Enregistrement d'Alain Testard sur France Culture, décédé en 2013
Articles littéraires (romans, nouvelles, poésies, essais, sciences humaines) ) politiques et syndicaux
Publié le 1 Septembre 2021 par Bernard Giusti dans Anthropologie
Enregistrement d'Alain Testard sur France Culture, décédé en 2013
Publié le 31 Août 2021 par Bernard Giusti dans Linguistique, sciences humaines
Conférence d’ouverture du 6e Colloque International ADCUEFE-Campus FLE « Les cultures dans la formation aux langues : enseignement, apprentissage, évaluation », Université Lille 3, 12 juin 2014
Dans cette conférence, Ph. Blanchet propose ce que pourraient être les enjeux profonds et radicaux d’une véritable approche interculturelle en didactique des langues, d’un point de vue ethno-sociolinguistique. Il développe les changements de conceptions, de perspectives, de finalités et d’action pédagogique concrète qui peuvent en découler.
Publié le 28 Août 2021 par Bernard Giusti dans Linguistique, sciences humaines, Vidéos
Publié le 28 Août 2021 par Bernard Giusti dans Poésie, Vidéos
Publié en 1948, le poème "Allégeance" vient clôturer le recueil Fureur et mystère. René Char, "le plus marieur de mots" comme le surnomme l'écrivain Yves Berger, ne craint ni la concision de l'aphorisme ni le jeu sur les formes pour donner à entendre l'amour déçu. Il n'hésite pas à marier l'apparence de la prose avec le rythme de l'alexandrin.
"Dans les rues de la ville il y a mon amour. Peu importe où il va dans le temps divisé. Il n'est plus mon amour, chacun peut lui parler. Il ne se souvient plus ; qui au juste l'aima ?"
Publié le 28 Août 2021 par Bernard Giusti dans Poésie, Vidéos
Il appelait la Libération de ses vœux, et de ses vers... Louis Aragon a écrit "Je vous salue ma France" en 1943, clandestinement, dans un recueil intitulé Le Musée Grévin. Publié aux Éditions de Minuit, il n'est dans un premier temps pas signé. Des extraits de ce poème sur la France éternelle ont été lus par le général De Gaulle sur les ondes de Radio Londres. Diffusé pour la première fois en 1956 sur les ondes de la RTF, "Je vous salue ma France" a en fait été enregistré en 1944.
https://www.franceculture.fr/litterature/louis-aragon-lit-je-vous-salue-ma-france
Publié le 28 Août 2021 par Bernard Giusti dans Poésie, Vidéos
Le 13 février 1955, sur les ondes radiophoniques, Jacques Prévert faisait La pluie et le beau temps. Il lisait quatre de ses poèmes extraits de ce recueil tout fraîchement publié en 1955. Sa lecture est accompagnée d'une improvisation musicale à la guitare par son ami Henri Crolla. De jeux de mots en associations d'idées, laissez-vous porter par la voix et le souffle de Jacques Prévert.
https://www.franceculture.fr/litterature/jacques-prevert-lit-lamour-a-la-robote
Publié le 28 Août 2021 par Bernard Giusti dans Poésie, Vidéos
"Sous le pont Mirabeau coule la Seine", c'est un vers aussi célèbre que son auteur. Grâce à un document radiophonique exceptionnel des années 1910, réécoutez Apollinaire lisant "Le Pont Mirabeau”, suivi d'un autre poème du recueil "Alcools", “Marie”.
Publié le 12 Août 2021 par Bernard Giusti dans Articles politiques et syndicaux, bernardgiusti
Les manifestations « anti-passe » divisent nos camarades autour de la question : « Doit-on y participer dès lors que l’extrême droite semble y être très présente ? »
D’abord, il convient de préciser que dans la très grande majorité des cortèges, l’extrême droite n’était pas « très présente », elle y était surtout très visible. Une visibilité due au fait qu’en l’absence de direction claire de ces cortèges, l’extrême droite et ses représentants ont souvent pu s’afficher, dans les prises de parole notamment. Visibilité de l’extrême droite due aussi à l’appui des médias aux ordres de la bourgeoisie qui l’ont largement mise en avant.
Une partie de nos camarades se sont donc exprimés en déclarant « ne pas vouloir défiler aux côtés des fachos »ou encore, comme j’ai pu le lire, en reprochant à ceux qui défilaient de ne pas être intervenus contre des slogans ou des pancartes antisémites et/ou nauséabondes. Ces camarades ont de mon point de vue une curieuse idée du « peuple », sans doute une idée issue du romantisme révolutionnaire, un peuple uni dans une communion d'idées progressistes et tourné vers le renversement du capitalisme. Or, qu'il s'agisse par exemple de la Révolution française ou de la Révolution russe, il est évident que "le peuple" a toujours été constitué d'éléments politiquement et socialement hétérogènes (1). Cela ressort aussi bien de l'Histoire que du simple bon sens.
Par définition, le peuple rassemble toutes les sensibilités et toutes les idéologies d’une nation, et pas uniquement celles auxquelles nous adhérons. On ne choisit pas « le peuple ». Réduire ces cortèges à des foules anonymes qui seraient sous l’emprise de l’extrême droite serait une grave erreur. L’expérience de terrain montre que la grande majorité de celles et ceux qui protestent et se décident à entrer dans l’action ont rarement un bagage historique et idéologique solide et construit. La plupart sont nourris de la propagande de la classe dominante, la bourgeoisie, diffusée à longueur de médias, télés et journaux. Ils se décident à nous rejoindre quand leurs conditions de vie deviennent insupportables, leurs libertés individuelles menacées, ou leurs droits du travail bafoués. C’est à ce moment que nous devons être présents, à leurs côtés, et c’est à ce moment que commence l’éducation militante. N’oublions pas que ce qui fonde notre action, la lutte des classes, n’est pour beaucoup qu’une très vague notion.
Certes, comme l’ont relevé certains camarades il faut être « un pas devant, pas deux ». Mais pour « être un pas devant », encore faut-il « être avec ».Ce n’est pas en restant en retrait et en laissant le champ libre à l’extrême droite que nous défendrons nos idéaux. A nous, militants, d’éveiller la conscience de classe. A nous de contrecarrer le dévoiement de la légitime colère populaire par l’extrême droite.
Bernard Giusti
Ancien Secrétaire Général CGT hôpital Saint-Vincent de Paul
Ancien Secrétaire Général adjoint CGT hôpital Cochin
(1) "Quiconque attend une révolution sociale "pure" ne vivra jamais assez longtemps pour la voir. Il n’est qu’un révolutionnaire en paroles qui ne comprend rien à ce qu’est une véritable révolution. (…) La révolution socialiste en Europe ne peut pas être autre chose que l’explosion de la lutte de masse des opprimés et mécontents de toute espèce. Des éléments de la petite bourgeoisie et des ouvriers arriérés y participeront inévitablement : sans cette participation, la lutte de masse n’est pas possible, aucune révolution n’est possible. Et, tout aussi inévitablement, ils apporteront au mouvement leurs préjugés, leurs fantaisies réactionnaires, leurs faiblesses et leurs erreurs. Mais objectivement, ils s’attaqueront au capital, et l’avant-garde consciente de la révolution, le prolétariat avancé, qui exprimera cette vérité objective d’une lutte de masse disparate, discordante, bigarrée, à première vue sans unité, pourra l’unir et l’orienter, conquérir le pouvoir, s’emparer des banques, exproprier les trusts haïs de tous (bien que pour des raisons différentes !) et réaliser d’autres mesures dictatoriales dont l’ensemble aura pour résultat le renversement de la bourgeoisie et la victoire du socialisme. » (Lénine, 1916)
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Publié le 31 Juillet 2021 par Bernard Giusti dans Peinture et dessins
Incarnant le comble de la subversion maniériste, Arcimboldo appartient à un âge crépusculaire où l’imagination la plus débridée côtoie, non sans inquiétude, le lent flétrissement de la Renaissance.
A découvrir sur :
Publié le 13 Juillet 2021 par Bernard Giusti dans Articles politiques et syndicaux, Sur la route...
Notre camarade Roger Silvain nous a quitté. Je l'ai côtoyé un certain temps lorsque j'ai fait partie du Conseil d'administration du Front Syndical de Classe, que Roger avait fondé. Militant infatigable, Roger était venu à plusieurs reprises à l'hôpital Cochin, à l'invitation de la CGT dont j'étais l'un des responsables. Lors des discussions entre camarades au Front Syndical, parfois passionnées, Roger savait garder la lucidité nécessaire pour ramener ceux qui s'égaraient dans la polémique sur le seul terrain et la seule ligne valables : la lutte des classes, et donc l'intérêt du prolétariat.
Avec Roger Silvain le prolétariat perd l'un de ses meilleurs et plus fidèle défenseurs.
Salut et fraternité, camarade.
Bernard Giusti
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J'apprends avec une grande tristesse la disparition de Roger Sylvain, une grande figure syndicale et politique de Renault Billancourt.
J'ai fait sa connaissance dans les années 70 alors que je participais à une conférence de l'UFICT à Billancourt, lui animais la grève des caristes . A midi nous avions participé à un meeting place nationale au cours duquel il avait expliqué les enjeux de cette lutte. Impressionnant de clarté et de détermination. Un grand dirigeant.
J'ai eu l'occasion de le rencontrer et de fraterniser avec Roger quand il venait dans le Rhône visiter la filiale Renault à Irigny, ou les succursales ou Renault Trucks à Vénissieux.
Nous nous sommes beaucoup rapprochés dans les années 80 quand il s'impliqua avec les syndicats CGT Renault dans la vie de la Fédération CGT de la métallurgie et apporta sa contribution pour que notre Fédération reste sur les bons rails. C'est aussi dans ces années là que je fis connaissance d'Aimé Halbeher, le complice et ami de Roger pendant de longues années chez Renault Billancourt, à la FTM CGT et au Parti communiste.
C'était toujours un grand plaisir de rencontrer Roger, lorsqu'il participait aux réunions de l'Institut d'Histoire sociale de la Fédération et au repas fraternel des anciens dirigeants de la fédération qui suivait.
C'est en cette occasion que je l'ai rencontré la dernière fois en 2017. Il restait toujours fraternel, lucide et très attentif à la vie de la CGT et de son parti, même s'il a décidé de quitter le PCF quand il jugea que l'orientation politique ne correspondait plus à ses convictions profondes, sa propre idée du parti pour construire le communisme.
Sa Fédération CGT des travailleurs de la métallurgie lui a rendu hommage tout dernièrement, je porte à votre connaissance cet hommage ci-dessous.
Adieu Roger, merci de ton engagement et de tes apports à notre génération de militants.
Jean Chambon
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L'hommage de la FTM CGT
Né le 24 juillet 1931 à Chaville (Hauts-de-Seine), son père était un résistant, avant de s’engager dans l’armée française de Libération jusqu’en juillet 1945. Titulaire du CEP, Roger Silvain a intégré l’école de formation professionnelle Renault en 1946.
Après avoir obtenu son CAP trois ans plus tard, il est embauché à l’atelier de l’artillerie, à la réparation des machines-outils. Son service militaire, qu’il a effectué au Maroc en 1952, l’a profondément marqué, après avoir « découvert des choses révoltantes, notamment au niveau du travail des enfants ».
Ouvrier ajusteur, il a adhéré au syndicat CGT en 1960 et au Parti communiste français (PCF) en 1962. Élu délégué du personnel en 1963, il intègre le bureau du syndicat CGT Renault Boulogne-Billancourt en 1964, puis l’année suivante le secrétariat.
Lors des grandes grèves de mai-juin 1968, Roger Silvain est en première ligne, en tant que secrétaire à l’organisation du syndicat. Un mois durant l’usine a été occupée.
Entre 1971 et 1976, il est élu secrétaire général du syndicat CGT Renault Boulogne-Billancourt et délégué syndical central CGT.
Il est élu au comité exécutif fédéral de la Fédération CGT des travailleurs de la métallurgie (FTM-CGT) du 27e congrès (février 1971) au 29e congrès (novembre 1976). Il y a assumé notamment la responsabilité de la branche automobile et a, à ce titre, participé à de nombreuses délégations, en Amérique du Sud, en Union soviétique ou encore au Canada.
En 1976, il est élu secrétaire du comité central d’entreprise de la Régie nationale des usines Renault, avant d’être, en mai 1981, désigné comme administrateur salarié au conseil d’administration, mandat pour lequel il est élu en mars 1984. Il est là encore en première ligne, dans une période difficile : contre la fermeture de l’usine de Billancourt, pour la production d’un petit véhicule populaire, avec le projet de « Neutral » porté par la CGT, pour les libertés syndicales, avec la lutte des « Dix » de Renault-Billancourt.
En décembre 1987, il a pris sa retraite et a poursuivi son engagement. Il a ainsi gagné son procès en 2001 pour discrimination antisyndicale contre le groupe Renault.
En 1998, il a quitté le PCF et a rejoint vingt ans plus tard le Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF). Il a été l’un des membres fondateurs du Front syndical de classe (FSC) en 2009, dont il a été le président.
Il est l’un des membres fondateurs de l’Association des anciens travailleurs de Renault-Billancourt de l’Ile Seguin (ATRIS) en 1998, dont la mission est de cultiver la mémoire individuelle et collective du travail et des luttes dans l’entreprise. Il était également adhérent à l’Institut CGT d’histoire sociale de la métallurgie. En 2018, à l’occasion du cinquantenaire de Mai-Juin 68, Roger Silvain avait témoigné à de nombreuses reprises, dans les médias comme lors de notre traditionnel débat précédant le repas des anciens.
Roger ayant fait don de son corps à la Science, il n’y aura pas d’obsèques.
Adressez vos messages de condoléances à sylvie.bobin@ftm-cgt.fr qui se chargera de les transmettre à la famille.