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  le blog de Bernard Giusti

Articles littéraires (romans, nouvelles, poésies, essais, sciences humaines) ) politiques et syndicaux

Prise de parole le 3 janvier devant la gare de Bourges

Publié le 6 Janvier 2020 par Bernard Giusti dans Articles politiques et syndicaux

Prise de parole le 3 janvier devant la gare de Bourges

Prise de parole le 3 janvier devant la gare de Bourges, avec les cheminots, l'UL CGT et l'intersyndicale.

"... aucune doxa instituant une scission entre l'action et l'écriture ne m'est applicable." (Valère Staraselski, in La Revanche de Michel-Ange)

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Petite Histoire de la Danse et des Danseurs - Pierre Tugal

Publié le 15 Novembre 2019 par Bernard Giusti dans Histoire, sciences humaines, bernardgiusti, Ma bibliothèque

Petite Histoire de la Danse et des Danseurs - Pierre Tugal

Petite Histoire de la Danse et des Danseurs – Pierre Tugal

Un petit ouvrage (158 p.) qui permet de faire un tour d’horizon rapide sur un « fait social » (Durkheim) universel.

Un balayage rapide de l’histoire de la danse, mais qui a cependant le mérite de susciter de nombreuses questions. Questions qui, il est vrai, ne tiennent pas seulement à des dimensions de la danse non évoquées dans le livre, mais aussi à des interprétations très dépendantes des a priori idéologiques de l’auteur (que je situe dans la droite religieuse). On n'y trouvera donc pas d’approches anthropologiques ou philosophiques dignes d’intérêt, mais simplement une recension historique sélective qui pourra servir de jalons de recherche et de base de réflexion sur le sujet.

Bernard Giusti

 

 

Fernand Nathan , 1951 - 156 pp, 107 illustrations dans le texte, cart. illustré de l'éditeur

D'où vient la danse ; La danse dans l'Antiquité ; Les saltimbanques et la danse ; Danses religieuses et danses des morts ; Fêtes, entremets, bals et mascarades ; Les ballets ; Portraits et silhouettes ; Le chorégraphe Noverre ; La Révolution et le Romantisme ; Isadora Duncan et son influence ; Les ballets russes ; Les ballets d’aujourd’hui ; Le music-hall ; Danses de salon et danses modernes ; La mode et le danse ; Technique de ballet ; L’apprentissage de la danse ; L’ABC de la danse classique ; Comment on monte un ballet.

. L'auteur était directeur du Musée de la Danse et conservateur des Archives Internationales de la Danse. (livre-rare-book.com)

Petite Histoire de la Danse et des Danseurs - Pierre Tugal
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Homo luzonensis, une nouvelle espèce humaine

Publié le 5 Novembre 2019 par Bernard Giusti dans Anthropologie, Conférences - débats et colloques - interventions, Vidéos

Homo luzonensis, une nouvelle espèce humaine

Une conférence enregistrée en octobre 2019.

Florent Détroit, paléoanthropologue au Musée de l’ Homme, membre de l'UMR 7194 HNHP du CNRS, département Homme et Environnement, maitre de conférence au MNHN, co-directeur de l’équipe pluridisciplinaire internationale ayant découvert Homo luzonensis.

https://youtu.be/ZA5p8yvtV24

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Napoléon Bonaparte - Albert Manfred

Publié le 1 Mars 2019 par Bernard Giusti dans Histoire, Ma bibliothèque

Napoléon Bonaparte - Albert Manfred

L'ascension de Bonaparte puis la chute de Napoléon vues sous un angle très intéressant, celui de la lutte des classes.

Une monographie qui, sur le fond, est bien éloignée des clichés historiques officiels.

 

Editions du Progrès, Moscou, 1980

Napoléon Bonaparte - Albert Manfred
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Traditions, Croyances, Superstitions - Haute Bretagne - Eric Rondel

Publié le 1 Décembre 2018 par Bernard Giusti dans sciences humaines, Ma bibliothèque, Histoire

Traditions, Croyances, Superstitions - Haute Bretagne - Eric Rondel
Traditions, Croyances, Superstitions - Haute Bretagne - Eric Rondel

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Célébration - Francis Vladimir

Publié le 22 Octobre 2018 par Bernard Giusti dans Poésie, Ma bibliothèque

Célébration - Francis Vladimir

Un très beau recueil du poète Francis Vladimir.

Illustration de couverture d'une autre de mes amies, hélas disparue, la peintre et plasticienne Roxane Maurer

Célébration - Francis Vladimir
Célébration - Francis Vladimir
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L’aumône selon Saint Macron

Publié le 18 Septembre 2018 par Bernard Giusti dans Articles politiques et syndicaux

L’aumône selon Saint Macron

 

Le 13 septembre, Macron a annoncé son « plan de lutte contre la pauvreté ».

Napoléon III, en son temps (1844) avait déjà, lui aussi, « planché » sur le sujet en écrivant « De l’extinction du paupérisme en France ». A l’époque déjà, il s’agissait d’un fatras démagogique.

En effet, comme en 1844, les « mesures » de lutte contre la pauvreté de Macron sont vidées de tout sens par une politique axée sur l’enrichissement des plus riches. Le mot d’ordre de Macron et ses amis pour les financiers et les patrons est le même : enrichissez-vous. Dès lors, les « plans de lutte contre la pauvreté » sont avant tout des effets d’annonce vouées à l’échec.

Macron déclare qu’il va affecter 8 milliards d’euros en 5 ans aux 14% de pauvres en France. Rien à voir avec les dizaines de milliards offerts depuis mai 2017 aux 100 familles les plus riches de France !

Ces 8 milliards seront distribués avec une grande parcimonie. L’aumône c’est bien, disent-ils, à condition que les pauvres soient méritants ! Ils devront s’engager, pour recevoir de quoi survivre, à accepter n’importe quel emploi… Par exemple, cet horticulteur que Macron envoyait soit sur les chantiers de construction, soit dans l’hôtellerie. Pas d’erreur, en dépit des discours de Macron qui prône le développement personnel, les pauvres non pas le choix.

Mais d’où viennent ces 8 milliards ? Pas difficile : augmentation de la CSG pour tous les retraités (considérés comme riches à partir de 1200 euros/mois !), baisse de l’APL, baisse des prestations sociales en créant le revenu soi-disant universel, gel du salaire des fonctionnaires depuis plus de 10 ans… Macron redistribue donc une petite partie de ce qu’il vole au peuple.

L’autre partie va en cadeaux fiscaux pour les plus riches. En dehors des dizaines de milliards qu’il leur a donné, il y a ce qui ne rentre plus dans les caisses de l’Etat et que nous devons payer, nous les plus modestes : dépénalisation de l’évasion fiscale, non indexation des charges sociales sur l’inflation, suppression de l’impôt sur la fortune (ISF), taux d’imposition unique sur tous les hauts revenus (plus ils gagnent d’argent, moins ils paient d’impôts !), sans oublier bien sûr la déréglementation du marché du travail qui permet de payer moins les employés (avant de pouvoir les virer sans avoir à en justifier).

 

Avec son plan pauvreté, Macron ne fera qu’aggraver la précarité des plus pauvres et des plus modestes, tout comme en son temps l’avaient fait Napoléon III et les milieux d’affaires qui le soutenaient. Nul doute que les mêmes causes (la rapacité des plus riches) produiront les mêmes effets (l’aggravation de la pauvreté en France).

 

 

Marise Dantin & Bernard Giusti

 

http://www.cgtcochin.fr/L-aumone-selon-Saint-Macron.html

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Anthologie et portraits de la poésie française - Pierre Delanoe

Publié le 1 Juin 2018 par Bernard Giusti dans Poésie, Ma bibliothèque

Anthologie et portraits de la poésie française - Pierre Delanoe
Anthologie et portraits de la poésie française - Pierre Delanoe
Anthologie et portraits de la poésie française - Pierre Delanoe

Anthologie et Portraits de la poésie française

De Charles d'Orléans à Charles Trenet

Pierre Delanoë

Editions du Layeur, 1996

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Un navire de papier - Laurent Dubois et Michel Diaz

Publié le 1 Décembre 2017 par Bernard Giusti dans Préfaces et présentations, Critiques, Ma bibliothèque, Romans et littérature générale, Photos

Un navire de papier - Laurent Dubois et Michel Diaz

Laurent Dubois (photographies) & Michel Diaz (textes)

Un navire de papier

Préface de Bernard Giusti

Editions Cénomane, avril 2017

 

 

Préface à « Un navire de papier »

 

Imprimer, c’est d’abord laisser son empreinte.

Laurent Dubois et Michel Diaz ont choisi de construire ce recueil autour de cette empreinte que chacun d’entre nous, de par son existence même,  imprime dans le monde. Et si nous creusons notre sillage au fil des jours à mesure que nous transformons la réalité, l’un des moyens principaux dont nous disposons pour opérer cette transformation permanente c’est bien sûr le travail.

Ce n’est donc pas un hasard si les deux auteurs ont choisi pour champ de leur inspiration le cadre d’une imprimerie.

Depuis les apports de la psychanalyse, du structuralisme,  de la linguistique et de la sémiologie, nous savons désormais que tout fait sens et que certains signifiants sont plus porteurs que d’autres ; et l’imprimerie est de ces signifiants, qui renvoie à la fois à l’industrie et à la transformation, à l’humanité laborieuse et à ce signifiant polysémique par excellence : le livre.

 

Devant sa machine, à l’usine, dans le bruit et la chaleur souvent, malgré les camarades parfois à proximité immédiate avec lesquels on s’interpelle, on est seul comme on est seul dans tout acte de création. On pense quelquefois à sa propre existence, on pense à la multitude de ces petits riens qui tissent la trame de la vie quotidienne, aux joies et aux ennuis, mais le plus souvent on laisse vagabonder ses pensées, et la répétition des gestes, l’habitude de leur enchaînement (« on sait ce que l’on fait »), tout cela confère une sorte de « sécurité » au sein de ce « navire au milieu des terres », un espace fermé sans cesse en activité, comme une entité close au milieu du monde. Une sécurité qui reste soumise à l’attention nécessaire portée aux machines, qui d’outils dociles peuvent se transformer en une fraction de seconde en ennemies impitoyables.

 

Laurent Dubois et Michel Diaz ont mis tout leur talent à se glisser dans cette relation entre l’homme et la machine.

L’un en choisissant de nous présenter des images parcellaires de la réalité du travail, en mettant notamment en avant le contraste entre le savant encombrement des ateliers et la surface  immaculée du papier, comme pour nous indiquer que du chaos naît souvent la pureté.

L’autre en s’appuyant sur ces supports visuels pour mieux transcender la réalité et laisser libre cours à l’imaginaire jusqu’à aboutir à nos questionnements existentiels les plus essentiels.

Il s’agissait, à travers les gestes du quotidien, de mettre en évidence une autre réalité. C’est-à-dire une autre interprétation de la réalité, puisqu’aussi bien ce que nous percevons comme immédiat et réel n’est jamais qu’une interprétation, comme l’avait déjà souligné René Descartes.

Il faut donc voir les photos de Laurent Dubois non pas comme un témoignage mais comme une suite de tableaux sur lesquels vient s’appuyer le discours de Michel Diaz. Discours parce qu’on lira les textes en les écoutant, comme la voix inspirée des chœurs antiques dans le théâtre de la fabrique où la pièce qui se joue est celle des êtres en devenir.

 

Le décalage entre les photos, les textes, la réalité, nous amène alors dans un univers poétique où rien de ce qui est donné à voir n’est immédiat, où chaque mot et chaque image renvoie à ce qui est au-delà. Car l’imprimerie renvoie aussi à une « poésie de l’industrie », poésie au sens premier du terme, celui de l’action.

Par ce décalage, par cette distance prise par rapport à la réalité du travail, par ce mouvement volontaire d’éloignement, Laurent Dubois et Michel Diaz réussissent pourtant à faire surgir au fil des pages les vies derrière les images, les êtres derrière les machines, et le « navire au milieu des terres » laisse dans son sillage une empreinte qui n’a rien de figé mais produit au contraire un livre des plus vivants.

 

Bernard Giusti

Octobre 2016

 

Un navire de papier « fait livre » autour des superbes photographies de Laurent Dubois, reliées, tissées entre elles par les mots de Michel Diaz. Texte et images explorent jusqu’à fond de cale le cargo paradoxal et métaphorique, ancré au milieu de la terre ferme de Bessé-sur-Braye (72), qu’est l’usine Arjowiggins. Une usine de fabrication de papier presque paradoxale en effet dans cette France qui se désindustrialise de façon vertigineuse, où le travail se passe de plus en plus des hommes et des femmes. Navire de papier donc mais pas encore vaisseau fantôme. 

Parfois l’œil doit scruter les images pour y apercevoir une silhouette, une forme humaine qui se glisse dans le décor, ou encore se confond avec lui, occupée par sa tâche. Se laisse en effet deviner par moments la frêle présence humaine des soutiers de la salle des machines se faufilant entre les tubes et les câbles, au milieu de l’infrastructure industrielle, des escaliers et des passerelles d’acier, tels des insectes sur les flancs d’un monstre somnolent. Il arrive cependant qu’un visage se détache, mais absorbé par la masse blanche du papier produit, par ses vagues et ses rouleaux, souligné par l’écume feutrée de sa surface et de son grain. Et l’on ne peut s’empêcher de penser que cette immensité immaculée et fascinante un jour « fera livre ». 

Un livre sur tout cela. C’est justement ce qui nous est proposé ici avec une sensibilité totale. L’écriture de Michel Diaz y imprime une intense et profonde méditation, attentive à la matière et à l’essence, à la langue travaillée pour leur donner existence dans la conscience intime d’un temps suspendu, d’un temps qui passe un peu comme hors du monde, attentive aussi au travail des hommes, au regard des hommes au travail, au corps des hommes au travail, au travail du corps des hommes devant les machines… 

> Admirable dans le flux du texte, cette perception émouvante et magnifiée de la fragilité des êtres et des choses qui nous est donnée à lire, à voir, à toucher même. Avec en creux peut- être aussi le sentiment, qui s’installe en nous poétiquement mais aussi de façon vaguement troublante, mélancolique ou nostalgique, de la précarité de ce « navire » de papier et de toute vie sur l’océan du monde où l’homme est si petit. 

 

Jean-Claude Vallejo

 

Article paru dans la revue L'Iresuthe N° 41, novembre 2017.

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A Cochin, on a pas fini de trimer !

Publié le 11 Novembre 2017 par Bernard Giusti dans Articles politiques et syndicaux

A Cochin, on a pas fini de trimer !

 

 

 

Le rapport annuel 2016 de l’APHP a été publié. Il réserve quelques surprises !

Voyez par vous-mêmes :

 

Hôpitaux universitaires Pitié-Salpétrière – Charles Foix

1.2 M de patients pris en charge

Pour 7879 agents PNM, soit 1.5 patient/agent

 

Hôpitaux universitaires Est Parisien

1.1 M de patients pris en charge

Pour 7336 agents PNM, soit 1.5 patient/agent

 

Hôpitaux universitaires Paris Centre

1.1 M de patients pris en charge

Pour  5628 agents PNM, soit 2 patients/agent

 

On le voit, les agents du GH Cochin ont une charge de travail nettement supérieure par rapport aux deux autres plus importants GH de l’APHP.

Pourtant, cela n’empêche la Direction de réclamer toujours plus de la part des agents.

Cela ne l’empêche pas non plus de déclarer régulièrement en instances que le GH étant en déficit, il faut encore rogner sur le personnel !

Or, en 2016, le GH a réalisé 10% d’activité en plus, malgré des réductions d’effectifs.

 

La CGT Cochin se pose la question : comment va-t-on continuer à augmenter l’activité en réduisant encore plus le nombre d’agents ?

 

Pour la CGT Cochin, l’important n’est pas la logique comptable de l’Administration de l’APHP, mais bien la santé des agents et la sécurité des patients. L’hôpital public n’est pas une entreprise cotée en Bourse, pour l’instant tout au moins…

 

Marise Dantin  & Bernard Giusti

10-01-17

article paru dans l'Anti-Casse n°16, le journal de la CGT Cochin

 

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