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  le blog de Bernard Giusti

Articles littéraires (romans, nouvelles, poésies, essais, sciences humaines) ) politiques et syndicaux

La Complainte de Rutebeuf

Publié le 31 Octobre 2021 par Bernard Giusti dans Poésie, Chansons

La Complainte de Rutebeuf

Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L'amour est morte
Ce sont amis que vent me porte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta

Avec le temps qu'arbre défeuille
Quand il ne reste en branche feuille
Qui n'aille à terre
Avec pauvreté qui m'atterre
Qui de partout me fait la guerre
Au temps d'hiver
Ne convient pas que vous raconte
Comment je me suis mis à honte
En quelle manière

Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L'amour est morte
Le mal ne sait pas seul venir
Tout ce qui m'était à venir
M'est advenu

Pauvre sens et pauvre mémoire
M'a Dieu donné, le roi de gloire
Et pauvre rente
Et droit au cul quand bise vente
Le vent me vient, le vent m'évente
L'amour est morte
Ce sont amis que vent emporte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta

  Rutebeuf (1230-1285)
Adaptation en Français moderne
de la Griesche d'Hiver.

 Version chantée de Léo Ferré :

https://www.youtube.com/watch?v=Xlqr-IXTEpE

 

Version chantée de Nana Mouskouri (Version 1970)

https://www.youtube.com/watch?v=kVgxQXDk54E 

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Les momies du Bassin du Tarim (Chine)

Publié le 30 Octobre 2021 par Bernard Giusti dans Anthropologie

Les momies du Bassin du Tarim (Chine)
L’origine des énigmatiques momies du Bassin du Tarim n’est plus un casse-tête chinois
Voici les premiers occupants connus du Xinjiang, vestiges d’une population disparue il y a 10.000 ans et dont le génome le plus proche se retrouve du côté du détroit de Bering en Sibérie comme en Alaska. Heureusement, nous n’avons pas fini de comprendre comment l’espèce humaine a occupé la planète…. (note de Danielle Bleitrach pour histoire et société)

Par Bernadette Arnaud le 27.10.2021 à 17h06 Lecture 6 min.

L’étude génomique des momies de l’âge du Bronze découvertes dans le Bassin du Tarim, en Chine, révèle l’origine de ces extraordinaires vestiges millénaires. La fin d’un mystère qui aura fait couler beaucoup d’encre.

photo. Vue aérienne du cimetière de Xiaohe, dans la province du Xinjiang, en Chine où dans les cercueils en forme de barques reposent les célèbres momies du Bassin du Tarim.CRÉDITS: WENYING LI, XINJIANG INSTITUTE OF CULTURAL RELICS AND ARCHAEOLOGY

Réputées pour leur apparence physique “indo-européenne”, les momies exhumées à l’ouest de la Chine dans les sables du désert du Taklamakan – “celui dont on ne revient pas” -, défrayaient la chronique depuis des décennies. Leurs traits “caucasiens” – nez droits, yeux ronds, cheveux clairs – et leurs vêtements de laine feutrée et tissée ornés de motifs à carreaux ont longtemps conduit des spécialistes à associer ces anciennes cultures d’Asie centrale à une origine européenne. De très nombreuses théories avaient cours pour tenter d’expliquer la raison de leur présence dans le bassin du Tarim, au sud de l’actuelle province ouïghoure du Xinjiang (l’ex-Turkestan chinois). Or une étude publiée ce mercredi 27 octobre 2021 dans la revue Nature, menée par une équipe internationale, vient de mettre fin au mystère. Elle détermine les origines génétiques de ces énigmatiques momies naturellement conservées depuis des millénaires du fait des conditions extrêmes de ce désert. Autrefois considérées comme des populations originaires d’Occident, ces anciens habitants de l’Age du Bronze se sont révélés être finalement d’origine locale : “une population génétiquement isolée mais culturellement cosmopolite”, selon les signataires de l’article.

Coiffée d’un bonnet de feutre, cette jeune femme aux longs cheveux âgée de 4000 ans a été découverte dans le cimetière de Xiaohe, dans le Bassin du Tarim, au Xinjiang, en Chine. Crédits : Wenying Li, Xinjiang Institute of Cultural Relics and Archaeology.

Quelles étaient jusque-là les théories concernant l’origine de ces dépouilles exhumées entre autres dans le cimetière de Xiaohe, dit le site des Mille momies (lire encadré) signalé en 1934 par l’explorateur suédois Folke Bergmann mais seulement retrouvé en 2003 par l’archéologue de l’Institut d’archéologie du Xinjiang, Idriss Abdurussul ? “L’apparence physique des momies du bassin du Tarim avaient conduit certains chercheurs à spéculer qu’il pouvait s’agir de descendants des éleveurs yamnayas, une société très mobile de l’Age du bronze, rencontrée dans les steppes de la mer Noire au sud de la Russie ; alors que d’autres situaient cette origine parmi les cultures des oasis du désert de l’Asie centrale, en particulier celle du complexe archéologique bactro-margien (BMAC), (ou Civilisation de l’Oxus ndlr), un groupe génétiquement lié aux premiers agriculteurs du plateau iranien”, expliquent les auteurs. Pour tenter de résoudre l’énigme, les chercheurs de l’Université de Jilin (Chine), de l’Institut de Paléontologie et de paléoanthropologie de l’Institut Max Planck (Allemagne), de l’Université nationale de Corée et de l’Université d’Harvard (Etats-Unis) ont analysé les génomes de treize de ces momies du bassin du Tarim datées de 2100 à 1700 ans avant notre ère, et de cinq autres datées de 3000 à 2800 ans avant notre ère provenant d’une région voisine plus au nord, dans le bassin de la Dzungarie. “A leur grande surprise, ils ont ainsi découvert que les momies du bassin du Tarim étaient les descendantes directes d’une population locale autrefois répandue au Pléistocène, et qui a largement disparu à la fin de la dernière période glaciaire, il y a environ 10.000 ans“.  Des populations identifiées aux Anciens Nord Eurasiens (ANE), dont on ne trouve que de faibles traces dans les populations actuelles, “celles autochtones de Sibérie et des Amériques détenant les proportions connues les plus élevées” précisent les chercheurs. En outre, les individus du bassin du Tarim provenant du site de Xiaohe présentaient de fortes traces de protéines de lait dans leur tartre dentaire, signalant leur appartenance au pastoralisme laitier.

A en croire les auteurs de cette publication, les populations du bassin du Tarim auraient en fait formé un isolat génétique jusque-là inconnu, qui a probablement subi un goulot d’étranglement extrême avant son installation dans ce qui correspond aujourd’hui à l’ouest de la Chine. Génétiquement isolées, ces populations auraient toutefois adopté les pratiques agropastorales de leurs voisins, ce qui leur a permis de s’installer et prospérer le long des oasis du désert du Taklamakan. “Les archéogénéticiens recherchaient depuis longtemps des populations ANE de l’Holocène (l’ère géologique des 11.000 dernières années, ndlr) afin de mieux comprendre l’histoire génétique de l’Eurasie intérieure. Et nous en avons trouvé dans l’endroit le plus inattendu !”, s’est ainsi réjoui Choongwon Jeong, professeur à l’Université de Séoul (Corée).

LES MOMIES DES SABLES DE XIAOHE

L’actuelle province du Xinjiang où ont été retrouvées les célèbres “momies des sables” du Bassin du Tarim, nommée la “Nouvelle Frontière” en 1884 sous la dynastie Qing (1644-1911), a été à nouveau incorporée à la Chine populaire en 1949 après une très brève période d’indépendance sous le nom de république du Turkestan oriental. Peuplée majoritairement d’Ouïghours, une ethnie turcophone arrivée au 11e siècle depuis la Mongolie, elle a toujours été à la croisée des grands Empires sédentaires (Chine, Inde, Perse). C’est aussi par ses multiples voies d’accès que passaient au début de notre ère les différentes Routes de la Soie, et bien avant elles, d’autres restées sans nom, empruntées par des populations dont on a commencé à seulement retrouver les traces dans les années 1990, après que cette région a été longtemps fermée aux étrangers. Entre 1898 et 1934, les explorateurs et savants suédois Sven Hedin et Folke Bergmann avaient signalé la présence de sites archéologiques sous les sables, dans la région centrale du Xinjiang. Mais ce n’est qu’en 2003 que l’archéologue de l’Institut d’archéologie du Xinjiang, Idriss Abdurussul – cosignataire de la nouvelle étude génétique parue dans la revue Nature, a retrouvé l’extraordinaire nécropole de Xiaohe signalée par 140 mats dressés comme des totems au milieu du désert. Datant de 2000 ans av. J.-C, ces tombes surplombées de poteaux colorés en rouge et en noir, en fonction du sexe des défunts, ont livré des centaines de momies.

Les cercueils en bois de peuplier et en forme de barques étaient recouverts de peaux animales tendues et de fleurs de tamaris. A l’intérieur, les corps d’hommes et de femmes exceptionnellement bien conservés étaient parfois accompagnés d’arcs et de flèches taillés dans le bois du même arbre. Parmi ces dépouilles plurimillénaires, se trouvaient surtout l’une des plus belles momies du monde. Celle d’une jeune femme aux longs cheveux âgée de 4000 ans. Coiffée  d’un bonnet de feutre, elle portait une jupe frangée assortie d’une paire de bottes. A Xiaohe, les archéologues ont découvert une multitude d’objets témoins de cette civilisation d’agriculteurs et de pasteurs, allant d’effigies en bois, à des bracelets ornés de perle de jade ou de la vannerie en paille de blé.

Le cimetière de Xiaohe, ses tombes en barques et ses mats, au cœur du bassin du Tarim, dans l’actuel Xinjiang, en Chine. Crédits : Nature

Vue de profil d’un des cercueils en forme de barque accompagné de sa momie, dans le cimetière de Xiaohe. Crédits : Wenying Li, Xinjiang Institute of Cultural Relics and Archaeology.

https://histoireetsociete.com/2021/10/29/lorigine-des-enigmatiques-momies-du-bassin-du-tarim-nest-plus-un-casse-tete-chinois/?utm_source=mailpoet&utm_medium=email&utm_campaign=les-newsletter-total-derniers-articles-de-notre-blog-histoire-et-societe_1

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"Musique", poème de Bernard Giusti illustré par Monique Marta

Publié le 30 Octobre 2021 par Bernard Giusti dans Poésie, Peinture et dessins, bernardgiusti

"Musique", poème de Bernard Giusti illustré par Monique Marta
"Musique", poème de Bernard Giusti illustré par Monique Marta
Tableau de Monique Marta

Tableau de Monique Marta

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Marcel Mauss - Essai sur le don

Publié le 30 Octobre 2021 par Bernard Giusti dans Anthropologie, Ma bibliothèque

Marcel Mauss - Essai sur le don

Un ouvrage de base :

« Texte phare des sciences sociales, l’Essai sur le don, publié en 1925, a immédiatement suscité de nombreux commentaires. Ouvrant la sociologie durkheimienne à l’analyse ethnographique, il inscrit les sociétés du Pacifique, du potlatch amérindien à la kula mélanésienne, dans la culture occidentale. » (PUF)

« Essai sur le don. Forme et raison de l'échange dans les sociétés archaïques, paru en 1923-1924 dans l'Année Sociologique, est le texte le plus célèbre de l'anthropologue Marcel Mauss. À l'aide d'exemples empruntés à des sociétés diverses, l'auteur montre que le don est obligatoirement suivi d'un contre-don selon des codes pré-établis. »   (Wikipedia)

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"Ecumes", poème de Bernard Giusti illustré par Mélusine Stéphanie

Publié le 27 Octobre 2021 par Bernard Giusti dans Poésie, Peinture et dessins, bernardgiusti

"Ecumes", poème de Bernard Giusti illustré par Mélusine Stéphanie
"Ecumes", poème de Bernard Giusti illustré par Mélusine Stéphanie
"Ecumes", poème de Bernard Giusti illustré par Mélusine Stéphanie
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Mouna

Publié le 25 Octobre 2021 par Bernard Giusti dans Sur la route...

Mouna

Je l'ai rencontré jadis à plusieurs reprises au hasard des rues de Paris, la dernière fois rue Mouffetard. Toujours avec son vélo chargé et décoré. Il abordait les passants avec un humour et une dérision dont les VIP de l'époque faisaient les frais. Mouna semait les rires et les sourires sur son passage. (BG)

1er octobre 1911 : naissance d'André Dupont, dit « Aguigui Mouna », qui fut militant anarchiste français mais également pacifiste et écologiste. Sans domicile fixe, il parcourra les rues de Paris, haranguant la foule, dormant chez l'habitant et parfois dehors. Il est considéré comme le dernier amuseur public de Paris.

Issu d'une famille pauvre, il devint orphelin de père et de mère à neuf ans puis devint garçon de ferme chez sa tante, dormant à l'étable. Il multiplia ensuite les petits boulots, vivant dans la précarité et se retrouva sans emploi après avoir été exclu de la marine. En 1939 il fut engagé dans l'armée pour la Seconde Guerre mondiale, expérience qui forgea son pacifisme et son antimilitarisme. Après la guerre il s'installa à Nice où il tenait une pension de famille tout en s'engageant au PCF, mais il n'y resta pas longtemps car il acceptait mal la discipline d'un parti.

Sa rencontre avec un peintre argentin marginal en 1951 changea sa vie : celui-ci le convainc de dénoncer l'absurdité du monde et du système capitaliste avec des méthodes excentriques (slogans humoristiques, déguisement...). Il fonda un club, sensé apporté la joie et la gaieté tout en dénonçant le système (pour l'anecdote c'est Albert Einstein qui en fut le président d'honneur, Aguigui ayant beaucoup aimé la photo du physicien tirant la langue). Il eut de nombreux engagements dans sa vie : contre la guerre d'Algérie, contre le nucléaire, contre le travail des enfants et participa à mai 68. Il se présenta également aux élections législatives en 1988 et en 1993 contre Jean Tibéri (proche de Jacques Chirac) en utilisant ses méthodes excentriques lors de sa campagne (il obtint 3% puis 1,8%).

(sur la page Facebook Histoire d'apprendre)

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"Sur les murs", poème de Bernard Giusti - Illustration de Migas Chelsky et Isabelle Pulby

Publié le 22 Octobre 2021 par Bernard Giusti dans Poésie, Peinture et dessins, bernardgiusti

"Sur les murs", poème de Bernard Giusti - Illustration de Migas Chelsky et Isabelle Pulby
"Sur les murs", poème de Bernard Giusti - Illustration de Migas Chelsky et Isabelle Pulby
"Sur les murs", poème de Bernard Giusti - Illustration de Migas Chelsky et Isabelle Pulby
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"Une histoire calabraise", roman de Jackie Macri

Publié le 21 Octobre 2021 par Bernard Giusti dans Romans et littérature générale, Articles, bernardgiusti

"Une histoire calabraise", roman de Jackie Macri

Entre le récit et l’épopée individuelle, ce roman s’inscrit indubitablement dans la lignée de la «tradition méditerranéenne», avec une coloration qui n’est pas sans rappeler Jean Giono ou Marcel Pagnol, ou bien encore Yachar Kemal.

Dans un style fluide et efficace, Jackie Macri nous brosse une société des années 60, calabraise, paysanne et pauvre, société dans laquelle une jeune fille, Luisa, va chercher à s’émanciper du poids des traditions entretenues par la pression sociale avec, en sourdine, des pratiques mafieuses qui maintiennent des rapports féodaux (représentés dans le roman par la figure du Baron). Société aussi où l’exacerbation des sentiments est la règle commune. N’oublions pas que nous sommes en Calabre, dans l’Italie profonde : le roman s’ouvre sur un remue-ménage collectif provoqué par une peccadille, une  faute supposée de Luisa qui provoque l’effervescence et la réprobation de tout le village, dans une scène digne de la Commedia dell’arte.

Dans un premier temps, Luisa va se réfugier hors du village pour échapper à la vindicte de ses parents et du voisinage. Ce refuge, elle le trouvera auprès de deux proscrits, une mère et son fils, Silvio, mis tout comme Luisa au ban de la petite société. C’est dans la forêt, une nature en opposition à la culture, mais aussi lieu de maquis et de résistance, que la jeune fille va commencer à se reconstruire et à s’émanciper, notamment grâce à son inclination pour Silvio (qui représente la nature libre, tant par le loup qui l’accompagne que par l’étymologie même de son prénom).

Mais ce roman met aussi en scène le déchirement de ceux, nombreux dans cette Italie, qui ont dû s’expatrier ou à tout le moins quitter leur région d’origine, tout à la fois par désir d’échapper au carcan de la tradition et par nécessité économique. Appel de la modernité et nostalgie du pays, désir de faire ses propres choix et nécessité de se plier à de nouvelles contraintes, c’est ce que Luisa éprouvera lorsqu’elle « s’expatriera » à Milan.

C’est avec brio et talent que Jackie Macri nous dépeint ce « parcours initiatique », dans un roman empreint de finesse et de sensibilité. A lire.

Bernard Giusti

Une histoire calabraise, Jackie Macri, 194 pages, Ed. du Jasmin, 2021

"Une histoire calabraise", roman de Jackie Macri
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"Grain de sable", poème de Bernard Giusti, illustration d'Appoline et Sophie Lepetit

Publié le 18 Octobre 2021 par Bernard Giusti dans Poésie, Peinture et dessins, bernardgiusti

"Grain de sable", poème de Bernard Giusti, illustration d'Appoline et Sophie Lepetit
"Grain de sable", poème de Bernard Giusti, illustration d'Appoline et Sophie Lepetit
Photomontage Appoline Lepetit, Amabies Sophies Lepetit

Photomontage Appoline Lepetit, Amabies Sophies Lepetit

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"Dérèglements" de Bernard Giusti - Illustration de Jacques Cauda

Publié le 9 Octobre 2021 par Bernard Giusti dans Poésie, Peinture et dessins, bernardgiusti

"Dérèglements" de Bernard Giusti - Illustration de Jacques Cauda
"Dérèglements" de Bernard Giusti - Illustration de Jacques Cauda
Jacques Cauda

Jacques Cauda

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