Vendredi 8 mai 2009


"Logoun se réveilla tôt. L’unique et longue pièce rectangulaire était encore plongée dans l’obscurité. La lueur de la lune qui filtrait à chaque extrémité, là où des panneaux de branches entrelacées faisaient office de portes, lui permit de distinguer les formes vagues de sa famille allongées sur des châlits disposés le long des murs de chaque côté de l’allée centrale. Chacun dormait seul, selon la règle. Seules les femmes gardaient auprès d’elles les derniers nés jusqu’à l’âge de deux ans. Mais peu parvenaient à cet âge. [...]"





Le rêve minéral, nouvelle, in revue CCAS-Infos n°300, Paris, avril 2009

Par Bernard Giusti - Publié dans : Nouvelles
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Vendredi 8 mai 2009



Le livre de chevet / El libro de cabeccera
, poème, in revue annuelle bilingue franco-espagnole Arcoiris n°27, France-Amérique latine, Toulon, décembre 2008


51 auteurs contemporains, francophones, hispanophones, mapudungun, guarani, quechua, aymara.

348 pages, 20 euros

Par Bernard Giusti - Publié dans : Poésie
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Vendredi 16 janvier 2009
Mercredi 14 janvier 2009

 

Vous avez été très nombreux à soutenir le Comité de Sauvegarde de Saint-Vincent-de-Paul. Ce Comité est resté inactif pendant une longue période. Pourtant, l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul existe toujours bel et bien.

L’actualité récente a mis de façon malheureuse cet établissement au devant de la scène médiatique. Elle a surtout mis en évidence ce que nous redoutions depuis longtemps, à savoir la mise en danger de la vie des patients par des réformes uniquement motivées par l’appât du gain, des réformes visant à faire de la Santé publique un vaste marché privé, et de la santé en général une marchandise comme une autre. Il est significatif à cet égard que d’ores et déjà on ne parle plus au sein de la Santé de « patients » mais de « clients »… Quoi qu’en dise notre ministre de la Santé, le drame qui a eu lieu à Saint-Vincent-de-paul est bel et bien dû à un manque de personnel devenu chronique, effet direct des réformes mises en place.

L’hôpital Saint-Vincent-de-Paul, vous le savez, établissement non déficitaire et de renommée internationale, a purement et simplement été sacrifié sur l’autel du libéralisme sauvage. A l’heure actuelle, malgré les affirmations de Mme Bachelot et les assurances des dirigeants de l ‘Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, on continue à réduire le personnel et à supprimer la logistique de cet hôpital, en accentuant encore les risques « d’erreurs humaines » (sic) et la mise en danger de la vie des patients. Le personnel en arrive à se demander si les « décideurs » savent qu’il y a encore des patients dans l’hôpital…

Les personnels de la Santé dans son ensemble, celui de l’AP-HP en particulier, et au premier chef le personnel de l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul, ont été profondément affectés par le drame qui a conduit à la mort du petit Ilyes. D’autant plus que ce drame était prévisible et redouté depuis longtemps.

Après les déclarations officielles, l’ignominieuse mise en examen de l’infirmière impliquée, les intentions affichées par les véritables responsables du drame de poursuivre des « lampistes » (tour de passe-passe habituel) afin de se dédouaner eux-mêmes de toute responsabilité, et ne se résolvant pas à la disparition pure et simple d’un établissement dont l’utilité publique n’est plus à démontrer, le personnel de l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul a décidé de se constituer en Comité de Lutte et de reprendre l’offensive.

Au-delà de l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul, il s’agit aussi de défendre l’hôpital public, et tous les services publics actuellement démantelés pour des raisons de profits privés.

 

Le Comité de Lutte de Saint-Vincent-de-Paul fait appel à toutes celles et tous ceux qui restent attachés aux valeurs fondamentales de la République et de l’humanisme, quels que soient leurs positions politiques ou leurs philosophies.

 

Nous vous demandons de nous rejoindre en vous inscrivant à la « Lettre d’information » de notre blog,
http://saintvincentdepaul.over-blog.com, par laquelle nous vous tiendrons informés de nos actions. Cette simple inscription constituera pour nous un précieux soutien, et nous vous en remercions par avance.

 

Pour le Comité de Lutte de l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul

Bernard Giusti

Monique Gauthier-Blanchet
Viviane Bourquardez
Christine Detrez

14-01-2009

Par Bernard Giusti - Publié dans : Articles
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Samedi 20 décembre 2008

Du temps que régnait le grand Pan

 

Tiré à 1700 exemplaires en 1958, ce petit ouvrage hors commerce publié par Gallimard nous offre 12 dessins de Pablo Picasso illustrés par des poèmes de Jean Tardieu.

 

Le thème choisi par Picasso est celui de la musique, de la danse et de la flûte, et les dessins trouvent leur équilibre entre le dépouillement et le foisonnement, nous renvoyant en ces temps mythiques de la Grèce ancienne où à certaines époques nous avons cru retrouver une harmonie perdue entre l’Homme policé et la nature sauvage, quand la vie et la mort participaient encore des jeux capricieux de dieux facétieux – “du temps que régnait le grand Pan” chantait Brassens.

Le “souffle de Pan” était le souffle vital qui traversait les êtres et les choses et les unissait dans une vaste harmonie que symbolisaient les sons issus de sa flûte. C’est ce que Picasso recrée à travers ses dessins, l’entrelac des lignes pures réunissant la danseuse, le musicien, le faune ou le taureau, etc., en une seule et même fête dédiée à la vie.

 

Les poèmes de Jean Tardieu, quoique toujours agré-ables à la lecture, restent malgré tout en deçà de la portée des dessins de Picasso, se limitant trop souvent à une description. Description poétique sans doute, mais description... Il est vrai que l’exercice était bien difficile...

 

Quoi qu’il en soit, si vous avez comme moi la chance de dénicher cet ouvrage chez un petit libraire, n’hésitez pas !

 

Bernard Giusti

 

Jean Tardieu, L’espace et la flûte, variations sur douze dessins de Picasso, Gallimard, 1958, hors commerce.

In Chemins de Traverse n°31, revue de L’Ours Blanc et de L’Homme Bleu, décembre 2008

Par Bernard Giusti - Publié dans : Critiques
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Dimanche 30 novembre 2008

 

Les Conférences et lectures de poésies au Sénat, salle Vaugirard, dans le cadre de l’ALFOM ont lieu tous les mois. Elles sont disponibles sur Cdrom au prix public de 25 €TTC (notamment l’entretien entre Claude Vigée et Camille Aubaude du 13 mars 2008). Elles sont annoncées sur les sites du Printemps des Poètes, de Communic’art : www.communic-art.com/  et de L’Ours Blanc : http://assocloursblanc.over-blog.com/ et dans les revues de poésie en ligne, Le Capital Des Mots http://le-capital-des-mots.over-blog.fr/ et Temporel : http://temporel.fr


 

Rendez-vous entre 15h et 15h30,

au 15ter rue de Vaugirard, 75006 PARIS

(pièce d’identité requise), M° Luxembourg.

Vendredi 12 décembre 2008 à 15h30

 

A l’invitation de Camille Aubaude

les poètes Marie-Agnès Roch et Bernard Giusti

présenteront leur livre de poèmes et peintures :

 Zingg, la terre et l’homme.

Préface de Christian Rome,

publié en 2008 aux éditions L’Homme Bleu.

Les peintures de Jules Emile Zingg (1882-1942), « chantre de la terre et du monde paysan », « d’un monde perdu », sont inscrites « dans la lignée d’un Breughel, d’un Corot, d’un Millet. » (Préface)

 

« Il y a tant à voir dans l’épaisseur du trait

Qui creuse son sillon tel un soc sur la toile »

 

(M.-A. Roch)

 

 

Association et éditions L'Ours Blanc : assocloursblanc@yahoo.fr ; http://assocloursblanc.over-blog.com/ 
 
Association et éditions L'Homme Bleu : hommebleu15000@yahoo.fr ; http://hommebleu.over-blog.com/

Par Bernard Giusti - Publié dans : Conférences, débats et colloques
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