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  le blog de Bernard Giusti

Articles littéraires (romans, nouvelles, poésies, essais, sciences humaines) ) politiques et syndicaux

Affirmons nos valeurs !

Publié le 21 Mai 2020 par Bernard Giusti dans Articles politiques et syndicaux, bernardgiusti

Affirmons nos valeurs !

[En décembre 2010, alors que j'étais Secrétaire Général CGT de l'hôpital Saint-Vincent de Paul - aujourd'hui fermé - j'écrivais ce texte, à la suite des grandes manifestations contre la réforme des retraites. Je le publie à nouveau aujourd'hui car, à l'exception de ce que j'ai publié en bleu, il reste d'actualité. ]

 

Affirmons nos valeurs !

par Bernard Giusti

 

Après l’ampleur du mouvement populaire de ces derniers mois, après la mobilisation initiée autour du refus de la réforme des retraites, mobilisation qui s’est rapidement muée en contestation du modèle de société libéral et néo-libéral, c’est-à-dire capitaliste, un certain nombre de nos camarades se prennent à douter et se demandent s’il est encore possible de renverser le cours des choses, s’il est encore possible d’imposer la volonté populaire à une classe dirigeante qui ne répond jamais que par le mépris à la colère qui gronde.

Les doutes et interrogations de ces camarades sont malheureusement légitimes : rarement un pouvoir en place n’a été aussi méprisant face aux aspirations du peuple. Ils sont légitimes aussi parce qu’au fil de la mobilisation l’écart s’est encore creusé entre la base, ceux qui sont sur le terrain et qui triment, et leurs représentants élus. Nombre de nos camarades estiment aujourd’hui que les décisions prises dans les principaux états-majors politiques et syndicaux ont empêché ce vaste mouvement populaire d’aboutir. Et de fait, si la tactique consistant à organiser des grèves et manifestations par intermittence a permis de démontrer la force des organisations syndicales et des partis politiques, cette même tactique poursuivie obstinément à un moment où la mobilisation des citoyens, qui clamaient leur exaspération mais aussi leurs espoirs dans la rue et sur leurs lieux de travail, cette même tactique, parce qu’elle a été poursuivie alors qu’il aurait fallu en changer en décrétant le blocage du pays, s’est révélée contre-productive et a conduit la plupart des militants, et des citoyens en général, au découragement et à l’incertitude.

Certains dirigeants syndicaux ont choisi, ouvertement ou tacitement, la voie de la collaboration avec le capitalisme. Ils nous présentent certaines réformes, dont celle des retraites ou celle de la Santé, comme inéluctables. Il conviendrait donc en quelque sorte de négocier afin d’en limiter les dégâts. Pour notre part, nous nous souvenons de ces paroles d’Henri Krasucki : « Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire, est la base de l’unité, son motif le plus puissant. C’est pour la mener avec succès en rassemblant l’ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n’est pas une invention, c’est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu’elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l’exploitation et à l’écrasement. »

Nous ne devons pas baisser les bras, nous ne devons pas nous laisser bercer par les sirènes de la collaboration avec le capitalisme. Oui, la lutte est dure. Elle est aujourd’hui d’autant plus dure qu’après l’imposition des réformes libérales malgré l’opposition massive des citoyens, les tenants du pouvoir et leurs sbires sont plus que jamais agressifs et méprisants - nous le voyons tous les jours en tant que délégués syndicaux. Elle est d’autant plus dure que l’idéologie capitaliste est diffusée à longueur de médias, dont la très grande majorité sont aux ordres. Mais particulièrement en cette période si difficile, nous avons le devoir d’affirmer et de réaffirmer nos idéaux, de défendre et d’imposer nos valeurs, qui reposent sur la justice sociale, le partage et la solidarité, sur l’égalité et la fraternité, et donc sur la liberté.

Alors, camarades : affirmons nos valeurs !

 

Bernard Giusti

Secrétaire Général CGT de l’hôpital Saint-Vincent de Paul

6 décembre 2010

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Angela Davis : l'oppression capitaliste des Noirs

Publié le 20 Mai 2020 par Bernard Giusti dans Vidéos, Histoire, sciences humaines

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Tristes tropiques - Claude Lévi-Strauss

Publié le 8 Mai 2020 par Bernard Giusti dans Ma bibliothèque, Anthropologie

Tristes tropiques - Claude Lévi-Strauss

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Le talon de fer - Jack London

Publié le 1 Mai 2020 par Bernard Giusti dans Ma bibliothèque, Romans et littérature générale

Le talon de fer - Jack London

Le Talon de fer (The Iron Heel, 1908). Francis Lacassin le désignait comme un « classique de la révolte ». Dans ce récit d’anticipation publié juste avant Martin Eden, Jack London imagine la société future : révolte ouvrière, grève générale et… impitoyable répression.
Roman socialiste à thèse, récit d’amour (la narratrice Avis Everhard relate la geste de son compagnon Ernest Everhard, un double de Jack London), ce texte a été lu comme une préfiguration de la société capitaliste poussée à sa forme extrême : le fascisme.

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La dette et l’Union Européenne

Publié le 20 Avril 2020 par Bernard Giusti dans Articles politiques et syndicaux

La dette et l’Union Européenne

En ce temps de pandémie, largement exploitée et politisée par les gouvernements, 84% des Français déclarent vouloir demander des comptes au gouvernement Macron et à ses sbires après le confinement. Ce gouvernement comme d ‘autres, en Europe notamment, se prépare à un bras de fer avec la population et a d’ores et déjà préparé sa riposte contre le peuple, notamment en surarmant les forces de répression.

Mais on entend aussi une autre « musique » émanant du gouvernement et de ses maîtres du Medef et de la finance, à savoir l’endettement de la France, le désastre économique, etc.

On sait déjà que l’Allemagne et les pays du Nord de l’Union européenne ont refusé que la Banque Centrale Européenne (BCE) puisse directement venir en aide à notre économie, car cela ne servirait pas leurs intérêts nationaux.

Mais qu’en est-il exactement du rôle de cette BCE et de la « dette » de la France ?

Sans entrer dans des explications compliquées, voici en quelques phrases le mécanisme qui a présidé à « l’arnaque du siècle » sous couvert d’Union Européenne. Cela pourra paraître très simpliste à certains, mais c’est une façon simple de décrire comment les financiers (et donc le patronat) ont réussi à faire avaler la couleuvre aux peuples de l’UE.

 

  1. Dans un premier temps on instaure la création de la BCE, dont le capital de fond est assuré par chaque pays de l’UE : donc par nos impôts.
  2. Dans un second temps, on décrète que la BCE n’a pas le droit de prêter directement de l’argent aux Etats membres de l’UE.
  3. Or les Etats ont en permanence besoin d’emprunter. Ne pouvant emprunter directement à la BCE, ils empruntent aux banques privées.
  4.  Pour assurer les emprunts des Etats, les banques privées empruntent à la BCE.
  5. La BCE prête l’argent (notre argent) aux banques privées à des taux très bas, et les banques privées prêtent l’argent aux Etats avec des intérêts élevés. [Ces intérêts élevés sont calculés en fonction soi-disant de l’économie de chaque pays (souvenez-vous, les « agences de notations » attribuant des A et B, etc.)]
  6. Finalement, les Etats, comme la France par exemple, se retrouvent rapidement à rembourser non pas le principal de la dette, mais uniquement les intérêts élevés.
  7. Or, si l’on suit bien le mécanisme mis en place par l’UE, ce sont nos impôts (la BCE) qui ont financé les banques privées, et on se retrouve à devoir rembourser de l’argent que nous avons prêté !

 

Or, depuis des décennies, c’est en mettant en avant le prétexte de cette soi-disant dette que le Medef et les gouvernements successifs ont imposé des « mesures d’austérité » et de régression sociale pour le plus grand profit de la finance.

Aujourd’hui, ils s’appuient sur cette arnaque pour tenter de nous appauvrir et nous exploiter encore plus [travail gratuit (congés, RTT supprimés, allongement de la durée de travail), baisse du pouvoir d’achat et des salaires (augmentation des taxes et des impôts directs ou indirects, etc.)] et dans le même temps de mettre en place un système répressif fascisant [surveillance tous azimuts et restrictions des libertés individuelles et collectives] pour mieux s’assurer que les peuples ne remettront pas en cause la suprématie de la finance et du patronat.

 

Pour finir et éclairer un peu plus le sujet, je vous conseille vivement de regarder cette vidéo sur les mécanismes de la finance : https://www.youtube.com/watch?v=kgA2-bWXSN4&fbclid=IwAR0ZyfQVZw7wAqPFHODuPlXvtDMtix6rGhhEyqfHIp1Qla-zqTKiQfOJIpk

 

Bernard Giusti

Ancien co-SG de la CGT Cochin

 

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Extrait de l'Edito des Chemins de Traverse n°6 - décembre 1999

Publié le 12 Avril 2020 par Bernard Giusti dans Articles

Je ne puis résister à vous faire partager un extrait de l'Edito des Chemins de Traverse n°6 - décembre 1999 - en raison de son actualité. Il a été écrit à l'occasion du changement de siècle.

Bonne lecture !

Extrait de l'Edito des Chemins de Traverse n°6 - décembre 1999
Extrait de l'Edito des Chemins de Traverse n°6 - décembre 1999
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Le rouge et le noir - Stendhal

Publié le 2 Avril 2020 par Bernard Giusti dans Ma bibliothèque, Romans et littérature générale

Le rouge et le noir - Stendhal

Le titre original était tout simplement Julien, mais Stendhal l'a ensuite remplacé par un autre : Le Rouge et le Noir, qui paraît toujours un titre énigmatique, sur lequel Stendhal n'a jamais donné d'explication.

 

Il existe donc diverses interprétations.

 

La plus courante est que le rouge symbolise l'armée et le noir le clergé. Ainsi durant tout le roman, le protagoniste hésite entre l'armée et sa passion pour Napoléon, et le clergé, qui lui a permis d'effectuer ses études et a donc favorisé son ascension sociale. Selon le journaliste Émile Fargues, Stendhal a fourni cette explication à ses amis, justifiant que « le rouge signifie que, venu plus tôt, Julien, le héros du livre, eût été soldat ; mais à l'époque où il vécut, il fut forcé de prendre la soutane ». Mais certains rétorquent qu'en 1830, l'uniforme de l'armée française n'était pas rouge, mais bleu. Et de plus, le roman lui-même nous donne aussi des traces : c'est à la couleur blanche que Julien associe l'armée, il se souvient avoir vu dans son enfance « certain dragon du 6e, au long manteau blanc ».

 

À noter que la symbolique de l'Empire français s'inspirait de celle de l'Empire romain. On y trouve la couronne de laurier, l'aigle ou encore la couleur rouge. Ainsi, c'est peut-être directement Napoléon ou l'Empire que désigne le rouge.

 

Dans le roman, le noir est en effet principalement utilisé pour parler du "triste habit noir" de séminariste qu'est forcé de porter Julien et qui le sépare des nobles (qui le traitent très différemment lorsqu'il est en "habit bleu"). En revanche, le rouge fait référence au maquillage des femmes : "Une jeune fille de seize ans avait des couleurs charmantes, et elle mettait du rouge" — POLIDORI (en-tête du chapitre XIV), "En un mot, ce qui faisait de Julien un être supérieur fut précisément ce qui l'empêcha de goûter le bonheur qui se plaçait sous ses pas. C'est une jeune fille de seize ans, qui a des couleurs charmantes, et qui, pour aller au bal, a la folie de mettre du rouge." (chapitre XV), "Elle n'est point jolie, elle n'a point de rouge" — SAINTE-BEUVE (en-tête de la seconde partie).

 

D'autres font allusion à la roulette, la destinée comparée à un jeu de hasard : on peut tomber sur le rouge ou le noir ; certains pensent aussi aux couleurs de la guillotine, au rouge de la passion et au noir de la mort, à une tension entre Mars et Saturne.

 

Mais on doit noter que Stendhal a tendance à donner à ses romans des titres comportant des noms de couleurs, tels que Le Rouge et le Noir, Le Rose et le Vert, Lucien Leuwen (Le Rouge et le Blanc).

 

Dans le roman, à propos d'une soirée passée à Vergy où Julien baise à plusieurs reprises la main de Mme de Rênal en présence du mari, l'auteur écrit que le héros « ne pensait plus à sa noire ambition [...]. Pour la première fois de sa vie, il était entraîné par le pouvoir de la beauté. » (chapitre XI, Une soirée). Le titre du chapitre précédant rappelle aussi le contraste entre le rouge et le noir: Un grand cœur et une petite fortune (chapitre X). Ainsi, peut-on penser que le noir désigne les ambitions d'ascension sociale de Julien, au contraire du rouge qui, par déduction, symboliserait ses amours.

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Un nouveau concept de gouvernement : le « gouvernement-kleenex ». 

Publié le 5 Mars 2020 par Bernard Giusti dans Articles politiques et syndicaux

Un nouveau concept de gouvernement : le « gouvernement-kleenex ». 

Bernard Giusti

Résumé de l’édito de l’Anti-Casse n°16 de novembre 2017

 

Le Président des riches, Emmanuel Macron, a été élu avec le nombre de voix le plus bas de toute l’histoire de la République. Bien qu’il soit ultra-minoritaire dans le pays, le système de la Ve République lui permet de gouverner comme s’il était réellement majoritaire, en méprisant l’opinion de la majorité des Français. C’est que pour Macron et ceux qui l’ont fait élire, notamment le fameux Groupe Bilderberg (1), il ne s’agissait pas de promouvoir un gouvernement qui dure, mais seulement un homme de main chargé de faire la basse besogne au profit des grands patrons et de la finance. 

 

Depuis Sarkozy, ces décideurs internationaux (car « la bourgeoisie n’a pas de patrie ») ont inventé un nouveau concept de gouvernement que je pourrais appeler « gouvernement-kleenex »

Ils ne cherchent plus à installer des présidents et des gouvernements dans la durée, mais simplement à faire élire des hommes de paille qui puissent s’attaquer à notre peuple pour le dépouiller le plus rapidement possible. Une fois que le premier a fait « son travail » pour déposséder un peu plus les plus pauvres au profit des plus riches, une fois donc qu’il s’est discrédité devant les Français, les grands patrons et les financiers en sponsorisent un autre, et ainsi de suite, le suivant poursuivant la politique du précédent. Il s’agit bel et bien pour eux de mettre en place des « gouvernements-kleenex », ou gouvernements à usage unique… Sarkozy, Hollande, Macron… Qui sera le prochain ? »

 

Pour la bourgeoisie, l’intérêt de cette stratégie est qu’il n’est plus nécessaire de se préoccuper de l’opinion publique, puisque le président en place est destiné à être remplacé et non pas à être réélu. Et c’est bien ce que l’on peut constater : peu importent les sondages ou que des millions de personnes protestent et manifestent, il n’est plus désormais nécessaire pour un gouvernement de négocier ou de faire des concessions. 

Dès lors les stratégies politiques et syndicales doivent s’adapter à cette stratégie patronale  de gouvernement à usage unique.

 

Jacques Attali, l’ultralibéral bien connu, bien introduit précisément dans le milieu des voyous de la politique, du patronat et de la finance, annonçait dès 2014 l’élection de Macron en 2017(2), alors que ce dernier était encore quasi inconnu de la grande majorité des Français. Et dans la foulée celle « d’une jeune femme, ce sera une surprise » en 2022 (3)… Et en effet, en un an à peu près, les grands patrons (notamment bien sûr ceux des médias) ont sponsorisé et vendu Macron aux Français comme on vend une marque de lessive. On voit en tout cas à quel point ceux qui ont toutes les cartes en main pour manipuler l’opinion publique méprisent les Français et la démocratie ! En attendant, Macron, le « président-kleenex », se hâte de remplir sa tâche en s’attaquant toujours plus à la protection sociale des travailleurs (Code du travail, Sécu, Retraites, Chômage, etc.), et en s’attaquant aussi aux institutions républicaines encore susceptibles de défendre les citoyens contre la rapacité du grand patronat et de la finance. 

Ses prises de position sur l’avenir de la France au sein de l’Europe sont très claires : dissoudre la France dans une Europe fédérale dirigée par les grands patrons et les financiers. C’est-à-dire achever de jeter nos institutions républicaines à la poubelle, au profit d’instances européennes qui ne répondent pas de leurs actes et obéissent aveuglément au grand patronat.

 

 

  1. (1)            Le groupe Bilderberg, aussi appelé conférence de Bilderbergou club Bilderberg, est un rassemblement d'environ 130 membres, essentiellement américains et européens, et dont la plupart sont des personnalités de la diplomatie, des affaires, de la politique et des médias. Il comprend notamment les patrons de presse, propriétaires des chaînes de télévision, qui se sont lancés dans une véritable campagne publicitaire pour faire élire Macron.
  2. (2)            (1)http://www.nouvelordremondial.cc/2017/05/10/jacques-attali-a-predit-lelection-de-macron-2017-celle-dune-inconnue-2022-aout-2014video/ 
  3. (3)            Marion Maréchal-Le Pen, actuellement mise en réserve en attendant que les dissensions internes au FN soient réglées ?
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La langue cherokee, extrait d’un documentaire de Voices of North Carolina.

Publié le 4 Février 2020 par Bernard Giusti dans Anthropologie, Linguistique

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Métamorphose - Marie-Agnès Roch

Publié le 3 Février 2020 par Bernard Giusti dans Préfaces et présentations, bernardgiusti, Ma bibliothèque, Poésie

Métamorphose - Marie-Agnès Roch

Métamorphose
Recueil de poésie de Marie-Agnès Roch


Préface de Bernard Giusti
Illustration de couverture de Noël Roch
Maquette de Christine Kalanquin

 

Préface :

Métamorphose est un recueil de la simplicité. Mais ce serait une erreur de croire que la poésie de Marie-Agnès Roch est une poésie de l’immédiat, car à l’instar de Jean Follain, la simplicité de la poétesse, a les accents de l’universel. L’instant y est toujours révélateur de la durée, et le temps qui passe laisse affleurer la dynamique des êtres. […] Pour Marie-Agnès Roch , l’essentiel est dans le silence qui sépare les mots et réunit les êtres, dans ce silence transfiguré où la poésie prend sa source, dans le silence des rêves où s’orchestre la grande symphonie de la vie. […] Il suffit de lire les premiers vers de Métamorphose pour être entraîné par la musique et la beauté des mots, et pour entrer dans l’univers de Marie-Agnès Roch.


Alors commence le voyage vers l’ailleurs


Il ne faut pas grand-chose pour s’en aller ailleurs

Un peu d’herbe du pré

L’oreiller de mes songes

Et un morceau de toi…


Alors commence la découverte de

 

Ce monde fait d’ailleurs

Et de chemins de verre

Où les chats ont parfois

Le dos couvert d’étoiles…


Alors commence le voyage du poète dont

 

Les pas sur les trottoirs

Des villes endormies

Dessinent des légendes

Pour les passants de l’aube…


Alors seulement le temps viendra à se suspendre dans l’espace d’un recueil.


Bernard Giusti

 

Métamorphose - Marie-Agnès Roch - Editions L'Ours Blanc

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