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  le blog de Bernard Giusti

Articles littéraires (romans, nouvelles, poésies, essais, sciences humaines) ) politiques et syndicaux

Mélenchon ou Roussel ?

Publié le 20 Décembre 2020 par Bernard Giusti dans Articles politiques et syndicaux, bernardgiusti

Mélenchon ou Roussel ?

 

Les militants communistes et leurs sympathisants se divisent aujourd’hui sur la question de savoir qui soutenir aux prochaines élections présidentielles.

 

Au sein du PCF, certains optent pour ce qu’ils appellent un « vote utile » en soutenant Mélenchon et le regroupement de la France Insoumise, plus aptes à leurs yeux à faire barrage au capitalisme sauvage et au fascisme.

Dans ces partisans du « vote utile », on retrouve des camarades qui finalement ne sont que des socialistes déguisés en communistes, et qui s’appuient sur ce qui serait l’incapacité actuelle du prolétariat à se mobiliser massivement pour changer le système. Par conséquent, ils en concluent que mieux vaut, « pour l’instant » (temps évidemment indéterminé), se placer au mieux dans le système « pour le combattre de l’intérieur ». Ce qui revient en réalité à s’accommoder du capitalisme et à l’accompagner pour tenter d’arrondir les angles. Position socialiste s’il en est qui ne remet rien en question et laisse les mains libres au capitalisme quant à l’exploitation du prolétariat. Il s’agit ni plus ni moins que de mettre en place une collaboration de classe qui « ne mène qu'à une seule chose : désarmer les travailleurs dans la défense de leurs intérêts et provoquer la division en leur sein ». (Henri Krasucki)

C’est bien ce que fait Mélenchon, et c’est bien la conséquence de ce qu’il fait.

D’autant que pour ces camarades attiré(e)s par les sirènes du « vote utile » il ne reste dès lors qu’un objectif : tenter d’obtenir des postes, les meilleurs possibles, dans le regroupement hétéroclite de la FI afin d’influer tant que faire se peut sur une politique qui ne sera de toute façon que réformiste, et non révolutionnaire. C’est-à-dire, s’il faut le répéter, qui ne visera jamais à renverser le système capitaliste mais à en limiter les effets. En attendant sans doute que les tenants du capitalisme sauvage reprennent le pouvoir…

A qui profite le « vote utile » ? La réponse est claire : le « vote utile », c’est ce qui a amené Hollande au pouvoir, et on a vu ce que ça a donné. Le « vote utile », c’est ce qui a amené Macron au pouvoir, et on voit ce que ça donne. Car un certain nombre de camarades ont voté Macron aux dernières élections pour, disaient-ils, « faire obstacle à Le Pen et au fascisme ». Pour citer Churchill : « Vous aviez à choisir entre la guerre et le déshonneur ; vous avez choisi le déshonneur et vous aurez la guerre. » En l’occurrence, ils ont eu Macron qui, avec ses lois liberticides, déroule le tapis rouge au fascisme.

Dès lors que l’on se reconnaît en tant que communiste, il y a des principes fondamentaux avec lesquels on ne saurait transiger, dont le principal, celui de la lutte des classes. Car «…la lutte de classes n’est pas une invention, c’est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu’elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l’exploitation et à l’écrasement. » (H. Krasucki) Et pour paraphraser Henri Krasucki, je dirai que c’est pour la mener avec succès en rassemblant l’ensemble des travailleurs que fut fondé le PCF.

Plutôt que de se dissoudre dans la nébuleuse hétéroclite de la FI avec à sa tête quelqu'un qui reste un partisan de l’économie libérale (c’est-à-dire capitaliste), je choisirai Fabien Roussel et le PCF, car ce dont ont besoin les travailleurs pour défendre leurs intérêts de classe, c’est d’un parti qui affirme ses valeurs et dont l’objectif doit être de renverser le système capitaliste et de le remplacer.

 

Bernard Giusti

Ancien SG adjoint CGT Cochin

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La chanson du Cèdre

Publié le 18 Décembre 2020 par Bernard Giusti dans Poésie, bernardgiusti

La chanson du Cèdre

Écrit lors de la première guerre du Liban. Ça fait un bail... Mais toujours actuel, finalement...

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"Nous autres" de Eugène Zamiatine

Publié le 10 Décembre 2020 par Bernard Giusti dans Romans et littérature générale

"Nous autres" de Eugène Zamiatine

"Nous autres" de Eugène Zamiatine

considéré comme l’ouvrage qui a inspiré à la fois Huxley (Le meilleur des mondes) et Orwell (1984). Ouvrage complet en lien.

 

https://www.ebooksgratuits.com/.../zamiatine_nous_autres...

 

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"La chanson de Prévert" - Anne Sylvestre

Publié le 1 Décembre 2020 par Bernard Giusti dans Chansons, Poésie

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Éloge de l' « humanitas » - Pierre Vesperini

Publié le 11 Novembre 2020 par Bernard Giusti dans Histoire, Philosophie, Articles politiques et syndicaux

Éloge de l' « humanitas » - Pierre Vesperini

Qu'auraient pensé les Romains du confinement ?

Du mal, répond sans hésiter le philosophe Pierre Vesperini dans une tribune cinglante :

la seule vie qui vaut la peine d'être vécue, pour un Romain, est une vie fondée sur l'humanitas,

la sociabilité, et donc sur la culture, sans laquelle il est impossible de penser un authentiquement être-ensemble.

 Fermer les librairies était, de ce point de vue, la pire des décisions à prendre.

Rien d'étonnant venant d'un président qui se prétend cultivé tout en donnant régulièrement

des gages de son inculture, assène le philosophe.

 

  Lorsque j'ai appris que, contre toute attente, les librairies n'étaient pas considérées comme des commerces « essentiels », j'ai aussitôt pensé qu'une telle mesure n'aurait jamais été prise dans la Rome antique. Les Romains ont en effet une notion très singulière : celle d'humanitas.

Notion singulière en ce qu'elle ne veut pas exactement dire « humanité ». Ce n'est ni le « genre humain » comme phénomène naturel, ni la vertu d' « humanité » comme phénomène moral.

  C'est, avant toute chose, la sociabilité. Faire preuve d'humanitas, être humanus, c'est être capable de lien social : c'est être affable, aimable, enjoué, obligeant, agréable, solidaire, plein d'humour et d'esprit (sal), indulgent face à la « faiblesse humaine ». C'est faire vivre le plaisir de la vita communis, c'est-à-dire, à Rome, la vie en ville (urbanitas), dans la Ville par excellence, Rome. Ce plaisir de la vie en ville que Rome diffusait dans tout son empire.

  Comme on le voit, il n'y a aucun rapport avec l'appartenance au genre humain, puisqu'il y a des tas d'êtres humains qui n'ont pas d'humanum. Et c'est une disposition morale beaucoup plus large que notre vertu d' « humanité ». Celle-ci, au-delà de son étroitesse d'application, implique encore une relation asymétrique : on fait preuve d'« humanité » envers un inférieur.

L'humanitas fait vivre un lien profondément égalitaire.

  Étrange vertu, étrange concentralité de cette vertu dans une société aussi hiérarchisée que la société romaine. Étrange nom aussi donné à la vertu : pourquoi nommer humanitas la sociabilité ?

  Pourquoi lui donner cet horizon de généralité et d'universalité, alors même que les Romains,

esprits hiérarchiques s'il en fut, et cœurs aussi profondément guerriers, se méfiaient de l'humanitas tout autant qu'ils la prisaient. Si elle était requise dans les plaisirs de la vie sociale, un consul ou un gouverneur devait faire attention à ne pas en abuser, au risque d'amoindrir la majesté et le juste effroi associés par son pouvoir. Et bien sûr, elle n'avait pas sa place à la guerre – activité aussi « essentielle », à Rome, que, dans la Macronie, le télétravail.

Les Romains savaient qu'en exportant l'« humanitas » chez les peuples barbares – chez nous et nos voisins d'outre-Manche-, ils brisaient les énergies militaires.

  Étrange peuple, donc, guerrier, dur, sévère, cruel aussi, qui inscrit dans son imaginaire cette idée qu'il y a dans le plaisir de la vie sociale, dans la douceur des conversations, quelque chose où se joue, où se vit, ou s'exhausse, notre qualité d'hommes.

Mais, redisons-le, cette humanité qui s'atteint dans la société n'a rien de « naturel », de « donné », « d'inscrit » dans quelque nature humaine que ce soit.

  Tout au contraire, l'humanitas est comme un équipement, une armature, un artifice qui vient se poser sur notre réalité biologique. Et elle vient se poser sur l'éducation par la culture, c'est-à-dire, à Rome, par les livres.

  Ce sont les livres, les lettres (litterae), qui donnent l'humanitas à des petits d'hommes qui, sinon, ne se distingueraient pas des bêtes sauvages. L'humanitas faite homme, c'est Pline l'Ancien, l’infatigable dicteur de livres, commandant la flotte romaine à Misène, qui meurt en allant secourir sur le rivage, mobilisant les siens par un vers de Térence, des victimes de l'éruption du Vésuve.

  Rien ne montre mieux cette dimension artificielle de l'humanitas, cette dimension « culturelle », et plus précisément esthétique – car le plaisir de la culture, c'est d'abord le plaisir du beau – que ce passage de Varron, le plus grand érudit de son temps, que César avait chargé d'organiser la première bibliothèque romaine :

  « Une chose est ce qui convient un homme [homo], une chose est ce qui convient à l'humanitas : si un homo a soif, n'importe quelle coupe suffit ; mais l'humanitas exige que la coupe soit belle. » Sur la langue latine, VIII, 31

  Autrement dit, fermer les librairies comme commerces non essentiels aurait été inconcevable

pour les Romains. À quoi bon protéger la vie, auraient-ils pensé, si on ne fiat que protéger que la vie nue, la vie animale, la vie biologique, et pas la vie digne d'être vécue ?

La vie d'êtres civilisés, la vie d'hommes enfin.

  Bref, c'est toute une anthropologie qui se formule.

En fait, pour ceux qui nous gouvernent, « n'importe quelle coupe suffit ». Pourvu qu'on se nourrisse, qui se plaindra ? Qu'avons-nous besoin de culture ?

Qu'avons-nous besoin de vie sociale qui va avec ? Qu'avons-nous besoin d'urbanitas ?

Au vrai, cette pandémie leur convient. Quoi de mieux qu'un peuple divisé en monades familiales ?

Que des travailleurs isolés les uns des autres, murés dans un télétravail où rien ne distingue plus le temps du travail de celui du loisir, de cet otium où se vit l'humanitas ?

Quoi de mieux qu'une population qui a peur, enfin ?

Le déni, l'embarras et la gêne, la répugnance, que suscite la vita communis chez nos gouvernants, apparaît en fait dès les mots qu'ils nous imposent : « gestes barrières » au lieu de gestes de protection, distanciation sociale au lieu de « distanciation physique ».

  Le paradoxe dramatique que nous offre l'auteur cosmique qui, selon Épictète, met en scène l'Histoire, c'est que cette anthropologie nouvelle – où pour être un homme digne de ce nom,

il n'est plus « essentiel » de lire et de vivre ensemble – est mise en place par un président se faisant passer pour un homme cultivé, un philosophe même, mais qui fait dire à Levinas

n'importe quoi, à Georges Bataille le contraire de ce qu'il a dit ; un lettré donnant des entretiens fleuves au Point, et même à la NRF, mais qui n'hésite pas à trafiquer un texte de Jaurès, et voudrait, nouvel Ubu, bannir l'usage de mots tels que « répression » ou « violences policières », parce qu'ils ont le tort de décrire un fait massif, condamné par le conseil de l'Europe, par Amnesty International et par l'ONU, et qu'il vient encore d'encourager en préparant une loi qui interdira sous peine de prison d'identifier les policiers sur les vidéos filmant la répression des manifestations ; un « humaniste » sans humanité, se moquant des Comoriens naufragés, divisant ses concitoyens entre ceux qui ont réussi et « ceux qui ne sont rien ».              

  Et, pire que tout peut-être, manquant cruellement d'humour, de ce « sel » dont les Romains faisaient un ingrédient fondamental de l'humanitas.

Car ce grand défenseur de la liberté d'expression est le même homme qui fait poursuivre par le parquet de terribles individus, coupables d'avoir... décroché son portrait.

  Mais cet humaniste en peau de lapin nous aura permis au moins de faire l’expérience de la chaussette de Hegel. Rappelez-vous de l'aphorisme d'Iéna : une chaussette trouée vaut mieux

qu'une chaussette reprisée. Parce que le trou fait prendre conscience. Puisse ce gigantesque trou d'une vie mutilée de son humanitas, faire prendre à toute la société que la culture n'est pas un supplément d'âme, mais notre âme même.

 

Pierre Vesperini

Chronique du 10 novembre

Lu dans la newsletter de Philosophie Magazine du 11 novembre 2020

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Masque Oiseau

Publié le 7 Novembre 2020 par Bernard Giusti dans bernardgiusti, Sur la route...

Masque Oiseau

Bernard Giusti - Masque Oiseau - Bois et plâtre - 1996

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Avec le vieux Verlaine, clochard glorieux de Saint-Michel

Publié le 6 Novembre 2020 par Bernard Giusti dans Poésie

Avec le vieux Verlaine, clochard glorieux de Saint-Michel

Le 24 mars 1888, L'Univers illustré part à la rencontre de Paul Verlaine. Pour le grand public, ce nom ne signifie pas grand-chose, mais les lecteurs informés savent que Verlaine a publié plusieurs recueils de grande valeur, les Poèmes saturniens en 1866, Romances sans paroles en 1874 ou encore Sagesse en 1880.

 

Certains se souviennent aussi de sa liaison scandaleuse, quinze ans plus tôt, avec le jeune Arthur Rimbaud, un poète surdoué qui a depuis totalement disparu de la scène littéraire française – d'aucuns affirment qu'il a abandonné la poésie et vit désormais en Afrique. On murmure également que c'est lui qui fut cause de la longue déchéance de Verlaine.

 

Suite de l'article sur :

https://www.retronews.fr/arts/echo-de-presse/2018/10/18/avec-le-vieux-verlaine-clochard-glorieux-et-use-de-saint-michel?fbclid=IwAR3LmnpygbTD1jaWjFRlFdmPF6adB2DaQeJg2K2LC0HekP3GpBgK-Ke_Egw

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Roxane Maurer - Carte Poésie

Publié le 22 Octobre 2020 par Bernard Giusti dans Poésie, Peinture et dessins

Roxane Maurer - Carte Poésie

Roxane Maurer - Carte Poésie - 2006

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Monstres et créatures de la mythologie - Françoise Rachmuhl

Publié le 18 Septembre 2020 par Bernard Giusti dans Critiques, Ma bibliothèque, sciences humaines, Nouvelles

Monstres et créatures de la mythologie - Françoise Rachmuhl

L’Olympe et les monstres

 

La mythologie grecque pourrait décourager bien des néophytes, tant les intrications généalogiques y sont denses, sans compter bien sûr que les exploits des héros et des dieux, portés par la tradition orale, ont souvent fait l’objet de variantes et de versions différentes.

Pour initier les enfants aux labyrinthes de cette mythologie, Françoise Rachmuhl a choisi d’aborder le thème des monstres, très présents dans les récits. Elle le fait en douze récits avec son talent habituel, dans un style narratif que l’on pourrait volontiers comparer à celui de la grand-mère racontant des histoires à la veillée, au coin du feu.

Car ce petit livre gagnerait, à mon sens,  à être lu et commenté avec les enfants, la narration révélant sans cesse des chemins de traverse, promesses d’autres aventures héroïques et merveilleuses : ce livre est idéal pour servir de support à une approche pédagogique de la mythologie grecque.

Animaux monstrueux, êtres humains qui se transforment en êtres hybrides, mi-hommes, mi-animaux (éternel débat entre nature et culture), cette mythologie si présente dans nos sociétés renvoie sans cesse  à des questionnements fondamentaux et bien actuels, que l’on pourra aussi aborder aisément avec les enfants. Françoise Rachmuhl nous le rappelle en fin d’ouvrage : les contes et les mythes nous renvoient toujours à nos propres interrogations sur notre positionnement et nos certitudes. Et comme le relève l’auteur elle-même : finalement, qui sont les monstres ? Car la mythologie grecque a l’art de mettre en scène les deux extrêmes de chaque être humain : le divin et le monstrueux.

L’objet même de ce livre était un véritable défi, relevé avec brio, et le temps d’une lecture Françoise Rachmuhl ressuscite des mondes imaginaires et merveilleux, à partager avec nos enfants !

Bernard Giusti

 

François Rachmuhl, « Monstres et créatures de la mythologie », Flammarion Jeunesse, 2020, 96 pp, 4,20€

 

A lire aussi :

Françoise Rachmuhl, « Suite pour Eurydice et autres nouvelles », L’Ours Blanc, 2010, 148 pp, 12€

Monstres et créatures de la mythologie - Françoise Rachmuhl
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Manifestation du 17 septembre 2020 - Quelques photos

Publié le 17 Septembre 2020 par Bernard Giusti dans Articles politiques et syndicaux, bernardgiusti

Manifestation du 17 septembre 2020 - Quelques photos

Piquet de grève au local de la CGT Cochin

Manifestation du 17 septembre 2020 - Quelques photos
Manifestation du 17 septembre 2020 - Quelques photos
Manifestation du 17 septembre 2020 - Quelques photos
Manifestation du 17 septembre 2020 - Quelques photos
Manifestation du 17 septembre 2020 - Quelques photos

Pendant la manif

Manifestation du 17 septembre 2020 - Quelques photos
Manifestation du 17 septembre 2020 - Quelques photos
La police était très présente...

La police était très présente...

Manifestation du 17 septembre 2020 - Quelques photos
Manifestation du 17 septembre 2020 - Quelques photos
Manifestation du 17 septembre 2020 - Quelques photos
Manifestation du 17 septembre 2020 - Quelques photos
Manifestation du 17 septembre 2020 - Quelques photos
Manifestation du 17 septembre 2020 - Quelques photos
Manifestation du 17 septembre 2020 - Quelques photos
Manifestation du 17 septembre 2020 - Quelques photos
Manifestation du 17 septembre 2020 - Quelques photos
Manifestation du 17 septembre 2020 - Quelques photos
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