Cochin, et à l’AP-HP en général. La CGT Cochin est intervenue à de très nombreuses reprises auprès de la direction à ce sujet. En effet, nous avons constaté une augmentation très importante des cas de personnels touchés par le stress et la dépression. Cette situation a renforcé le désarroi des plus faibles, ce qui a conduit à un nombre conséquent de suicides parmi nos collègues de l’AP-HP.

Le sous-effectif devenu chronique induit des surcharges de travail telles que le personnel est désormais amené à travailler « à la chaîne ». L’aspect humain du métier de soignant disparaît de jour en jour. Et inutile de compter sur les repos pour évacuer la fatigue engendrée par ces surcharges de travail…

Les nouvelles organisations de travail, élaborées en fonction de critères uniquement comptables, ont instauré des contraintes inacceptables, parfois ubuesques. Le personnel n’a pas le choix devant les menaces constantes de l’encadrement et doit accepter de renoncer, au détriment de sa santé et de sa vie de famille, aux repos légaux, ce qui bafoue le Code du Travail. De plus, lorsque les médias parlent de RTT dues, ils ne mentionnent que les médecins – qui eux ont été payés - mais ne parlent jamais du « petit personnel », lequel a donc un sentiment d’injustice exacerbé. Pour ce personnel, les repos non pris dans l’année… disparaissent ! Or, en raison des sous-effectifs, on leur interdit de les prendre !

A Cochin des collègues enceintes travaillant debout se sont vues refuser leur « heure de grossesse » - heure de repos prévue par le Code du Travail, à laquelle elles ont droit à partir du 3e mois. Dans un service d’hospitalisation post-opératoire une seule infirmière assurait les soins pour 20 patients (la norme est d’une infirmière pour 5 patients). Autre exemple, un agent dont la mère a été hospitalisée d’urgence s’est vu refuser de s’absenter par son cadre. Ou encore, on a interdit à une secrétaire médicale, « pour raison de service », d’aller chercher son enfant malade à la crèche de Cochin : on a donc appelé le SAMU pour venir chercher l’enfant…  Les exemples sont hélas très nombreux.

Surcharges de travail et sous-effectifs : le cocktail est explosif. En effet, cette situation accroît considérablement les risques d’erreurs professionnelles. Le personnel vit donc dans la crainte constante de commettre une erreur qui mettrait la vie des patients en danger. Ces risques sont accrus par le fait que certains, pour lutter contre le stress et la dépression, doivent prendre des médicaments qui diminuent leur vigilance.

Pour ne rien arranger, la médecine du travail a été amputée de la moitié de ses médecins. Une grande partie du personnel ne peut donc plus être suivie, au moment même où une menace constante plane sur lui : en cas d’arrêts-maladie trop fréquents ou trop longs, ils sont dirigés sur une commission de réforme (avec à la clef un salaire de 800 euros). Au passage, notons que pour le gouvernement les fonctionnaires « abusent » des arrêts-maladie. Selon lui, les fonctionnaires sont indestructibles, ils ne sauraient être malades et lorsqu’ils s’arrêtent ce sont forcément des fainéants…

Malgré la souffrance de son personnel, l’AP-HP se préoccupe surtout de son image de marque : c’est qu’il faut bien attirer les « clients »… Ainsi à Cochin un nouveau bâtiment vient d’être ouvert. Selon la direction, « la plus grande maternité d’Île de France » offrira accueil et confort accrus pour les patientes. La réalité est tout autre : le sous-effectif y est encore aggravé de 30%, alors que l’activité augmente de 20%. Une fois encore, le personnel va être confronté à des risques psycho-sociaux majeurs. Loin d’apporter des solutions à son personnel, l’administration ne parle que de rentabilité. Il est vrai que depuis la Loi HPST de Bachelot, nous n’avons plus de « directeurs » mais des « managers » qui gèrent non plus des hôpitaux mais des entreprises. L’AP-HP parle beaucoup de « dialogue social ». La direction de Cochin a tenté de nous entraîner dans des groupes de travail consacrés aux risques psycho-sociaux. Considérant que cette même direction est à l’origine de ces risques psycho-sociaux, la CGT Cochin a refusé d’y participer : on ne négocie pas les conditions de la torture avec ses bourreaux…

Nous nous sommes toujours opposés à l’assujettissement de la Santé publique à une logique comptable instaurée au profit des intérêts privés. Cette logique met non seulement en danger les patients, mais entraîne une régression des conditions de travail. L’administration se moque éperdument de la santé physique et psychologique de son personnel. Nous avons reculé d’un siècle !

Les avancées sociales mises en place par le Conseil National de la Résistance sous l’impulsion décisive du Parti Communiste Français, la Sécurité Sociale d’Ambroise Croizat, tout cela est balayé par les appétits capitalistes.

A quand les actionnaires dans les hôpitaux publics ?

 

Marise Dantin et Bernard Giusti, CGT Cochin

 

L’administration nie tout rapport entre les suicides parmi le personnel et les conditions de travail. Son discours est toujours le même : les suicides sont multifactoriels, rien ne prouve qu’il y ait un lien avec les conditions de travail. Les suicides ne sont donc  pas répertoriés comme tels dans le bilan social et il nous est impossible d’obtenir le chiffre global. Pourtant, une étude comparative sur les dix dernières années entre la courbe des suicides en France et celle des suicides à l’AP-HP mettrait très certainement en évidence la responsabilité de l’administration. En 2011, 29 suicides ont néanmoins été répertoriés à l’AP-HP. Relevons que l’administration, malgré son discours, a édité un guide sur les risques psycho-sociaux et a invité les cadres à « surveiller le personnel ». L’administration se sent donc bien responsable…

 

 

Article paru dans l’Humanité Dimanche

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 10:02

A l’hôpital Cochin, 50 000 jours dus au personnel.

 

La loi Bachelot en 2007 (loi HPST) mise en place sans résistance significative a engendré une déréglementation des horaires, un sous-effectif chronique, des budgets en baisse constante, etc., entraînant de graves problèmes psychosociaux.

Par exemple à l’hôpital Cochin (AP-HP) où le manque de personnel atteint 30% des effectifs, une Aide Soignante de réanimation travaillant en 12h/jour génère des repos récupérateurs (RR) sensés compenser les longs temps de travail. Or ces repos lui sont refusés quasi systématiquement sous prétexte de sous-effectif. Inutile de dire que les 35h à l’hôpital sont largement dépassés ! Ainsi, Cochin se retrouve avec près de 50 000 jours dus au personnel, ce qui correspond au minimum à 250 emplois manquants.

Dans les hôpitaux publics l’impossibilité pour les agents de prendre leurs repos entraîne une accumulation de fatigue, un stress avec la crainte d’erreurs professionnelles, des dépressions, voire des suicides.

Les organisations de travail sont désormais basées sur la polyvalence et non plus sur les corps de métiers, ceci bien sûr pour pallier aux sous-effectifs et satisfaire une logique de rentabilité à tout prix : l’humanité n’est plus depuis longtemps le souci principal des gestionnaires et décideurs de l’AP-HP…

Au nom de la rentabilité, il a par exemple été décidé par l’Agence Régionale de Santé que tous les blocs opératoires fonctionneront 24h/24 à partir du 1er janvier à Cochin. Auparavant, seules étaient assurés les urgences et les accouchements. Ceci s’insère dans la politique actuelle de réduction de l’offre de soin, puisque en effet un seul hôpital (Cochin) assurera les interventions chirurgicales en lieu et place de plusieurs hôpitaux. Le personnel est ainsi mis de force à contribution, puisque cette mesure ne s’accompagne pas d’augmentation d’effectifs ou de salaire : astreintes obligatoires plus nombreuses (une astreinte est payée 40 euros pour 24h).

Toujours dans cette optique de rentabilité, une nouvelle maternité est en voie d’ouverture au mois de mars 2012 sur le site de Cochin. Cette maternité est prévue pour 7000 accouchements par an. Elle doit absorber et remplacer 2 maternités actuelles, celle de Port Royal et celle de Saint-Vincent de Paul. Or, ce regroupement de maternités est accompagné d’une diminution du personnel de 30%. Une expertise a démontré que les deux maternités initiales étaient déjà en sous-effectifs. C’est donc avec un sous-effectif encore accru de 30% qu’ouvrira la nouvelle maternité. Plus de naissances avec moins de personnel : cela mettra inévitablement les patientes et leurs bébés en danger, avec des relations humaines quasi inexistantes. Le personnel de Cochin a déjà surnommé cette future maternité « l’usine à bébés »…

L’importante dégradation des conditions de travail dans les hôpitaux s’accompagne d’une perte de salaire très sensible pour les agents. Ainsi ceux de catégorie C (non diplômés) débutent et restent pendant 5 ans au-dessous du SMIC. Plus généralement, le gel des salaires des fonctionnaires depuis plusieurs années entraîne une baisse réelle des salaires (-10% en 8 ans). Cette baisse est due à l’inflation, mais aussi à l’augmentation des charges sociales, le patronat se délestant de plus en plus de ses propres charges sur les salariés. Cerise sur le gâteau : la Direction Générale de l’AP-HP a remis en cause la défiscalisation de nos cotisations mutuelles qui, auparavant, n’étaient pas imposables. Ceci entraînera une augmentation de l’impôt sur le revenu, avec possible passage à la tranche supérieure. La mutuelle est obligatoire pour les agents de l’AP-HP depuis que les soins gratuits pour le personnel ont été supprimés.

 

Diminution de notre pouvoir d’achat, dégradation des conditions de travail, perte de nos acquis, attaque de nos statuts (avec la légalisation des CDI et des CDD), déshumanisation et fermeture des hôpitaux, diminution de l’offre de soins, augmentation insupportable des charges de travail…

Précarité des postes et incertitude de l’avenir, désorganisation des horaires (donc de la vie familiale), fatigue accumulée, stress, dépressions (sur Cochin, un médecin du travail pour plus de 4000 agents…), suicides…

Tel est actuellement le triste bilan de l’APHP, reflet de l’ensemble des hôpitaux publics. La Santé est réellement malade de la peste libérale… La fameuse « dette » dont on nous rebat les oreilles serait responsable de tous les maux. Mais n’oublions pas qu’il s’agit de la dette d’un système, le système capitaliste. Pour échapper à la désintégration de notre système de santé et à la privatisation rampante de nos hôpitaux, la solution n’est certes pas dans des économies sans fin, mais bien dans le changement du système.

 

Marise Dantin et Bernard Giusti (Secrétaires Généraux CGT  Cochin-St-Vincent de Paul)

 

Article publié dans l’Huma-Dimanche paru le 15 décembre 2011

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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 18:43

Discours de Bernard Giusti

Secrétaire Général CGT de Saint-Vincent de Paul

pour la commémoration de la Libération de Paris

25 août 2011

 

 

Chers camarades,

Mesdames, Messieurs,

 

Nous sommes réunis aujourd’hui pour commémorer l’anniversaire de la Libération de Paris. Tous les ans, le 25 août est l’occasion pour chacun de se souvenir de ces hommes et ces femmes qui, dans les hôpitaux ou ailleurs, ont donné leur vie pour que nous vivions libres. Tous les ans, c’est aussi l’occasion de nous rappeler qu’au sortir de la guerre, des hommes et des femmes regroupés au sein du Conseil National de la Résistance (CNR) ont mis en place des institutions qui devaient permettre un indéniable progrès social, notamment la Sécurité Sociale et l’accès aux soins pour tous grâce au développement des hôpitaux publics.

Je ne reprendrai pas aujourd’hui le programme du CNR, que j’avais développé l’an dernier. Mais il faut bien dire que depuis la Libération de Paris la régression sociale frappe de nouveau de plein fouet le peuple de France. Elle frappe depuis plusieurs décennies, mais nous pouvons constater qu’elle n’a jamais été aussi destructrice qu’aujourd’hui. En cette journée du souvenir, rappelons-nous donc que le patronat et l’extrême droite avaient été exclus du CNR pour avoir ouvertement collaboré avec les nazis. Or nous constatons aujourd’hui le retour en force de ces deux composantes de la société et la recrudescence de leur importance politique. Les tentatives de « réhabilitation » de collaborateurs notoires se multiplient, et je n’en donnerai pour exemple que celle de Louis Renault, actuellement dénoncée à juste titre  par l’historienne Annie Lacroix-Riz. Certains pensent qu’il est temps de « passer l’éponge » afin de passer à autre chose. Mais c’est faire l’erreur de croire que ces gens de l’extrême droite et du grand patronat ont changé. Ils n’ont pas renoncé à leur volonté d’asservir nos citoyens, ni à leur volonté de faire passer les intérêts particuliers, les leurs bien sûr, avant l’intérêt général. C’est notamment ce que nous voyons se réaliser dans nos hôpitaux où sous prétexte de modernisation nous assistons à un démantèlement pur et simple de l’hospitalisation publique au profit des cliniques, des hôpitaux privés et des grands groupes financiers. Aujourd’hui en France on est de plus en plus soigné non selon ses besoins mais selon ses moyens…

Cette destruction des services publics au profit du grand patronat et de la finance touche toutes les institutions de la République. Il faut dire que ces institutions républicaines et ces services publics chargés d’assurer l’égalité des soins, des transports, de l’enseignement, etc., sont incompatibles avec une Europe mise en place précisément par le grand patronat et la finance… Certains, de tous bords, se laissent entraîner par la dynamique actuelle de cette Europe du grand capital. Ils sont comme fascinés et prêts à y collaborer. Mais depuis sa création, cette Europe-là est source de plus d’inégalités et d’injustices pour tous les citoyens, alors qu’elle est source de profits pour les actionnaires, les grands patrons et les financiers. En tant que syndicalistes nous ne pouvons y souscrire, fût-ce en pensant que nous aurions ainsi quelque chance « d’arrondir les angles ». Notre rôle n’est pas de permettre à quelques prédateurs de nous dépouiller en douceur...

A l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris nous sommes évidemment en première ligne pour combattre et résister contre la destruction programmée des services publics de santé. Particulièrement à la CGT et particulièrement dans notre groupe hospitalier de Cochin-Hôtel Dieu-Broca, puisque déjà Saint-Vincent de Paul a été rayé de l’intitulé officiel. Cette commémoration est en effet la dernière qui se déroulera dans notre hôpital, sa fermeture étant annoncée pour début décembre. Saint-Vincent de Paul est un exemple parmi les plus emblématiques à la fois de la volonté des gouvernements libéraux de casser le service public, et de la résistance du personnel de l’AP-HP. Cette bataille-là a été perdue et St Vincent fermera et sera détruit ; son personnel a dû subir toutes les avanies liées à ce qu’il est convenu d’appeler officiellement une « restructuration » ; le personnel restant encore aujourd’hui, essentiellement celui de la maternité, est à son tour dans la ligne de mire et la perspective pour une partie d’entre nos collègues seulement de rejoindre le nouveau bâtiment de Port-Royal, déjà surnommé « l’usine à bébés », n’est guère réjouissante… Moins de personnel pour plus de patients, voilà ce qui les attend, avec tout ce qu’entraîne une diminution de personnel dans des services de santé : horaires changeants donc répercussion sur la vie de famille, explosion des charges de travail donc risques d’erreurs professionnelles accrus, fatigue, stress, dépressions, etc. Entre janvier et juin, plus de 300 postes ont été supprimés sur notre groupe. Les suicides parmi le personnel de l’AP-HP se sont accrus de façon exponentielle. Ces deux faits résument à eux seuls la réalité de ce qui se passe aujourd’hui dans nos hôpitaux.

Mais à l’instar de De Gaulle, la CGT de Cochin et Saint-Vincent de Paul dit aujourd’hui que si nous avons perdu une bataille, nous n’avons pas perdu la guerre. Car c’est bien à une véritable guerre contre les citoyens que se livrent le grand patronat et les financiers, par le truchement de gouvernements libéraux ou ultra-libéraux. En ce jour de commémoration de la Libération de Paris, nous nous rappelons que celles et ceux qui sont morts jadis se sont battus avant tout pour l’avenir. Et c’est pour l’avenir que nous devons continuer à combattre avec la CGT de Cochin et Saint-Vincent de Paul. Pour l’avenir de nos enfants, l’avenir des jeunes d’aujourd’hui et des générations futures. Le joug de la dictature peut prendre des formes multiples. A l’époque ce joug était manifestement militaire. Aujourd’hui il est manifestement économique, au nom d’une logique comptable imposée par quelques-uns pour leur seul profit. En ne nous battant pas pour l’avenir, pour une société plus juste et plus humaine, nous ne sauverons rien de ces acquis instaurés par le CNR et par les luttes de nos anciens. Comme je l’avais écrit il y a un an, dès ma prise de fonction de Secrétaire Général de la CGT de Saint-Vincent de Paul, nous ne devons pas nous contenter de défendre, nous devons être sans cesse à l’offensive, comme l’ont été les Parisiens, qui quelques jours avant la Libération effective de Paris sont descendus en masse dans les rues pour dresser des barricades et ont déclenché des grèves générales : grève des transports, grève de la police, etc. Etre à l’offensive, c’est-à-dire refuser la collaboration de classe, c’est la seule voie possible.

 

Saint-Vincent de Paul fermera bientôt définitivement ses portes, sacrifié comme d’autres hôpitaux sur l’autel du libéralisme. En s’attaquant ainsi à un hôpital performant qui pratiquait une médecine de pointe reconnue sur le plan international, les gouvernements libéraux n’ont pas seulement voulu s’attaquer au service public. Ils ont aussi voulu s’attaquer à un symbole historique, celui de Saint Vincent de Paul, qui fut l’un des premiers en France à œuvrer pour les plus pauvres. La disparition de l’hôpital Saint-Vincent de Paul c’est aussi la volonté de sonner le glas de l’entraide et de la solidarité. La disparition de l’hôpital Saint-Vincent de Paul c’est aussi la disparition d’un état d’esprit, celui du service public. Mais c’est aussi un crève-cœur pour le personnel qui a pendant des décennies contribué à son excellence en matière de maternité et de soins pédiatriques.

 

En ce jour de commémoration, je tiens à dire à toutes et à tous que nous n’oublierons pas et qu’avec la CGT nous porterons le combat, où qu’il puisse être.

 

Merci de votre attention.

 

 

Bernard Giusti, Secrétaire Général CGT de l’hôpital Saint-Vincent de Paul

 

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