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  le blog de Bernard Giusti
Articles récents

Bienvenue sur mon blog !

22 Octobre 2021 , Rédigé par Bernard Giusti Publié dans #bernardgiusti

 

Bien que ce blog ait été créé il y a déjà plusieurs années, je n'ai jamais eu beaucoup de temps pour le garder à jour.

Je m'y suis attelé, et je l'étoffe petit à petit, à la fois avec des publications anciennes et avec de nouvelles publications dues notamment à des rencontres heureuses au fil des jours.

Le Blog va donc se développer peu à peu.

Merci de votre visite, et surtout, n'hésitez pas : abonnez-vous !

Bernard Giusti

 

Présentation :

http://bernardgiusti.over-blog.com/preview/3fb19c5491417151a2d8b93752d889ea5b226d3f

 

Sur Facebook retrouvez aussi la page "Les vidéos de Bernard Giusti"

https://www.facebook.com/Vid%C3%A9os-de-Bernard-Giusti-118187026724780/?ref=page_internal

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"Une histoire calabraise", roman de Jackie Macri

21 Octobre 2021 , Rédigé par Bernard Giusti Publié dans #Romans et littérature générale, #Articles, #bernardgiusti

"Une histoire calabraise", roman de Jackie Macri

Entre le récit et l’épopée individuelle, ce roman s’inscrit indubitablement dans la lignée de la «tradition méditerranéenne», avec une coloration qui n’est pas sans rappeler Jean Giono ou Marcel Pagnol, ou bien encore Yachar Kemal.

Dans un style fluide et efficace, Jackie Macri nous brosse une société des années 60, calabraise, paysanne et pauvre, société dans laquelle une jeune fille, Luisa, va chercher à s’émanciper du poids des traditions entretenues par la pression sociale avec, en sourdine, des pratiques mafieuses qui maintiennent des rapports féodaux (représentés dans le roman par la figure du Baron). Société aussi où l’exacerbation des sentiments est la règle commune. N’oublions pas que nous sommes en Calabre, dans l’Italie profonde : le roman s’ouvre sur un remue-ménage collectif provoqué par une peccadille, une  faute supposée de Luisa qui provoque l’effervescence et la réprobation de tout le village, dans une scène digne de la Commedia dell’arte.

Dans un premier temps, Luisa va se réfugier hors du village pour échapper à la vindicte de ses parents et du voisinage. Ce refuge, elle le trouvera auprès de deux proscrits, une mère et son fils, Silvio, mis tout comme Luisa au ban de la petite société. C’est dans la forêt, une nature en opposition à la culture, mais aussi lieu de maquis et de résistance, que la jeune fille va commencer à se reconstruire et à s’émanciper, notamment grâce à son inclination pour Silvio (qui représente la nature libre, tant par le loup qui l’accompagne que par l’étymologie même de son prénom).

Mais ce roman met aussi en scène le déchirement de ceux, nombreux dans cette Italie, qui ont dû s’expatrier ou à tout le moins quitter leur région d’origine, tout à la fois par désir d’échapper au carcan de la tradition et par nécessité économique. Appel de la modernité et nostalgie du pays, désir de faire ses propres choix et nécessité de se plier à de nouvelles contraintes, c’est ce que Luisa éprouvera lorsqu’elle « s’expatriera » à Milan.

C’est avec brio et talent que Jackie Macri nous dépeint ce « parcours initiatique », dans un roman empreint de finesse et de sensibilité. A lire.

Bernard Giusti

Une histoire calabraise, Jackie Macri, 194 pages, Ed. du Jasmin, 2021

"Une histoire calabraise", roman de Jackie Macri
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"Grain de sable", poème de Bernard Giusti, illustration d'Appoline et Sophie Lepetit

18 Octobre 2021 , Rédigé par Bernard Giusti Publié dans #Poésie, #Peinture et dessins, #bernardgiusti

"Grain de sable", poème de Bernard Giusti, illustration d'Appoline et Sophie Lepetit
"Grain de sable", poème de Bernard Giusti, illustration d'Appoline et Sophie Lepetit
Photomontage Appoline Lepetit, Amabies Sophies Lepetit

Photomontage Appoline Lepetit, Amabies Sophies Lepetit

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"Dérèglements" de Bernard Giusti - Illustration de Jacques Cauda

9 Octobre 2021 , Rédigé par Bernard Giusti Publié dans #Poésie, #Peinture et dessins, #bernardgiusti

"Dérèglements" de Bernard Giusti - Illustration de Jacques Cauda
"Dérèglements" de Bernard Giusti - Illustration de Jacques Cauda
Jacques Cauda

Jacques Cauda

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Mouna

6 Octobre 2021 , Rédigé par Bernard Giusti Publié dans #Sur la route...

Mouna

Je l'ai rencontré jadis à plusieurs reprises au hasard des rues de Paris, la dernière fois rue Mouffetard. Toujours avec son vélo chargé et décoré.

1er octobre 1911 : naissance d'André Dupont, dit « Aguigui Mouna », qui fut militant anarchiste français mais également pacifiste et écologiste. Sans domicile fixe, il parcourra les rues de Paris, haranguant la foule, dormant chez l'habitant et parfois dehors. Il est considéré comme le dernier amuseur public de Paris.

Issu d'une famille pauvre, il devint orphelin de père et de mère à neuf ans puis devint garçon de ferme chez sa tante, dormant à l'étable. Il multiplia ensuite les petits boulots, vivant dans la précarité et se retrouva sans emploi après avoir été exclu de la marine. En 1939 il fut engagé dans l'armée pour la Seconde Guerre mondiale, expérience qui forgea son pacifisme et son antimilitarisme. Après la guerre il s'installa à Nice où il tenait une pension de famille tout en s'engageant au PCF, mais il n'y resta pas longtemps car il acceptait mal la discipline d'un parti.

Sa rencontre avec un peintre argentin marginal en 1951 changea sa vie : celui-ci le convainc de dénoncer l'absurdité du monde et du système capitaliste avec des méthodes excentriques (slogans humoristiques, déguisement...). Il fonda un club, sensé apporté la joie et la gaieté tout en dénonçant le système (pour l'anecdote c'est Albert Einstein qui en fut le président d'honneur, Aguigui ayant beaucoup aimé la photo du physicien tirant la langue). Il eut de nombreux engagements dans sa vie : contre la guerre d'Algérie, contre le nucléaire, contre le travail des enfants et participa à mai 68. Il se présenta également aux élections législatives en 1988 et en 1993 contre Jean Tibéri (proche de Jacques Chirac) en utilisant ses méthodes excentriques lors de sa campagne (il obtint 3% puis 1,8%).

(sur la page Facebook Histoire d'apprendre)

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La Bataille du charbon 1944-1948

6 Octobre 2021 , Rédigé par Bernard Giusti Publié dans #Histoire

La Bataille du charbon 1944-1948

La Bataille du charbon 1944-1948 - Documentaire Histoire - MG

Un film de Frédéric Brunnquell

https://www.youtube.com/watch?v=AtA3QvHwlLY

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"Gracias a la vida", Violetta Para

26 Septembre 2021 , Rédigé par Bernard Giusti Publié dans #Poésie, #Chansons

"Gracias a la vida", Violetta Para

https://www.youtube.com/watch?v=w67-hlaUSIs

Gracias a la vida

Merci à la vie

Que me ha dado tanto

Qui m'a tant donné

Me dio dos luceros

Elle m'a donné deux étoiles

Que cuando los abro

Qui quand je les ouvre

Perfecto distingo

Distinguent parfaitement

Lo negro del blanco

Le noir du blanc

Y en el alto cielo su fondo estrellado

Et dans le ciel haut son fond étoilé

Y en las multitudes

Et dans les multitudes

El hombre que yo amo.

L'homme que j'aime

 

Gracias a la vida

Merci à la vie

Que me ha dado tanto

Qui m'a tant donné

Me ha dado el oído

Elle m'a donné l'ouïe

Que en todo su ancho

Que dans toute sa grandeur

Graba noche y día

Qui enregistre nuit et jour

Grillos y canarios

Criquets et canaris

Martillos, turbinas, ladridos, chubascos

Marteaux, turbines, écorces, averses

Y la voz tan tierna de mi bien amado.

Et la voix si douce de mon bien-aimé

 

Gracias a la vida

Merci à la vie

Que me ha dado tanto

Qui m'a tant donné

Me ha dado el sonido

Elle m'a donné le son

Y el abecedario

Et l'alphabet

Con él las palabras

Avec lui les mots

Que pienso y declaro

Que je pense et déclare

"madre, amigo, hermano"

''mère, ami, frère''

Y luz alumbrando la ruta del alma del que estoy amando

La lumière illuminant la route de l'âme de celui que j'aime

 

Gracias a la vida

Merci à la vie

Que me ha dado tanto

Qui m'a tant donné

Me ha dado la marcha

Elle m'a donné la marche

De mis pies cansados

De mes pieds fatigué

Con ellos anduve

Avec eux j'ai marché

Ciudades y charcos

Villes et flaques d'eau

Playas y desiertos, montañas y llanos

Plages et desert, montagnes et lac

Y la casa tuya, tu calle y tu patio.

Et ta maison, ta rue et ta cour

 

Gracias a la vida

Merci à la vie

Que ma ha dado tanto

Qui m'a tant donné

Me dio el corazón

Elle m'a donné le cœur

Que agita su marco

Qui agite son cadre

Cuando miro el fruto

Quand je regarde le fruit

Del cerebro humano

Du cerveau humain

Cuando miro el bueno tan lejos del malo

Quand je regarde le bien si loin du mal

Cuando miro el fondo de tus ojos claros.

Quand je regarde le fond de tes yeux clairs

 

Gracia a la vida

Merci à la vie

Que me ha dado tanto

Qui m'a tant donné

Me ha dado las risas

Elle m'a donné les rires

Y me ha dado el llanto

Et m'a donné les pleurs

Así yo distingo

Ainsi je distingue

Dicha de quebranto

[Telles des blessures]

Los dos materiales que forman mi canto

Les deux [matières] qui forment mon chant

El canto de todos que es el mismo canto

Le chant de tous qui est le même chant

El canto de todos que es mi propio canto

Le chant de tous qui est mon propre chant

¡Gracias a la vida !

¡Merci à la vie !

 

Traduction de Mercedes Sosa, à l’exception des mots entre les deux crochets ([…]) dans la dernière strophe, que j’ai retraduis pour une meilleure compréhension du texte (B.G.)

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"Les hommes de la danse", Michel Huet - Keita Fodeba

25 Septembre 2021 , Rédigé par Bernard Giusti Publié dans #Anthropologie, #Chansons, #Ma bibliothèque, #Photos, #Vidéos, #sciences humaines, #bernardgiusti

"Les hommes de la danse",  Michel Huet - Keita Fodeba

Préface de Keita Fodeba suivie des très belles photographies de Michel Huet. ‎

L'une de ces photographies m'a inspiré le vitrail que j'avais composé pour la couverture de mon recueil, "Les ailes" (éd. de L'Ours Blanc).

"Les hommes de la danse",  Michel Huet - Keita Fodeba

En dehors de leur qualité esthétique, les photographies de Michel Huet constituent un remarquable témoignage anthropologique.

Keita Fodeba, est un poète, écrivain, homme politique, dramaturge, compositeur et chorégraphe guinéen (1921-1969).

« Né à Siguiri le 19 janvier 1921, il crée en 1948 un orchestre nommé Sud Jazz. Il suit des études de droit à Paris, puis retourne en Guinée où il fonde les Ballets africains en 1950. Simultanément, il publie un recueil de Poèmes africains (1950) et un roman intitulé Le Maître d’école (1952).

Engagé politiquement, il rejoint Sékou Touré en 1956. En 1961, il est nommé ministre de la Défense nationale et de la Sécurité, chargé de découvrir et de réprimer les complots (véritables ou supposés) dont Sékou Touré pourrait être victime.

En 1969, accusé lui-même de complot, Keita Fodeba est arrêté et incarcéré au camp Boiro, qu'il aurait lui-même contribué à créer. Soumis à la « diète noire » (privation d’eau et de nourriture), il est fusillé le 27 mai 1969. » (source : Wikipédia)

 

C’est surtout par les « Ballets de Keita Fodeba » qu’il se fera connaître. En créant les Ballets africains, il ouvre la culture africaine sur le monde. Ses enregistrements musicaux, issus de toutes les contrées d’Afrique, constituent elles aussi un témoignage anthropologique musical incontournable. Par la suite, de nombreux musiciens et chanteurs africains s’en inspireront. (BG)

« Née avec la lutte des peuples africains pour l’affirmation de leur identité culturelle à la veille des indépendances, Les Ballets Africains de Keïta Fodéba s’illustrent dès le début comme porte-parole de la culture et de l’art africains à travers le monde en présentant son premier spectacle au Théâtre de l’Etoile des Champs-Elysées à Paris, en France, en novembre 1952. De 1948 à 1958, Les Ballets Africains de Keïta Fodéba participent largement à la diffusion de la culture africaine en parcourant l’Afrique et l’Europe de l’Ouest et de l’Est (URSS). Avec l’indépendance de la République de Guinée le 2 octobre 1958, Keïta Fodéba rentre au pays et met la troupe à la disposition de la jeune République, sous le nom de Les Ballets Africains de la République de Guinée. Institution culturelle sous tutelle du Ministère de la Culture, avec un statut de compagnie nationale de danse, de musique, de chorégraphie et de théâtre, Les Ballets Africains de Guinée ont accueilli des artistes de talent, dont l’époustouflant vocaliste Kouyaté Sory Kandia surnommé “la voix d’or du Mandé”, le virtuose de la guitare Kanté Manfila et le joueur de kora Bakary Sissoko, etc. Ils sont la toute première troupe de ce genre et offrent au monde entier l’expression traditionnelle des valeurs culturelles, morales et intellectuelles de la société africaine…

Le grand mérite de Keïta Fodéba, co-auteur de l’hymne national de la Guinée avec Jacques Cellier et initiateur de l’orchestre féminin Les Amazones, a été de former une troupe homogène composée d’artistes venant de toutes les contrées africaines et capables de donner un spectacle authentique africain. Soucieux de montrer au monde entier les vraies valeurs du continent, Les Ballets Africains vont alors exploiter et faire revivre l’immense et riche héritage du patrimoine culturel et artistique lié à l’histoire des civilisations africaines, et s’afficher comme l’une des meilleures troupes internationales. Ils seront la première troupe à se produire sur le podium de l’ONU à New York, aux Etats Unis, à l’occasion de la célébration de l’“Année Internationale des Droits de l’Homme” en 1968. » (source : Afrisson.com)

 

'' N´balia '' ( Folklore Soussou )

https://www.youtube.com/watch?v=isj9YSM1n0M

 

 

« Le Maitre d’Ecole » (1952), texte de Keita Fodeba

https://www.youtube.com/watch?v=NUgjxWAyXEQ

 

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"Aube grise", poème de Bernard Giusti, illustration François Lebert

21 Septembre 2021 , Rédigé par Bernard Giusti Publié dans #Poésie, #Peinture et dessins, #bernardgiusti, #Traductions

"Aube grise", poème de Bernard Giusti, illustration François Lebert
"Aube grise", poème de Bernard Giusti, illustration François Lebert
Dessin de François Lebert

Dessin de François Lebert

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